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Vis à bois, vis à métaux

1°. — Les vis à bois sont légèrement coniques; la figure 95 exagère. Leur filet n'a pas besoin d'être très régulier, puisqu'elles se font à elles-mêmes leur logement. Elles ne sont filetées que sur environ la moitié de leur longueur. On suppose qu'elles sont utilisées à assembler à plat deux planches de même épaisseur. Dans la planche de dessus, on perce un trou dans lequel la vis doit entrer librement ; elle s'appuie sur le bord du trou par son collet. Pour le bois dur, on fraise le trou pour faire le logement du collet. Dans la planche de dessous, on perce un trou dont le diamètre est à" peu près la moitié de celui de la vis; dans ce trou la vis entre en filetant le bois. Les filets sont plus réguliers et plus résistants si l'on prend

Fig. 95.

flS ET RÈGLES GRADUÉES 113

soin de percer le trou, parce qu'on risque moins d'arracher les libres du bois. Les vis tiennent infiniment mieux dans le bois filtre en travers que dans le bois debout. Dans ce dernier cas, les lili'Is sont tout de suite usés pour peu qu'on enlevé et remette plusieurs fois la vis.

La fente de la tète doit être assez large et profonde; ses parois doivent être à angle vif avec la paroi supérieure pour que le tournevis n'échappe pas.

Certaines grosses vis à bois ont des tétes hexagonales; on les visse avec des clefs.

?*. — Vis a métaux.

Elles sont cylindriques. On les obtient généralement au tour à décolleter (S 72). Voici les opérations à 3 s t

effectuer successivement.

' On part d'un fil cylindrique d'acierdont le diamètre est égal à celui de la tête T. On enlève le métal sur une longueur A -j- V, de manière à diminuer le diamètre; la longueur A peut être maintenue plus large que V et sert alors d'épaulement. On creuse le filet sur le cylindre V, on détache la vis ainsi faite du reste du fil, en maintenant la longueur T pour la tête; on fend la tête de manière qu'il y ait place pour la lame du tournevis. Ces opérations ne sont pas sans un grand déchet de matière, tant à cause de l'amincissement du cylindre primitif pour réaliser le cylindre V, que dans le détachement de la vis.

Pour éviter ces déchets on s'efforce de remplacer le tour à décolleter par des machines opérant par étirage, refoulement et laminage.

On trouve dans le commerce des tiges liletces en acier fondu, d'un mètre de longueur et de différents diamètres. Elles sont vendues avec un nombre quelconque de boulons. Je reviendrai sur leur emploi pour construire d'intéressants appareils de manipulation. .îf*. — Emploi du tournevis.

Le tournevis est un instrument permettant de réaliser un roupie par rotation de la main; cette rotation est rendue possible par lu mobilité du radius autour du cubitus. On saisit le manche à poignée, on introduit la lame dans la fente de la vis, on exerce une action du dedans au dehors en passant par le dessus. On réalise un couple qui monte aisément a 20 kitogs centimètre.

Il résulte de la grandeur de cet effort que l'outil doit être très résistant. On le trempe, mais on le fait revenir au bleu; s'il n'est pas trempé, il se tord; s'il est trempé trop sec, il casse. 11 résulte

crsum

encore de la grandeur de l'effort que la lame tend à sortir de la fente, pour peu que les parois de la fente ne soient pas exactement d'aplomb ou que le profil de la lame soit arrondi : d'où la nécessité d'exercer sur le tournevis une pression normale d'autant plus grande que le couple doit être plus grand.

La figure 96 montre diverses formes usuelles des lames : la lame plate 1 a la forme dite mécanicien; le tournevis 2 est à lames interchangeables; le tournevis 3 est à lame renforcée.

Quand l'effort à exercer est énorme, on monte la lame du tournevis sur un vilebrequin (§ 76). C'est le meilleur moyen connu pour caser les vis dans leur logement.

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