BANC SUISSE DE LA VILLE DE BALE
Coupe du système Falirner.
MOBILIER SCOLAIRE
six grandeurs moyennes que le maître est strictement obligé de bien distribuer d’après la taille des élèves. Ce banc prend le nom du docteur Fahrner, à Zurich, et celui du docteur Guillaume , à Neuchâtel. Gomme on peut le voir sur le dessin, le dossierfait d’une étroite traverse de bois légèrement bombée, n’a d’autre destination que de soutenir les reins. L’appui pour les pieds varie selon chacun des six types.
Le seul inconvénient de ces systèmes, — inconvénient selon les uns, avantage selon les autres, — c’est de forcer les élèves à sortir de leur place pour se lever. On a atténué ce défaut en faisant le banc le plus court possible et en l’arrondissant à chaque bouc.
MM. Buli l et Linsmeyer, de Munich, ont imaginé de supprimer la caseàlivres, habituellement ménagée sous le pupitre, et de la remplacer par un double casier semblable à un casier à musique posé sur le banc entre les deux élèves.
Système Luxembourgeois . — Nous devons àl’obligeance de M. le Commissaire général du Grand-Duchs de Luxembourg à l’Exposition universelle de 1878, les renseignements suivants sur le mobilier d’école en usage dans les établissements municipaux de la ville de Luxembourg, mobilier dont un exemplaire était exposé. Nous avons précédemment indiqué les proportions des types adoptés.
banc d’école du grand-duciié de Luxembourg.
Le banc, réuni à la table par deux patins élégis en dessous et ne portant pas à plat sur le sol, est à deux places. D’une jouée à l’autre, des croix de Saint-André, assemblées à queue d’aronde sur ces jouées, empêchent tout hiement, et par conséquent maintiennent sûrement les supports dans le sens vertical.
L’absence de parties mobiles supprime ces bruits inévitables avec un appareil s’ouvrant, glissant, s’arrêtant
par un choc. La destruction du mobilier est aussi moins facile dans ces conditions.
Le casier aux livres est ouvert du côté du maître et facilite ainsi la surveillance.
Quant aux prix de revient, les voici pour les bancs ainsi que pour quelques autres objets indispensables à l’installation d’une salle de classe :
Bancs à deux places avec le pupitre ou table conformes
à la figure ci-dessus . . . ' 35 fr.
Banc pupitre ou chaire pour le maître 75
Marche-pieds pour les tableaux 12
Tableaux ordinaires avec bacs en zinc . 30
Système des écoles de Grenoble. — Le banc que M. Tliiervoz construit en France est aussi établi avec la distance nulle.
Les montants du dossier sont en bois, comme le reste du meuble. Le banc est légèrement brisé, environ à un tiers de sa largeur en arrière. L’arête intérieure du pupitre et l'arête intérieuredu banc sont sur une même ligne perpendiculaire au sol. Les supports intérieurs du pupitre sont remplacés par une pièce de bois, portée par une traverse placée à mi-hauteur et séparant les deux places.
La rainure de la tablette du pupitre est assez large, et une baguette clouée sur toute la largeur forme le rebord.
Pour déterminer les proportions de son mobilier, M. Tliiervoz s’est inspiré à la fois des théories, généralement admises en France, de M. Cardot et de celles du docteur Cohn ; celui-ci admet que la hauteurdubanedoit être égale aux 2/7 de la taille, cette proportion donne la hauteur de la jambe; pour obtenir la hauteur du bord de la table, il a ajouté aux 2/7 ci-dessus, le 4/8 de la taille, et afin de relever de O"'. 03 les coudes de l’enfant, il a ajouté, aux 2/7 et au 1/8, (P.03 : ces calculs d’ailleurs donnent, à 0"‘.01 ou (T. 02 près, les mêmes chiffres que M. Cardot.
M. Tliiervoz pense que, spécialement pour les écoles primaires, trois types seraient suffisants.
Le premier comprendrait les tailles de 1“.10, 1 m . 1 6 et 1 m. 22, correspondant à six ans, sept ans et huit ans.
Le deuxième recevrait les tailles de lm.28, lm.31 et lm.35; élèves de neuf ans, dix ans et onze ans.
Le troisième aurait les tailles de lm.43, 1 œ. 46 et 1 “.51 ; élèves de douze ans et quatorze ans.
Le type n° 1 devrait être calculé sur la taille moyenne de 1 16, correspondant à l’âge de sept ans.
Le type n°2 sur la taille 1“.4 1 , ou l’âge de dix ans.
Enfin, le type n° 3, sur la taille de 1 “L 46, ou l’âge de treize ans.
De cette façon, la différence entre les tailles, soit environ 0™. 12, serait diminuée de moitié, et l’écart entre les enfants devant se servir de la même tahle ne serait plus que de 0"‘.06.
Enfin, M. Tliiervoz appuie par un raisonnement qui
BANCS-TABLES
SYSTÈME THIERVOZ.
lui est personnel, les théories de MM. Cardotet Colin, et ajoute ceci:
Nous avons cherché une autre théorie que les deux admises par M. Cardot et par AI. Colin, afin de pouvoir vérifier l’exactitude de leurs chiffres, et nous avons trouvé que la taille moyenne de l’adulte estde 1 09 ; or, il esta remarquer que toutes les chaises ordinaires ont, à peu de chose près, 0m. 45 de hauteur et 0'“.33 delargeur ; que les tables ont 0”.75 de hauteur, que les dossiers de fauteuil de bureau ont leur partie supérieure, vers l’arête arrondie, à 0°\ 78 du sol; et qu’enfin l’inclinaison des pupitres varie entre 10 et 12 degrés, soit 0". 1 9 par mètre.
Ces dimensions, calculées pour lm.69 de hauteur, et adoptées sans observations par la pratique, nous donnent des coefficients certains pour chaque taille; ce coefficient sera égal au quotient de chaque dimension ci-dessus, divisée par im.69.
En multipliant par conséquent la taille:
1° Par le coefficient ou le quotient 0"'.22G, on obtiendra la hauteur du siège;
2° Par 0"'. 195, on aura sa largeur ;
3° Par O”. 443, on aura la hauteur de la table;
4° Enfin, par O"1. 461, on obtient la hauteurdela partie supérieure du dossier.
Système Lemel. — A l’Exposition universelle de 1878 AI. Lemel, de Rouen, avait envoyé un banc-table en bois, avec pieds en fonte, bien établi et bien étudié dans ses détails; depuis, ce constructeur a créé un modèle entièrement en bois, mobile, robuste, avec écharpes, pour neutraliser tout himent, facilement réparable par un menuisier quelconque; en un mot, un mobilier convenable pour supporter les assauts auxquels il est soumis de la part des écoliers.
Avant de décrire ces deux systèmes, signalons la disposition spéciale de l’encrier commun à l’un et à l’autre.
L’encrier A, en porcelaine, est placé au-dessous de la table, sur un support en fonte B. Le rabattant, fermant à clé l’emprisonne et le met à l’abri des atteintes des
élèves, lesquels ne peuvent y tremper leurs plumes que par un coulisseau G, en verre, large d’environ deux centimètres. La poussière y tombe moins facilement que dans