‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 35 sur 84 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

JACINTA, OUINAPALUS. Ils arrivent en même tenit-s, chacun par un côté du théâtre.

JACINTA

Fidèle au rendez- vous !

QUINAPALUS.

Fidèle au rendez-vous.

Qu'allons-nous faire ici ?

JACINTA

Kirc comme des fous.

Si mon projet tient tout ce qu'il semble promettre.

QUINAPALUS.

Qu'as-tu donc machiné ?

JACIXTA.

Regardez "cette lettre.]

QUIXAPALUS, /îSJ/?/.

« A Malvolio. » — C'est pour lui ce parchemin ? Tiens ! on dirait l'adresse écrite de la main D'Olivia.

J.\CIXTA.

Oui, nous avons même écriture, A peu près, et mon art aide encor la nature. \'ous vous êtes mépris, vous, un homme prudent ; A plus forte raison monsieur notre intendant .S'imaginera-t-il que ce billet vient d'elle. C'est un aveu d'amour en forme.

guiXAP Ai.rs."

' ' le modèle Des soubrettes ! - faussaire et fourbe ! — C'est égal, Ce plat de ta façon nous promet \m régal : Oui, voir Malvolio, ce croque-mort sinistre. Dérider, par amour, son visage de cuistre !

JACIXTA.

}->irn plus, c'est sous nos yeux même que le poisson Viendra flairer l'appât et m<jrdre à l'hameçon.

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