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Une clef à la cheminée pour régler le tirage

Pour éviter les explosions il ne faut jamais laisser l'eau baisser en dessous des tubes supérieurs, ni même des parties les plus élevées de la bouilloire que les flammes peuvent atteindre. Lorsque cela se produit, il faut toujours jeter le feu en bas et laisser la bouilloire se refroidir avant d'y remettre de l’eau. Les statistiques montrent que les neuf-dixièmes des explosions arrivent par la non-cbservation de cette règle.

Il ne faut pas non plus marcher à une pression trop élevée qui fatigue la bouilloire. Si la bouilloire est éprouvée à 150 ibs par pouce carré, à froid, il ne faut jamais marcher à plus de 80 ibs ou 100 Ibs.

Le manomètre qui indique la pression doit la donner exactement et il faut le vérifier de temps à autre.

La soupape de sûreté doit fonctionner régulièrement. Si elle fuit de manière à ce qu’on soit obligé de la surcharger il faut la faire ajuster. Il faut s'assurer de temps à autre qu’elle n’est pas bloquée et qu’elle se lève bien à la pression à laquelle elle doit fonctionner.

Lorsque les tubes d’une bouilloire sont couverts intérieurement de suie ou de cendres, et lorsque la bouilloire est sale à l’intérieur, on est obligé de dépenser beaucoup plus de bois pour obtenir la même quantité de vapeur. Le nettoyage des tubes et de la bouilloire est donc une chose très importante. De plus les dépôts et incrustations à l’intérieur de la bouilloire sont souvent une cause d’explosion.

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Les tubes doivent être nettoyés aussi souvent qu’il est nécessaire pour les tenir constamment nets.

Pour débarrasser la bouilloire de ses dépôts il faut la souffler. Ne jamais

la souffler à une pression élevée, pour éviter la dislocation des tubes et les.

fuites qui résulteraient d’une variation subite de pression et par suite de

température à l’intérieur. 20 ou 30 1bs est une pression suffisante pour cette opération.

Quand l’eau donne beaucoup de vase, il faut souffler la bouilloire chaque jour, quelques instants immédiatement avant de commencer le travail et lorsqu’elle est en pression.

Lorsque les dépôts se collent aux parois de la bouilloire et forment des incrustations, il faut employer à l'intérieur des ingrédients qui transforment ces inscrustations en dépôts boueux dont on sé débarasse par le soufflage,

On peut conseiller pour cela les pommes de terre, On peut en employer une douzaine, par exemple, pour une bouilloire de 10 forces chaque fois qu’on la souffle. Ce qui donne souvent de bons résultats c’est la soude caustique ou la chaux. On peut employer 5 ou 6 onces de soude caustique ou 1! Ïb. de chaux chaque fois qu’on la souffle complètement.. On trouve aussi dans. le commerce des poudres spéciales que l’on choisit suivant la nature de l’eau employée. Ne pas se servir dans ce but d'huile de charbon ou d'ingrédients.

pouvant répandre de mauvaises odeurs dans la fabrique. Ne pas employer non plus d'huile à machines. + a

Une question que l’on pose souvent c’est celle de là manière de calculer la force d’une bouilloire. Ce calcul est assez compliqué si on veut le faire exactement, à cause des nombreuses données qui y entrent.

La force d’une bouilloire dépend nécessairement es out d'abord de la quantit. de bois brûlé à l'heure et par suite de la surface de grille et du tirage, et par conséquent de la hauteur et des dimensions de la cheminée. Plus la che-

minée sera haute et d’un grand diamètre, plus on pourra brûler de bois dans. une heure par pied carré de grille.

En pratique, on calcule la force d’une bouilloire d’après le nombre et le diamètre de ses tubes et d'après le diamètre et la longueur de la bouilloire elle-même. Cette manière de procéder n’est: pas régulière, on l’emploie parce qu’on suppose que la grille, la cheminée et le fout seront construits en

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rapport avée la bouilloire. Mais il n’en n’est pas moins vrai que si, pour une bouilloire calculée de 12 forces d’après le nombre et le diamètre de ses tubes, on employait une grille et une cheminée un peu plus faibles ou un peu fortes, la bouilloire aurait en réalité moins ou plus de 12 forces. Si la grille et la cheminée sont trop fortes pour la bouilloire, son rendement est mauvais. Comme les constructeurs fournissent en même temps que la bouilloire ellemême, la cheminée et la grille, il suffit d'indiquer ici la manière de calculer sa force par le nombre de ses tubes, son diamètre et sa longueur. La règle suivante n’est qu’approchée, maïs elle est suffisante pour la pratique :

On calcule 12 pieds carrés de surface de chauffe par force de cheval vapeur.

Pour trouver la surface de chauffe d’une bouilloire tubulaire horizontale, voici comme il faut procéder. Les mesures doivent être prises en pou, es :

1. Multiplier les deux tiers de la circonférence extérieure de la bouilloire par sa longueur. Pour prendre la circonférence extérieure, il suffit de l’enrouler d’une corde et de mesurer la longuëur de cette corde, ou bien on la calcule en mesurant son diamètre : ainsi une chaudière ayant 36 pouces de diamètre, aura une circonférence de 36” X 3,1416 — 113/; car pour trouver la circonférence d’un cercle il faut multiplier son diamètre par le nombre 31416. Supposons maintenant que la bouilloire ait une longueur de 6 pieds = 72”, en multipliant les 74 de 113 par 72, on obtient le nombre 5424.

2. Multiplier le nombre des tubes par leur diamètre puis par leur longueur commune et enfin par le nombre 0,2618. Supposons, par exemple, que cette chaudière ait 20 tubes de deux pouces, en faisant le calcul précédent on obtient 20 X 2 X 72 X 0,2618 = 754.

3. Prendre les deux tiers de la surface des plaques tubulaires. Pour trouver la surface d’un cercle il faut multiplier par le nombre 3.1416 la moitié du diamètre multipliée par elle même. Ici la moitié du diamètre est de 18 pouces, et 18 multiplié par lui-même donne 324 et les 24 de 324 sont 216.

4. Ajouter les trois nombres ainsi trouvés : en les ajoutant dans notre cas, il vient 5424 X 754 X 216 — 6394.

5. Prendre la double somme des sections de tous les tubes. Les tubes ayant 2 pouces de diamètre leur section est de 4,43 pouces carrés. Comme il

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6. Retrancher cette dernière somme de la précédente. Dans notre cas. il vient 6394 — 177 — 6217.

7. Diviser ce dernier nombre par 144 pouces pour obtenir la surface de chauffage en pieds carrés 6217 : 144 — 43. La bouilloire dont nous parlons aurait donc une surface de chauffage de 43 pieds carrés. Comme il faut 12 pieds carrés par cheval vapeur sa force serait donc de 43:12 = 3% forces.

Engin. —Lorsqu'on a à faire fonctionner un seul centrifuge gros modèle, il faut au moins un engin de 8 à 10 forces, pour deux centrifuges il faut un engin de 12à 15 forces. Quand les centrifuges sont à turbine, il faut un engin d’au moins 6 à 8 forces pour le malaxeur et la baratte.

Lorsqu'on aura à faire fonctionner des centrifuges avec l'engin, il faudra plutôt en choisir un fonctionnant à la vitesse du shaft intermédiaire qu’à une vitesse moindre. Il vaut mieux que l'engin ait une bonne vitesse parce qu'on est moins gêné pour le choix des poulies et on s’arrangera plus facilement pour qu’il n’y ait pas de glissement des courroies sur elles.

La régularité de la marche de l'engin est la chose la plus importante à surveiller. Lorsqu'on a une bouilloire suffisamment forte, cette régularité s'obtient par l'emploi d’un bon régulateur ou gouverneur. Le gouverneur doit toujours être en parfait ordre, bien réglé, et l'engin doit toujours fonctionner, la valve d'admission complètement ouverte. Jamais on ne doit régler

sa vitesse par cette valve ; c’est le gouverneur qui doit la maintenir en tout temps.

Il faut d'autant plus insister sur ce point que bien des écrémages sont défectueux et que les patrons subissent de grandes pertes à cause de cela. Les fabricants doivent donc mettre tous leurs soins à régler leur gouverneur, et

s’ils n’en sont pas capables, ils doivent le faire régler par un homnie compétent.

On ne peut ici recommander un système d’engin plutôt qu’un autre : il y en a des milliers de systèmes, cependant il faut appeller l'attention des intéressés sur le fait qu’il vaut mieux prendre un engin détendant fortement la vapeur, qu’un engin la détendant peu : outre l’économie de combustible que cela produit, on obtient une vitesse plus régulière malgré la variation de la pression de la vapeur à la bouilloire.

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La question du calcul de la force d’un engin est très compliquée et ne peut pas être développée ici. Cependant voici une formule qui permettra de se rendre compte approximativement de la force des engins employés dans les beurreries.

On multipliera le diamètre intérieur du cylindre par lui-même, puis par la pression en pouces carrés à la bouilloire, puis par le nombre de tours à la minute, puis par la longueur de la course du piston, et enfin par un nombre compris entre 0,0000034 et 0,0000037, suivant l'étendue de la détente.

Pour les engins de beurrerie, on peut prendre ce nombre en moyenne de 0,00000 36.

Par exemple, supposons un engin dont la course du piston soit de & pouces, le diamètre intérieur du cylindre de 6 pouces, le nombre de tours À la seconde de 200 et que la pression à la bouilloire soit de 80 1bs, la force de cet engin, dans ces conditions, sera d'environ 6 x 6 x 80 x 800 x 8 x 0,0000036 — 16% forces.

Cette formule n'est qu’approchée et ne peut s'employer que pour les engins du genre de ceux qui sont utilisés dans les beurreries st qui ont une détente de % à %4, ou, si l’on veut, une admission comprise entre o,5 et 0,66 de la course. Elle ne peut s’appliqueraux engins dont la détente est plus étendue qne cela.

Shaft.—Pour le calcul du diamètre du shaîft, il faut se baser sur les données de la pratique. Plus le shaft tourne vite plus on peut réduire son diamètre. En pratique, on admet dans les ateliers qu’un shaft de 13/’ peut transmettre la force de 8, 6 chevaux, à la vitesse de 200 tours, de 10,7 à 250 et de 12,9 à 300 tours. Un shaîft de 2” peut transmettre la force de 12,8 chevaux à 200 tours, de 16 à 250 et de 17.2 à 300. On suppose dans tous ces

; cas qu’il est supporté par des chaises (bearings) qui ne doivent pas être écartées de plus de 8’ et que les poulies se trouvent placées contre les chaises.

Pour les beurreries petit et grand modèles on peut conseiller pour le shaft une vitesse de pas plus de 200 tours, un diamètre de 134// et des chaises tous les 8 pieds au moins, les poulies étant placées autant que possible contre elles, D’ailleurs avec un shaft plus petit, les poulies tournent dessus. Si le shaft ne tourne pas assez vite, il faut employer sur lui, pour commander l’intermédiaire du centrifuge, une poulie d’un diamètre trop grand par rapport à celui de la petite poulie de cet intermédiaire ; il en résulte des glissements con-

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sidérables de la courroie, ce qui diminue la vitesse du centrifuge ; ou si l’on veut éviter ces glissements il faut tendre très fort la courroie ct alors elle s'use

très vite. D'un autr. côté, si ce shaft tourne trop vite, on peut difficilement commander la baratte, le malaxeur et les pompes sans un contre-shaft,

:. Calcul des poulies, —La poulie d'où part le mouvement est la poutie de commande ; celle qui reçoit le mouvement est la poulie commandée, Ainsi la poulie de l'engin est la poulie de commande, celle qui se trouve sur le shaft, en rapport avec elle, est la poulie commandée, La petite poulie de l'intermédiaire est par rapport au shaft une poulie commandée et la poulie du shaft qui lui transmet le mouvement est une poulie de commande, Pour trouver le diamètre d'une poulie commandée quant on connaît la vitesse qu'elle doit avoir, puis le diamètre et la vitesse de la poulie de commande, on divise la vitesse de la poulie de commande par celle de la poulie commandée et on

multiplie le quotient de cette division par le diamètre de la poulie de commande.

Ainsi, si la vitesse de la poulie de l'engin est de 180 tours à la minute, si celle du shaft doit être de 200 tours et si le diamètre de la poulie de l'engin est de 3 pieds, pour trouver le diamètre de la poulie du shaft on divisera 180 par 200 ce qui donnera 0,90 et ensuit on multipliera ce quotient par trois, ce qui donnera 2,70 pieds soit 2 pieds et 8 pouces et demi, on diminuera ensuite ce résultat de 7% pouce pour tenir compte des frottements. Il faudra donc prendre une poulie de 32/’ pour le diamètre.

Pour calculer le diamètre d’une poulie de commande, quand on connait sa vitesse, puis la vitesse et le diamètre de la poulie commandée, on divise la vitesse de la poulie commandée par celle de la poulie de commande et on mul.

tiplie le quotient de cette division par le diamètre de la poulie commandée. C'est l'inverse du calcul précédent.

Ainsi, supposons que le diamètre de la poulie de l'intermédiaire soit de cinq pouces et sa vitesse 915 tours et que la vitesse du shaft de commande soit de 200 tours, pour avoir le diamètre de la poulie de commande il faudra diviser 915 par 200 ; on obtient 4,578, et en multipliant ce quotient par le diamètre 5 de la petite poulie, on obtient 22,875 pouces pour le diamètre de la poulie de commande. On prendra dans ce cas, pour tenir compte des frottements, 74 pouce en plus au lieu de le prendre en moins. Le diamètre de la poulie de commande devra donc être de 2 374 pouces environ.

Ce calcul s'applique aux poulies qui commandent la baratte et le mala-

xeur, quand on connait la vitesse du shaft intermédiaire puis le diamètre et la vitesse des poulies de ces deux instruments. to

Centrifuges.—Quel centrifuge faut-il choisir ? Telle est la question que l’on se pose souvent. A cela on peut répondre que dans tous les systèmes de centrifuges, on en trouve de bons et de mauvais. Quant on achète un centrifuge il est toujours ben de le prendre à l'essai pendant quélque temps. Onspeut encore dire qu’un mauvais fabricant écrémera mal avec n'importe quel centrifuge.

On trouve maintenant dans le commerce de nombreux systèmes de centrifuges, dont les principaux sont l’Alpha, le Laval, la Tubulaire, l'Alexandra, le U. S. etc. Ci-contre le lecteur trouvera des gravures de l'Alpha (fig. 9 et 10), la Tubulaire (fig. 11), l'Alexandre (fig. 12).

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Fig. 9—Centrifuge ALPHA à pouvoir.

et la Quant on achète une de ces machines, le vendeur donne généralement tous les renseignements qui se rapportent À sa pose et à son fonctionnement. Cependant voici quelques observations qui s'appliquent à tous les centrifuges.

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Fig. 10.——ALPHA à turbine.

1. Il faut toujours les fixer sur un bâti en pierre, en briques ou en ciment. Si on les monte sur un plancher qui puisse vibrer un tant soit peu, Jes vibrations produiront de l’échauffement, ce qui les détériore rapidement.

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