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LAVABO ISOLÉ

Toute la garniture du lavabo est en zinc; les cuvettes sont façonnées séparément et soudées ensuite à fleur du dessus; le tout est uni et poli de manière à ne présenter aucune inégalité où la malpropreté puisse se loger.

Le tuyau courbe de vidange est assemblé avec les tuyaux de décharge verticaux descendant des cuvettes, au moyen de raccords en cuivre, à écrous ; le tuyau de vidange, dans ce système comme dans le précédent, peut aussi se visiter, s’enlever et se réparer en ouvrant un des panneaux du soubassement. Le mécanisme est simple et peu dispendieux d’établissement et d’entretien.

La nécessité de faire simple et peu coûteux a conduit à placer les cuvettes en ligne droite et à garnir les lavabos en zinc.

Les lavabos (1) ainsi disposés se composent d’un réservoir supérieur qui se remplit au moyen d’un seul robinet, placé au centre, d’où l’eau tombe doucement dans les cuvettes par des gargouilles situées au-dessus de chacune d’elles. Les cuvettes se vident par le fond dans un même conduit à peu près horizontal, qui se décharge au moyen d’un conduit oblique dans un caniveau établi sous le trottoir.

Les tuyaux de décharge., étant formés de parties droites, peuvent être en zinc ; au-dessous de chaque cuvette il y a un petit tube qui conduit les eaux dans le tube horizontal de vidange. Il y a une grande économie de façon et de matière dans cette disposition comparativement au système des tuyaux en plomb avec leurs raccords en cuivre, nécessités par la forme circulaire ou octogonale du tuyau.

Les panneaux du soubassement sont ferrés à charnières et peuvent s’abattre pour la visite et la réparation des tuyaux de vidange, ainsi qu’il a déjà été dit pour les autres lavabos.

Le besoin d’éviter les eaux jaillissantes et même l’écoulement lent, dont les enfants profitent toujours pour jouer et mouiller leurs vêtements, a fait imaginer un lavabo où les cuvettes se remplissent par le moyen d’un canal et de petites rigoles; ce lavabo existe dans l’asile de la rue Madame.

Le dessus est en pierre factice (il pourrait être en pierre naturelle ou en marbre); il est creusé de sept cuvettes et d’un canal; ce canal se remplit par le fond, à ses deux extrémités, et distribue l’eau dans les cuvettes par de petites rigoles de 0m.02 de profondeur; l’eau des cuvettes s’écoule constamment par le fond, etc. ; si elles ne débitent pas assez, le surplus s’en va par un tropplein dans une vasque placée par derrière dans le préau découvert.

On fait arriver l’eau dans le canal de distribution, en tournant une clef placée sur un tuyau dans l’angle, et on le vide par une bonde située au centre du canal ; les eaux provenant du canal et des cuvettes sont reçues dans un

(I) Voyez pour le dessin de ces lavabos, la planche 36, 18e volume de la Revue d'architecture.

MOBILIER

tuyau de décharge en zinc, comme dans le précédent lavabo; les panneaux du soubassement sont également mobiles.

Ce lavabo est reconnu commode pour la distribution des eaux, mais on lui reproche d’être froid au toucher, de se nettoyer difficilement et d’être trop haut pour les enfants (0"\65)qui n’atteignent les cuvettes qu’avec difficulté et font couler l’eau dans leurs manches en élevant les bras pour les retirer. Il est facile d’en diminuer la hauteur, et il serait possible de faire un enduit plus dense, et qui prendrait mieux le poli, ce qui l’empêcherait de se verdir et ne permettrait pas aux ordures de se fixer dans les pores; mais il est bien difficile de faire qu’un marbre, qu’une pierre ou même une pierre factice ne soient pas froids.

Ges deux derniers lavabos ont donné l’idée de lavabos isolés à deux rangs de cuvettes, que l’on pourrait établir dans l’un ou l’autre des deux systèmes précédents.

On a depuis légèrement modifié les types que nous venons de signaler; on retrouvera les indications relatives à ces nouveaux modèles lorsque nous parlerons du mobilier des préaux couverts dans les écoles proprement dites.

Mobilier du préau découvert. — Le préau découvert doit être garni de bancs mobiles et de bancs adossés.

Le type le plus simple de banc mobile est composé

de pieds reliés par des traverses en chêne de-^y, qu’on espace de 70 en 70 centimètres; le siège est en sapin

de 7tt. La hauteur généralement admise est de 16 cen-

timètres. Le tout est peint à l’huile.

On fait également des bancs à dossier, semblables à ceux que nous avons déjà décrits; on peut donner des hauteurs variables comme pour les bancs de classes. Aujourd’hui on emploie fréquemment les bancs avec bâtis en fonte, le siège formé de lames de sapin; l’ajourement du siège a cet avantage que l’eau ne séjourne pas et ne pourrit pas les bois à la longue; déplus le profil courbe de ce siège donne plus de commodité et plus d’assiette.

Le banc mobile et sans dossier reçoit une courbure symétrique de telle manière que les enfants puissent indifféremment s’asseoir d’un côté ou de l’autre. C’est ce que nous avons déjà vu pour le préau couvert. Ges bancs doivent être assez légers, tout en restant très solides, pour que les enfants puissent les déplacer. Ils valent, avec lames en sapin, 6 fr. par mètre courant (type Lenoir).

Le banc mobile avec dossier, construit sur le même type, coûte environ 12 fr. par mètre. Quelquefois le banc mobile reçoit des séparations formant stalles pour les plus jeunes enfants.

On fait aussi usage du banc adossé aux murs; les plus simples sont en cliène de 0m.034, soutenus par des

équerres en fer, à congé, de ; les montants de ^

sont espacés de lm.30 environ et maintenus par des bri-

des à scellement, en fer de — ; ces bancs sont souvent accompagnés d’accotoirs ou séparations, formés par des planches en chêne de-^ , chanfreinées et fixées par des

vis.

On fabrique aujourd’hui des bancs avec armatures en fonte comme pour les bancs mobiles.

Ce banc de préau se fabrique avec ou sans stalle. Il

estsuspendu par defortes consoles, évidées autant qu’on l’a pu pour en diminuer le poids sans en compromettre la solidité, et solidement fixées au mur, à une distance suffisante du sol pour permettre le balayage. L’absence de pieds présente aussi l’avantage qu’on n’a plus à craindre les chocs des souliers ferrés ou même des sabots qui ont assez facilement raison des supports en fonte, surtout dans les préaux où les enfants courent et où leur turbulence se donne librement carrière.

Nous remarquerons que les lames du siège sont disposées de telle sorte que l’enfant ne pourrait pas aisément se jeter en avant; les lames formant le dossier sont inclinées vers le mur, ce qui est préférable pour le repos au dossier perpendiculaire avec le siège. La longueur du banc est indéterminée ; elle varie naturellement avec celle de la muraille sur laquelle on désire l’appliquer, soit sur les parois droites, soit sur les parois courbes. Dans les préaux découverts, on emploie habituellement le banc sans stalle. Les lames du siège et du dossier sonttoujours en sapin recouvert d’une couche depeinture.

Le prix des petits bancs en applique est, par place ou stalle, de 15 fr.

Sans stalles, par mètre, il est de 10 fr.

On doit encore placer une vasque dans le préau découvert; elle sert au débarbouillage des enfants, ainsi qu’au nettoyage des éponges employées à cette opération. Gomme le lavage de ces éponges trouble l'eau, il convient, au lieu de la vasque simple, d’employer la vasque double, l’un des compartiments servant aux enfants, l’autre pour les éponges, ou mieux encore de placer un lavabo mobile sous le robinet d’ali-

SALLES D’ASILE

vasque simple. j mentation : c’est une simple cuvette en métal, portée

sur des consoles, qui reçoit l’eau du robinet et la déverse par des gargouilles dans la vasque ; celle-ci ne sert plus qu’au nettoyage des éponges. On a ainsi cet autre avantage d’éviter le rejaillissement de l’eau trop fortement projetée et de mettre les jets d’écoulement plus à la portée des enfants.

Si l’on a eu soin d’installer des lavabos convenablement organisés, dans le préau couvert, ceux-ci ne sont naturellement plus aussi nécessaires dans le préau découvert.

Il nous reste à parler des water closets et urinoirs. Comme nous aurons à traiter complètement ce sujet lorsque nous parlerons des écoles, nous n’en dirons ici

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