ACTE II, TABI.KAU III, SCÈNE I 5g
QUIXAPALUS.
Comment se produira cette coïncidence ?
JACINTA
C'est bien simple : je mets la lettre en évidence Ici, sur le chemin qui mène à la villa ;
Elle dépose la Iclire.
Dans un instant, il doit passer...
Montrant un buisson.
Nous serons là.
QUIXAPALUS.
C'est simple, mais c'est beau. Conviens eniîn, friponne, Que dans tes cotillons le diable s'enjuponne : Ou je ne sais comment le Créateur s'y prit Pour mettre dans ton lot tant d'appas et d'esprit. Tu ferais le bonheur d'un vieux célibataire. Si tu veux, Jacinta, je t'emmène en ma terre ; Nous buvons du bon vin, nous prenons du bon temps. Nous nous aimons et nous chantons pendant vingt ans. . . Puis enfin, quand viendront la gravelle et la goutte, Quand je serai quinteux et n'y verrai plus goutte, Mandant in extremis messire le curé.
Je ferai pénitence... et je t'épouserai !
JACIXTA.
Ah ! commençons par là !
6o CONTE d'avril
QUIXAPALUS.
Voyez-vous la fùtce ?
Hé ! hé ! vous n'êtes pas tout à fait dégoûtée !
JACIXTA.
Je ne dis pas que je le sois... Mais parlons bas Monsieur ^lalvolio s'approche à petits pas ; Il a l'air absorbé, grave, profond et sombre ; Il s'avance, faisant des saluts à son ombre Avec cérémonie, et parlant tout seul.
QL'IXAPALUS.
Oh !
Si notre bon destin voulait qu'il lût tout haut La lettre devant nous !
JACINTA
Silence !