III
Ce qui explique pourquoi on trouve le chiffre le moins élevé dans la quatrième expérience, et le chiffre le plus élevé dans la seconde.
Dans les classes que l’on construira dorénavant, avec un cube de 5 mètres par élève, la proportion serait moindre que dans la plupart de ces expériences, le volume d’air étant plus grand; elle serait de 0.0018 environ. Pour ne pas dépasser la proportion maxima de 0.001, il faudra toujours renouveler l’air au moins deux fois par heure, c’est-à-dire fournir 10 mètres cubes environ. Encore doit-on considérer ce chiffre comme un strict minimum, au-dessus duquel il convient de se tenir.
(1) M. Buisson, Rapport sur l’instruction primaire.
SALLES D’ASII
SALLES D’ASILE
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
La salle d’asile est destinée à recevoir les enfants en bas âge; la maîtresse est surtout chargée de leur inculquer des habitudes d’ordre, d’hygiène; l’enseignement n’y comprend que les premières notions élémentaires. Dans ces salles, plus encore que dans l'école, on doit veiller à ce que l’enfant trouve les conditions les plus salubres, l’espace, l’air, la lumière.
Que la salle d’asile soit isolée, qu’elle soit annexée à une école de filles ou de garçons, elle se compose toujours d’une salle d’exercices, d’un préau couvert, d’un préau découvert, qui sont les parties importantes de la construction. Nous allons les passer successivement en revue, rappeler les indications qui ont été successivement fournies par les hommes compétents ou par les règlements administratifs, tant pour leur emplacement, leur distribution, que pour les accessoires dont elles doivent être garnies.
Observations de M. Lequeux. — Dans un travail assez ancien de M. Lequeux (1), architecte, qui a construit un grand nombre de salles d asile, on trouve déjà d’excellentes recommandations dont les constructeurs modernes auront tout profit à tenir compte.
D’après M. Lequeux, l’entrée de la salle doit être au midi, les murs latéraux exposés à l’est et à l’ouest. Dans l’étude générale sur l’éclairage et l’orientation des salles de classes, nous avons analysé avec détails les motifs qui doivent déterminer l’orientation d’une salle destinée a recevoir des entants ; nous rappelons que les hygiénistes récemment consultés, lors do la rédaction du lièglement actuel, sont arrivés à des recommandations analogues à celles de M. Lequeux. Il importe en effet que h s salles puissent donner largement accès aux rayons du soleil ; si l’on tourne les murs percés de baies vers l’est ou 1 ouest, on aura toute facilité pour insoler les classes
(1) Revue générale de l'Architecture et des travaux publics 8' volume. ’
matin et soir ; de plus, le soleil pénétrant alternativement d’un coté, puis de l’autre, toutes les parties de la salle seront insolées à tour de rôle. Avec l’exposition nordsud, il y aurait toujours une région de la salle exposée à ne jamais voir les rayons du soleil.
La salle, dit encore M. Lequeux, doit être symétrique parce qu’elle est destinée à recevoir les enfants des deux sexes, qu’il convient de réunir en deux groupes séparés, d’importance à peu près égale.
Elle doit avoir une porte vitrée ouvrant directement sur le préau, garnie d’un tambour vitré, pour éviter les courants d’air. Il importe, en effet, pour que les mouvements des enfants se fassent promptement, avec ordre, sans encombrement, que le préau soit en communication immédiate avec la salle d’étude. La porte vitrée permet à la surveillante de voir les arrivants, et cette disposition facilite la surveillance; il est bon que cette porte, suffisamment large, soit à deux vantaux parce que les enfants entrent et sortent sur deux files, rangés par sexe.
Tout constructeur se demandera s’il doit placer le préau couvert latéralement à la classe ou bout à bout avec celle-ci. De préférence, on doit adopter cette dernière disposition qui facilite l’aération et l’insolation de la classe et du préau; lorsque ces deux salles sont accolées, on comprend que, pour chacune, il n’est possible de recevoir l’air et le soleil que d’un côté. Gomme il devient chaque jour plus évident que les précautions hygiéniques ont une importance prépondérante, on doit, autant que possible, éviter désormais l’accouplement latéral de la classe et du préau.
Les fenêtres sont disposées sur les deux faces est et ouest; l’appui de ces fenêtres doit être placé à l,n.20 audessus du sol, afin de n’ouvrir qu’à une certaine hauteur au-dessus de la tète des enfants; de plus, on a l’habitude d’accrocher les tableaux de lecture, ardoises ou autres objets dont se servent les enfants dans leur travail, au-dessus de leur tête, à portée de leurs mains, et au-dessous des baies.
SALLES D’ASILE
Le fond de la salle est garni de gradins; la hauteur de ces gradins est variable pour s’accommoder aux tailles différentes des enfants. Le gradin inférieur n’a que 0n,.13 de hauteur; en y ajoutant la hauteur de la planche qui forme le siège, c’est une hauteur totale de 0m.16. De gradin en gradin la hauteur augmente de un centimètre, jusqu’à 0m.25 pour le gradin supérieur. La largeur est de 0m.45. On ménage un chemin central et deux chemins latéraux pour donner facilement accès à toutes les places. La charpente de ces galeries en gradins est très simple, elle se compose habituellement de crémaillères, poteaux et contrefîches.
Lorsqu’on varie les exercices, on fait descendre les enfants sur les bancs placés latéralement, pour les exercices au porte-exemples, aux bouliers- compteurs, et autres appareils du même genre. Il est du reste très important de permettre à l’enfant de changer de place, d’attitude, de couper l’étude par quelques déplacements; son attention n’en est que plus soutenue.
Le nombre des places disponibles sur les bancs latéraux doit nécessairement être le même que sur les gradins. M. Lequeux estimait qu’il convient de placer quatre bancs de chaque côté. La hauteur de ces bancs, variable depuis les bancs les plus rapprochés de l’axe de la salle et qui sont destinés aux plus petits, jusqu’aux bancs placés près des murs et qui sont destinés aux grands, est habituellement la même que celle des gradins. Si ces bancs sont fermés en dessous, à la partie antérieure, on y trouve cet avantage que les enfants ne peuvent passer leurs jambes par-dessous, prendre des positions défectueuses; en tout cas faut-il éviter les bancs auxquels ils risqueraient d’accrocher leurs pieds. Le dernier banc étant adossé au mur, il importe que celui-ci soit lambrissé sur une hauteur suffisante, car il faut éviter le contact avec des parois froides et parfois humides.
Il est bon que l’on ménage un emplacement pour quelques lits de repos; l’enfant en bas âge est souvent pris de besoins irrésistibles de sommeil ; cet emplacement doit être facile à surveiller par la maîtresse chargée de la classe. Ces lits sont de simples hamacs en toile, disposés pour que la tète soit un peu plus élevée que les pieds; sur cette toile on ajuste deux ou trois paillasses qui doivent être toujours maintenues en parfait état de propreté.
Le préau couvert, où les enfants prennent leurs exercices, sera de préférence planchéié; l’important est d’éviter toute humidité, d’avoir un sol bien uni où les enfants ne puissent s’accrocher ni se blesser en tombant. Les mêmes précautions hygiéniques sont indispensables pour le préau comme pour la salle. Le préau est entouré de bancs; des portemanteaux y sont fixés aux parois, espacés de 25 en 25 centimètres.
Il est convenable que la salle d’asile renferme un parloir où l’institutrice puisse recevoir les parents ou les autorités.
Décret du 21 mars 1855. — La plupart de ces observations ont été recueillies dans les documents administratifs. Un des plus importants est le décret de mars 1855, applicable à tous nos départements.
D’après ce décret, les salles d’asile seront situées au rez-de-chaussée, planchéiées, éclairées, autant que possible, des deux côtés par des fenêtres fermées avec des châssis mobiles.
Les dimensions des salles d’exercices doivent être calculées de telle manière qu’il y ait au moins 2 mètres cubes d’air par chaque enfant admis. — Aujourd’hui ce volume paraîtrait insuffisant.
Il y a dans chaque salle plusieurs rangées de gradins, au nombre de cinq au moins, et de dix au plus; ces gradins doivent garnir toute l’extrémité de la salle. Il est réservé, au milieu et de chaque côté des gradins, un passage pour faciliter le classement et le mouvement des enfants.
Des bancs fixés au plancher sont placés dans le reste de la salle, avec un espace vide au milieu pour les évoludons.
A côté de la salle d’exercices existe un préau destiné aux repas et aux récréations ; des planches y sont disposées le long des murs, et des patères ou crochets sont fixés au-dessous, pour recevoir les paniers des enfants et les objets à leur usage. Chaque planche est divisée, par des raies, en autant de cases qu’il y a d’enfants; des numéros correspondants aux numéros des paniers sont peints en regard de chaque case.
La cour de récréation doit être spacieuse ; le sol en est battu et uni.
Programme du département de la Seine. — Un document plus récent, de 1871, est le programme rédigé par l’administration du département de la beine.
D’après ce programme, on s’assurera d’abord qu’il n’existe dans le voisinage aucun établissement insalubre ou bruyant.
La classe est à rez-de-chaussée, planchéiée; elle a quatre mètres de hauteur, la forme d’un rectangle dont la longueur est au plus double de la largeur. L’éclairage est pris sur les deux faces les plus longues. Les meilleures expositions sont l’est et l’ouest, ensuite le nord. Les baies monteront aussi haut et seront aussi nombreuses que possible, tout en laissant au bâtiment la solidité désirable. — Il importe beaucoup, en effet, d’ouvrir aussi largement que possible les surfaces destinées à l’aération et à l’insolation. Toutes ces prescriptions, d’accord avec celles que nous avons déjà résumées, sont excellentes.
Les croisées s’ouvriront en quatre parties, sur mon-
DISPOSITIONS GENERALES
tant fixe au milieu, ou en six parties avec deux montants fixes. La partie supérieure, imposte ouvrante, ne renfermera pas plus de quatre carreaux dans chaque vantail, deux de hauteur. Elles se fermeront au moyen de loqueteaux à ressort, et seront garnies de barreaux et de grillages devant les vitres, à l’extérieur, et de personnes ou de jalousies à l’intérieur. — Ce qu’il importe de réaliser, c’est que les parties mobiles des fenêtres s’ouvrent et se ferment facilement, sans chocs qui risquent de briser les vitres; il est utile également, par cela même qu’on s’oriente pour recevoir le soleil, d’avoir des persiennes ou jalousies pour s’en préserver à certaines heures, pendant les exercices. Des stores montant au lieu de descendre, sont aussi avantageux que les persiennes ou jalousies.
Les croisées prendront jour à lm.50 du parquet.
Une cloison, pleine depuis le parquet jusqu’à l'".50 de hauteur, et vitrée dans la partie supérieure, avec solides montants, devra exister entre la classe et le préau couvert, si ces deux salles sont contiguës, ce qui est désirable. Il y aura alors une porte de communication, pleine aussi jusqu’à 1™. 50, entre ces deux salles. — Le programme tient, comme on voit, à faciliter la surveillance du préau par l’institutrice occupée dans la classe; il ménage en même temps les réserves nécessaires pour que tout le pourtour de la salle, sur lm.50 de hauteur, soit lambrissé.
Les colonnes de fonte qui soutiennent les plafonds pourront, sans inconvénient, être placées en dehors de la cloison qui séparera la classe du préau. — Il s’agit ici des colonnes à placer dans la classe; on comprend cependant, malgré les facilités que donne cet article du programme, qu’il convient de choisir convenablement l'emplacement de ces colonnes de manière à ne pas gêner les exercices, à ne pas être un obstacle pour la surveillance de l’institutrice.
Chaque enfant occupera sur le sol, dans l’intérieur de la classe, 7 dixièmes de mètre carré (70 décimètres carrés), tout compris, gradins, bancs, passages entre les bancs, place des groupes et bureau de la maîtresse. Il y aura ainsi, dans la classe, environ 3 mètres cubes d’air par enfant. — Le nouveau Règlement pour les écoles, publié sous les auspices du ministère de l’instruction publique, n’a pas encore fixé la surface qu’il est nécessaire d’attribuer à chaque enfant; nous pouvons cependant en conclure, par analogie, que les chiffres du Programme de la Seine doivent être un peu augmentés. En effet, dans la seconde partie de ce programme, concernant spécialement les Ecoles, il est dit qu’on donneia 90 décimètres carres par éleve et un volume de 3 mètres cubes au minimum; or le Règlement actuel exige l,nq-25 en surface et 5 mètres cubes en volume. Il convient donc, d’une manière générale, d’augmenter
d’un quart environ les chiffres du Programme de la Seine; dans ces conditions, la surface qu’il faut attribuer à chaque enfant, dans les salles d’asile, ne serait plus de 70 décimètres carrés, mais au moins de 90 décimètres.
Passant de la classe au préau couvert, le Programme de la Seine dit que ce préau sera également à rez-dechaussée; il précédera la classe, aura même hauteur, même surface et sera également planchéié. — Il convient, en ce qui concerne la surface, de faire ici une observation analogue à celle de l’article précédent. Les constructeurs d’écoles doivent chercher, dans la mesure du possible, à agrandir la surface du préau. Dans les écoles, le Règlement actuel exige 2 mètres par élève, dans le préau, tandis qu’il ne demande que luiq.25 dans la classe. Le Programme de la Seine dit simplement que le préau des écoles aura, s’il est possible, une surface égale à celle des classes réunies. Le Règlement est donc encore sur ce point beaucoup plus large que le Programme. Dans les écoles rurales, on ne rencontrera généralement pas de trop grandes difficultés pour donner aux préaux des surfaces plus considérables qu’aux classes, comme il convient, puisqu’un enfant a besoin d’une plus grande place pour ses récréations que pendant l’étude. Il n’en est plus de même dans les établissements des villes; le terrain est rare et coûteux; on y superpose les classes en étages, surtout pour les écoles, le préau étant placé au rez de-chaussée. Ce préau ne peut donc avoir le plus souvent qu’une surface égale à celle d’un étage de classe. De là vient la parcimonie obligée du Programme de la Seine. Toutefois ces difficultés n’existent pas au même degré, même dans les villes, pour les salles d’asile qui ne comportent qu’un rez-de-chaussée, puisqu’on ne peut songer à faire monter des enfants en bas âge aux étages supérieurs; on peut donc donner au préau d’un asile une surface au moins égale à celle de la classe. Dans les salles d’asile établies à la campagne, les difficultés disparaissent complètement, et l’on fera bien de donner au préau une surface notablement supérieure à celle de la classe.
La disposition des fenêtres est la même que dans la classe.
On fera bien d’éviter autant qu’il sera possible d’encombrer le préau couvert de colonnes ou autres points d’appui; ces obstacles sont dangereux dans une salle destinée aux jeux des enfants. Lorsqu’on ne peut se passer de ces points d’appui, il faut les garantir en les accolant aux poêles, lavabos ou autres appareils de grand volume.
Le programme passe ensuite au préau découvert, qui sera double du premier, en surface, si cela est possible.
La terre en sera piquée, battue et sablée (sable de rivière) ; il sera planté d’arbres.
SALLES D’ASILE
On devra pouvoir se rendre du préau couvert dans le préau découvert sans passer par la classe.
Caisiaicts d'aisauccs. — Les cabinets d’aisances seront établis dans le préau découvert, avec un abri pour y arriver.
Us seront séparés, pour les deux sexes, par une cloison de 1"'.50 de hauteur.
Il y aura quatre cabinets pour 100 enfants, et des urinoirs du côté des garçons (deux pour 100).
Il y aura en outre un cabinet séparé pour les maîtresses, avec siège en bois et abattant.
Ces cabinets seront isolés et regarderont le nord.
Les portes des cabinets des enfants n’auront pas de loquet et retomberont seules sur elles-mêmes (1); 70 centimètres de hauteur, le bas à 10 centimètres du sol, 3 centimètres d’écartement entre la porte et l’huisserie, huisserie de hauteur ordinaire, pour le service.
La largeur des cabinets, à l’intérieur, sera de 00 centimètres, et la profondeur de 80.
Les sièues seront revêtus en bois, hauteur 20 centimètres, profondeur 33. L’ouverture aura 20 centimètres de diamètre (10 au fond), et sera placée à 6 centimètres du hord antérieur.
La dalle du sol sera inclinée vers le siège.
La cloison entre deux cabinets voisins aura J mètre de hauteur au-dessus du siège.
Les cabinets seront ventilés par derrière, sous les sièges, au moyen d’une petite ouverture communiquant avec une cheminée.
Les urinoirs seront formés par des cloisons en ardoise; hauteur 1 mètre, espacement 40 centimètres, saillie 30 centimètres.
a8e ©lâaïaœir.ege. — Ils seront fournis et posés par les soins de la Ville ; mais une prise d’air extérieure sera ménagée pour chaque salle, et une cheminée d’appel y sera établie aux endroits indiqués par l’architecte de la Ville.
ÜMjit de In Ville et gosittièrcs. — Des tuyaux seront posés pour amener les eaux de la Ville, de l’entrée de la maison jusqu’à une vasque en pierre, placée pour les recevoir dans le préau couvert. — Dimensions de la vasque : longueur totale l,n.50; à l’intérieur lm.20; largeur totale 0"'.60; à l’intérieur 0"'.35; profondeur 0m.25 , hauteur totale 0m.45.
L’eau s’écoulera de cette vasque par une gargouille couverte.
Si l’eau vient de la Seine, elle devra, avant d’être conduite dans la vasque, être reçue dans un réservoir placé au rez-de-chaussée, à l’endroit indiqué par l’architecte de l’administration.
(1) Elles retomberont sur des tasseaux, afin de ne pas prendre les mains des enfants dans la feuillure.
Le tout conformément aju règlement sur les abonnements aux eaux de la ville.
Les toits seront pourvus de gouttières et de tuyaux de descente.
iisaciBCB*. — On établira, dans la cour, un bûcher qui puisse contenir environ 8 ou 10 stères de bois et des copeaux. Ce bûcher pourra être remplacé par une cave.
Logciucu($ «les Biiaètrcsscs. — Le logement de la directrice présentera une surface de 80 mètres environ, et comprendra une entrée, une cuisine avec placard, fourneau, évier; une salle à manger avec poêle, deux cliambrds avec cheminées et placards, un cabinet de travail, un cabinet de toilette, un cabinet d’aisances, une cave et un bûcher.
Les pièces de ce logement auront environ 3 mètres de hauteur; elles seront parquetées, sauf la cuisine. Les fenêtres seront munies de jalousies.
Le logement de l’adjointe aura une surface de 50 mètres environ, et une chambre et un cabinet de moins qu’au logement ci-dessus.
Ces logements peuvent être disposés au-dessus de l’asile, mais on doit pouvoir y arriver sans passer par le préau couvert ni par la classe.
Logement «Bsa eoncies-ge. — Il sera situé au rezde-chaussée (1), et aura 50 mètres de surface environ; il comprendra une loge, deux chambres, une petite cuisine, une cave ou un bûcher et un cabinet d’aisances séparé de ceux des enfants.
l'ciuturc «les localité». — Les boiseries des logements, ainsi qu’une frise de l,n.50 de hauteur dans la classe, le préau couvert, l’escalier, le vestibule, la cuisine, seront peintes à l’huile (trois couches), couleur claire; le reste à la colle. Les plafonds seront blanchis; les cabinets d’aisances seront entièrement peints à l’huile ainsi que le logement du concierge ; les autres pièces des logements seront tendues de papier.
Dispositions générales du plan. — M. J. Ucliard, architecte, qui a construit un grand nombre d’asiles à Paris, a publié (2) une importante étude sur la construction de ces établissements. Cette étude est accompagnée d’un parallèle de plans disposés suivant la conformation du terrain, où l’on trouvera aujourd’hui encore d’utiles indications.
Nous reproduisons ici trois types choisis parmi les huit plans mis en parallèle, et qui répondent le mieux aux exigences des règlements actuels.
Parmi les parties principales qu’il s’agit de grouper convenablement, nous distinguerons d’abord le logement du concierge, placé auprès de l’entrée, et qui doit
(1) La chambre à coucher pourrait être eu entre-sol, mais un escalier intérieur.
(2) Revue d’ Architecture et des Travaux •publics , 18e volume.
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
surveillerfacilementles mouvements des élèves àl’entrée et à la sortie; cet employé doit aussi exercer sa surveillance sur les autres bâtiments dépendant de l’édifice ; lorsque cela est possible, il convient qu’il puisse facilement et sans troubler les classes faire des rondes fréquentes du côté des water-closets sur lesquels il peut contribuer à exercer une surveillance nécessaire; l’entretien, le nettoyage de ces cabinets lui sont généralement confiés. Le plus souvent le concierge est chargé de l’entretien des appareils de chauffage , de i’aération de la classe pendant les heures où elles sont désertes; il est donc important que le logement qui lui est attribué ne soit pas relégué trop loin, à l’une des extrémités du bâtiment. Il y a avantage à ce que la loge soit installée à portée des autres parties du bâtiment, et communique facilement avec elles.
Lorsque la salle d’exercice et le préau sont installés dans la partie antérieure , sur la rue ou le chemin d’accès, l’entrée et, par conséquent, le logement du concierge se trouvent naturellement bien placés par rapport à ces deux parties du bâtiment, comme on le voit dans les deux premières figures; dans la fig. 1, les water-
SALLES D’ASILE. — Dispositions types.
FlS
FiS s
Légende.
a entrée.
b concierge.
c préau couvert.
d classe.
e préau découvert.
f salle de bain.
g dépôt des paniers.
h bûcher.
i cabinets d’aisances, k logement.
I escalier conduisant au logement.
closets se trouvent très bien surveillés, moins bien dans la fig. 2, parce qu’ils ont été relégués en arrière du préau découvert. Rejeter ainsi les water-closets loin des salles habitées a un grand avantage en ce sens que celles-ci sont mieux à l’abri des exhalaisons que le vent peut rabattre; mais, à défaut de surveillance par le concierge, il faudrait que la maîtresse eût facilement vue sur les stalles; c’est ce qui n’arrive pas dans la fig. 2 : les gradins étant à la partie antérieure, la maîtresse qui leur fait face tourne le dos aux cabinets; la surveillance est impossible. C’est un défaut de ce plan.
Lorsque les salles ou préaux sont rejetés au fond du
terrain, comme dans la fig. 3, en plaçant à l’avant le préau découvert , le concierge n’est plus aussi bien placé ; cependant, par l’abri couvert qui règne autour de ce préau, s’il en existe un, il peut gagner les bâtiments. Le même inconvénient existe pour les waterclosets ; mais, placés comme l’indique cette figure, ils sont très facilement surveillés par la maîtresse. Seulement, on les trouverait aujourd’hui trop voisins des classes pour les raisons que nous avons indiquées. On concilierait toutes ces nécessités du service en reportant les water-closets dans le préau découvert, surtout en déplaçant la salle de bains pour laquelle on trouvera toujours un emplacement, s’il est nécessaire de conserver cette annexe.
L’emplacement des water-closets ne doit pas être choisi au hasard, ainsi que nous venons de le dire. Sans doute les enfants qui fréquentent la salle d’asile sont encore d’un âge très peu avancé, ils sont habituellement conduits, et la surveillance générale n’est pas tout à fait aussi indispensable que dans les écoles qui reçoivent des enfants un peu plus âgés. Il n’en est pas moins nécessaire de prendre quelques précautions à cet égard. On notera encore cette différence entre l’école et l’asile, que, dans les asiles, les waterclosets ne doivent pas être trop éloignés des salles, tandis que dans les écoles on peut les reléguer un peu plus loin. Le véritable emplacement des water-closets est dans le préau découvert, mais pas trop loin des salles ; à une distance suffisante seulement pour qu’il n’y ait pas crainte que des odeurs fâcheuses puissent parvenir jusqu’à celles-ci. S’il est possible que le concierge soit à portée, cela n’en vaudra que mieux; en tout cas, faut-il choisir, pour placer les cabinets d’aisances, le côté sur lequelle la maîtresse aura vue.
La salle d’exercices et le préau doivent être en communication directe. Quelquefois on a interposé au centre, entre les deux salles les entrées, la loge de concierge, les escaliers, etc., et la communication entre la classe et les pièces s’établit alors par un couloir transversal placé en arrière. Cette disposition est loin de valoir celle que l’on remarque dans les figures que nous reproduisons. On remarquera de plus que la disposition des fig. 1 et 3, où la classe et le préau sont accolés bout à bout, est préférable à celle de la fig. 2 où ils sont accolés latéralement. Nous en avons déjà indiqué la raison qui est la plus grande facilité d’aération et d’insolation pour chacune des salles.
On remarquera, d’après ces plans, avec quel soin est déterminée l’orientation des salles de l’asile ; c’est un soin que négligent parfois les constructeurs, en quoi ils ont tort.
Dans les plans 1 et 3, l’éclairage est pris franchement sur les deux faces de la classe et du préau ; à notre avis, c'est la meilleure disposition. Dans le plan 2, par suite
SALLES D’ASILE
de l’accolement des deux salles, un seul des longs côtés du rectangle a pu être consacré aux baies d’éclairage ; on y a remédié en prenant jour sur un des petits côtés. Cette disposition est moins bonne; elle serait aujourd’hui peu conforme aux dispositions des nouveaux règlements qui proscrivent les jours de face ou d’arrière. Cependant ils auraient incontestablement moins d’inconvénients dans une salle d’asile que dans une classe d’école; dans quelques cas, nous semble-t-il, pour les asiles construits dans les villes, on pourrait être embarrassé si l’on n’empruntait un supplément indispensable de jour aux murs de face ou d’arrière, car le jour unilalatéral est loin de nous paraître toujours suffisant.
Il y a plusieurs dispositions accessoires dont il importe de se préoccuper pour la constructiou d’un asile; nous y reviendrons en parlant du mobilier.
Salles d'asile anglaises. — Les infant schools, qui répondent à nos salles d’asile , comprennent deux divisions au moins et souvent trois, où les enfants sont groupés suivant leur âge. Les plus jeunes, ou babies , ont une salle spéciale avec galerie en gradins, comme dans nos salles françaises; le marching ground , qui remplace notre préau couvert, est en communication directe avec Cette salle ; Les chiffres indiquent 1
SALLES D’ASILE ANGLAISES