‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 6 sur 84 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

L HOTELIER.

Monseigneur... Excellence...

Que faut -il ? à manger ? à boire ?... Je m'élance.

VIOLA

Ne vous élancez pas, mais servez-moi du vin.

l'hôtelier, commandant.

Du Lacryma-Christi ! du plus vieux, du plus fin !

Une servante apporte une bouteille et un verre. Viola se verse une goutte de vin et y trempe à peine les lèvres, pour la forme.

A celui-là, messire, il faut rendre les armes ! Hier, dom Balandas, le grand prieur des Carmes, En but une bouteille avec tant d'onction Qu'il voulut me donner sa bénédiction.

VIOLA, à part.

Il est facétieux!

Haut.

Çà, trêve de sornettes !

Répondez nettement à mes questions nettes.

l'hôtelier, à part.

Ho!

VIOLA

Qui règne en ces lieux ?

l'hôtelier.

Le duc Orsino neuf.

VIOLA, à part.

Bon.

Haut.

Est-il marié, célibataire ou veuf ?

l'hôtelier.

Célibataire encor, mais, cependant, il brûle D'abdiquer ce beau titre. Au moins le bruit circule.,.

viola, l'ij-Jerrompant.

Son palais ?

l'hôtelier.

Tout au bout du parc.

Avec mystère, montrant la villa.

De ce côté Loge une grande dame... On a même conté...

viola.

Que me fait ?

l'hôtelier, avec malice.

Parler d'elle ou de lui, c'est tout comme.

VIOLA, à part.

Cela peut m'être utile, alors.

Haut.

Parlez, brave homme !

l'hôtelier, après un soupir de satisfaction. Donc, en ce pavillon logeait le grand veneur

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