CLASSES, PRÉAUX ET DÉPENDANCES
Les entrées doivent permettre l’accès facile aux classes; dans beaucoup d’écoles anciennes les enfants accédaient directement du dehors à celles-ci; généralement il n’en sera plus de même à l’avenir, surtout à cause de la nécessité d’établir des vestiaires qui devraient être
accompagnés de lavabos; il est vrai que, d’après l’article 46, ces lavabos doivent toujours être installés dans le préau couvert. L’un vaut l’autre. Les entrées pour les garçons ou pour les filles seront distinctes ; même dans les écoles à une classe mixte, cela vaudrait mieux.
Dans les écoles rurales, c’est le vestibule d’entrée qui servira le plus souvent de vestiaire; dans les autres écoles des vestiaires spéciaux, au moins un pour deux classes contiguës (art. 80), prendront leur entrée soit sur le vestibule, soit sur le couloir qui desserties classes. Nous signalons comme de véritables modèles les dispositions d’accès adoptées dans la plupart des écoles belges dont nous reproduisons les plans : chaque classe a son entrée directe et communique directement aussi avec les préaux.
Les couloirs dont nous venons de parler, parfois nécessaires, auront 2 mètres de largeur (art. 82), et recevront directement l’air et la lumière. Il convient d’étudier avec attention la disposition de ces couloirs.
En règle générale, il vaudrait mieux s’en passer en multipliant les entrées; c’est ce qui n’est pas toujours possible, notamment dans les villes. Un des côtés de la classe sera donc bordé par ce couloir qui, sur deux mètres de largeur, interceptera toujours le soleil pour la classe, quelque bien éclairé que soit lui-même ce couloir. Nous avons indiqué à plusieurs reprises quelle impor tance les hygiénistes attachent à l’insolation de la salle de classe ; il y aurait donc avantage à placer, toutes les fois que cela est possible, ce corridor du côté où le soleil vient le moins fréquemment, du côté qui se rapproche le plus du nord. Ce qui serait préférable à notre avis, ce serait d’adosser, lorsque'faire se pourra, le couloir à la face la moins longue de la classe, à celle qui ne reçoit pas les baies d’éclairage et d’aération.
Lorsque le couloir court le long d’une des faces d’éclairage, il est encore une précaution dont il faut soigneusement se préoccuper: l’aération se fait en ouvrant les fenêtres des deux faces opposées; elle serait insuffisante si l’on ne pouvait établir un véritable courant d’air; la classe s’aérant d’un côté sur le couloir, il faut donc que celui-ci, dont on ouvrira en môme temps les baies, soit très largement ajouré, et que ses baies soient en regard des baies de la classe. Le préau, en communication directe avec la classe, doit être installé dans des conditions analogues.
On peut consulter à cet égard les plans de la plupart des écoles parisiennes.
Le seul éclairage permis (art. 17 et suivants) est l’éclairage latéral; de toutes façons, ne fut-ce qu’à cause de l’aération nécessaire, des baies seront percées sur les deux faces ; elles s’avanceront assez loin en avant et en arrière pour que toutes les tables soient franchement éclairées, ce qui est indispensable.