ACTE II, TABLEAU II, SCENE II
Cela compenserait, après l'époux caduc Qu'à vos quinze printemps imposa le feu duc.
N'en parle pas ainsi, car malgré son grand âge Il m'aima fort.
JACIXTA.
Et vous... respecta davantage.
OLIVIA
Eh bien oui, jacinta, je voudrais, à mon tour,
Connaître le désir, la jeunesse et l'amour;
Mon cœur cperdument les cherche, les réclame...
J'ai le droit que l'on m'aime, enfin, comme une femme !
Et vois-tu, Jacinta, ce n'est pas seulement
Un époux que je veux, c'est surtout... un amant,
Un être tout à moi, jeune, pour que la vie
X'ait jamais attristé sa piTinelle ravie ;
Jeune, pour qu'il soit beau ; jeune, pour que son cctur
Ait toute sa tendresse et toute sa fraîcheur!
Pourquoi pas, pourquoi pas cet enfant, par exemple ?
Il est timide et fer, de loin il me contemple
Comme un pâtre une étoile, et sans même songer
Que l'astre quelquefois descend vers le berger...
Mais quelle passion, quel orgueilleux délire,
Si j'allais lui parler la première, et lui dire.
Quand il-lève sur moi ses regards caressants :
Je suis l'étoile d'or, je t'aime et je descends !
SCÈXE III
Les Mêmes, une Camékiste.
LA CAMKRISTE.
Quelqu'un demande à voir ^ladame. C'est un page...
OLIVIA, Cl part.
Un page ?