HORS
est encore à l’abri de toute contagion, leur action peut être prédominante.
Toute sage-femme, qu’elle soit dans un service de J’Assistance Publique ou dans une clinique, ou même chez elle, doit rechercher dans les antécédents de la future accouchée, les signes de tuberculose, même discrets, même à leur début.
Ainsi la mère du petit Maurice L., obs. 9, était bacillaire depuis longtemps déjà, soignée et reconnue telle. Si la sage-femme qui l’a accouché s'était enquis de ses antécédents, si elle l’avait engagée à se séparer de son enfant, le petit Maurice ne serait pas mort, à l’âge de 22 mois, de tuberculose pulmonaire rapidement extensive.
Un autre exemple, plus frappant encore, nous est fourni par la mère de Z. Radhia, obs. 12, qui, malade huit jours avant la naissance de sa fille, tousse et crache, Il est impossible qu’elle n’ait rien avoué à la sage-femme. Pourquoi celle-ci ne l’a-t-elle pas conseillée ? L’enfant ne serait pas mort, à l’âge de 5 mois, de broncho-pneumonie tuberculeuse.
Nous prendrons comme dernier exemple, celui de K. Jocelyne, obs. 18, qui, à l’hôpital Hérold, meurt à 4 mois de tuberculose ganglio-pulmonaire. Sa mère a pourtant accouché dans une maternité d’un des hôpitaux de Paris et elle y a déclaré qu’elle avait toujours été de santé fragile. Maïs, la sage-femme n’a rien approfondi, n’a rien recherché, n’a rien expliqué, n’a pas prévenu.
RG ie