‹ Contes à ma filleChapitre 12 sur 43 · LK BAI MANQUÉ · texte numérisé non relu

LK BAI MANQUÉ

<pfD en dépeint data» le ronottii, 8'q>procba cireux, et leur adressa les pardies les plus touchantes , les remerciemens les plus expressifs do secours généreux qu'ils lui avaient accordé. • • • te Que veux-todire, bo^ noir? lui répondit Paul ; j*ignore, ainsi <p}e ma sœur, quel secours. ••• — Oh ! moi jamais perdre mémoire de bi«A« lait , repnt le masque , saisissant une main de la jolie créole, et la portant à ses lèvres.... — £xplique-toî donc, ajouta Virginie ; Paul a raison : ni lui, ni moi, n'avons jamais rien fait; tu te trompes , assurément. — Oh ! moi avoir bons yeux , répliqua le masque : vous tous deux ^ rautre smr, avoir rencontré moi mourant de froid, de faim : moi demander la< charité; toub teift de suite donner à pauvre vieillard pièce

d'or que lui vouloir garder toujours ^. oh f

toujours! » En achevant ces mots , l'in-

connu tira en effet de sa ceinture une pièce de quarante francs, qu'il baisait et contemplait avec ivresse. Paul et Virginie, surpris, se regardèrent d'abord l'un l'autre sans pouvoir proférer une parole; puis, tout-à-coup prenant dans leurs bras ce vieux nègre , ils vou- Toxs I. s

lurent le coDiidtre. En vain Tinconnu résista ; son émotion l'empêcha de continuer à déguiser sa Yoix : Paul et Virginie reconnurent leur père, qui, se démasquant et pressant ses deux enfans sur son cœur, leur avoua qu'il- avait voulu éprouver s'ils avaient en effet les sentimens des "deux charmans personnages qu'ils représentaient et que c'était lui qui, sous Fhabit d'un pauvre mendiant, les avait abordés lorsqu'ils descendaient de voiture.

' Toute l'assemblée , instruite par M. des Arcis de ce qui s'était passé , applaudit à l'épreuve du père , et à la générosité des enfans. Chacun alors se démasqua , et s'empressa de prodiguer mille caresses à Paul et à Virginie, qui répétaient, ivres de joie : tt Oh! que nous sommes bien dédommagés du Bal manqué ! »

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