‹ Contagions Tuberculeuses Évitables Chez Les NourrissonsChapitre 25 sur 36 · MES D ES · texte numérisé non relu

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ques années, une propagande anti-tuberculeuse active. Qu'elle progresse et qu’elle s’agrandisse. Que les brochures, les affiches, les conférences publiques ou radiodiffusées, les projections cinématographiques, tout ce qui, enfin, peut toucher le cœur et l’esprit des êtres, tende enfin vers le même but.

Mais ces mesures seraient insuffisantes si l’on ne s’occupait pas activement, d'améliorer Îles conditions d’existence des malades en particulier, et des travailleurs en général.

Les assistantes sociales qui connaissent tous les milieux peuvent, elles seules peut-être, parler des immeubles pauvres, situés dans des rues étroites et sombres ; des hôtels encombrés d’enfants où les contagions sont si fréquentes.

Dans le district de Plaisance, où une enquête a été faite au sujet de la mortalité infantile, on a pu se rendre compte de la vie dans les immeubles dits ou- “vriers.

Les maisons sont sales et les chambres surpeuplées. L'eau n’est pas distribuée dans chaque logement et Pair n'entre que par des fenêtres étroites donnant sur de très petites cours.

Dans les hôtels meublés, la vie est encore plus difficile. Les assistantes sociales n’en parlent qu’avec horreur. Les enfants sont entassés dans une même chambre, sans air ni lumière.

De cette enquête, il a été prouvé que le dixième de la population vivait en hôtel meublé et que plus de la moitié occupait des logements surpeuplés ou in-

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suffisants. Dans ce district, la tuberculose a causé 327 décès en 1923 et le même nombre en 1924. La grande majorité de ces décès est due à la tuberculose pulmonaire (286 et 283).

Pour supprimer le surpeuplement, il faudrait construire 376 logements de deux pièces, 476 de trois pièces, 118 de quatre pièces, 36 de cinq pièces, 10 de six pièces.

Que l’on construise donc des maisons d'ouvriers petites, mais propres et claires, avec le maximum de confort. Chambres peintes et non tapissées de papiers. Mobiliers réduits, mais nets et faciles à entretenir.

Que les œuvres de bienfaisance, que les services sociaux s’émeuvent. Que l’on construise des maisons aérées et ensoleillées. Que la guerre contre le taudis progresse et s’active, luttant contre la tuberculose et la dénatalité.

APPLICATIONS IMMEDIATES

Nous venons d'étudier ce qui devrait être fait dans une société idéale pour éviter les contagions. Mais, en pratique, étudions maintenant, comment, avec les moyens dont nous disposons, nous pourrions éviter le maximum de contagions. Quel est le rôle pratique et tangible de nos sages-femmes, de nos assistantes sociales, de nos dispensaires. Et pour illustrer davantage cette étude, pour que ce dernier chapitre soit, en somme, un chapitre de mise en pratique, étudions comment les ressources actuelles de notre vie sociale nous auraient permis d'éviter la plupart des observations que nous avons étiquetées : « contagions évitables ».

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