‹ Contes à ma filleChapitre 15 sur 43 · LB CI APS AU DE PAILLE · texte numérisé non relu

LB CI APS AU DE PAILLE

champ » En achevant ces mots ,

Fanny donna le bras à son père , et tous les deux ils regagnèrent leur modeste habitation. Six mois se passèrent sans que la jeune demoiselle vit paraître la personne que la princesse lui avait annoncée. Elle ne cessait de consulter son père sur le parti qu'elle avait à prendre. Tantôt elle voulait aller au château y pour remettre la brillante agrafe dont elle ne se regardait que comme dépositaire ; tantôt elle la posait sur sa tète , et jugeait j par sa magnificence , qu'elle devait attendre l'émissaire de la princesse.*.. L'hiver arriva : six mois se passèrent encore , et Fanny n'entendait parler de rien.

Pour comble d'impatience et de surprise, elle apprit que la princesse, obligée de voyager pour sa santé , était partie avec toute sa maison; qu'elle devait parcourir une partie du midi de l'Europe , et qu'elle ne serait pas de retour en France avant deux ans. Elle crut alors que Son Altesse avait voulu s'amuser à ses dépens , et serra bien soigneusement la toque de velours bleu et l'agrafe qui en faisait le principal ornement.

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Fanny entrait dans sa seizième année. Elle n*ayait pas manqué d'aller ' souvent avec son père visiter la vieille moissonneuse , et de lui porter ce qui pouvait adoucir ses besoins et ses infirmités. Un soir qu'elle était assise à la porte de la chaumière de cette digne femme , et qu'elle lui faisait partager un repas champêtre ^ elle aperçut quatre jeunes cavaliers qui accou* raient à toute bride. Ils mirent pied à terre à peu de distance de Fanny ^ et , l'abordant avec respect , ils lui apprirent que la princesse , revenue la veille de ses longs voyages , avait annoncé à ses pages que celui d'entre eux qui lui rapporterait l'agrafe qu'elle avait confiée à la belle Fanny , aurait une sous-lieutenance de cavalerie , et serait l'époux de la jeune demoiselle 9 si toutefois elle y consentait.

u Choisissez-moi , belle Fanny , s'écrièrent à-la-fois les quatre pages. — Je suis Tunique espoir d'une riche et honorable famille , disait le premier d'un ton de dignité. — Je suis le premier danseur , le plus espiègle et le plus enjoué de tous mes camarades, ajouta le setond , en faisant une pirouette. — J'ai obtenu

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cette année le prix d'étude et d'application , réplique le troisième; — Pour moi , dit en tremblant' le quatrième, les yeux baissés et respirant à peine , je suis orphelin , sans autre fortune que la protection de Son Altesse ; mon

père est mort au champ d'honneur C'est

moi qui accompagnais la princesse lorsque , il

y a trois ans, dans ce même endroit Votre

fi{^re charmante, et surtout Totre bonté , ne sont pas sorties un seul instant de ma pensée. '-^ Oui , répondit Fanny avec la plus viye émotion , oui^ je TOUS reconnais. — C'est à lui , ma fille , qu'il fiiut remettre l'agrafe , s'écria le vieil invalide. — Mon père , j'allais vous le proposer , reprit naïvement la jeune personne. » A ces mots , l'heureux page tombe aux genoux de Fanny. Elle le relève aussitôt et le présente à son père. Celui-ci le conduit à son habitation avec ses trois camarades , qui, loin d'être jaloux de cette préférence . s'empressaient d'en féliciter leur ami. L'agrafe lui fut remise. l>èê le lendemain Fanny et son père furent présentés à la princesse. Elle approuva le choix qu'on avait fait , éleva le page au grade qu'elle

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avait promis , ajouta à la bnilant'e agrafe une dot assez forte , et flt les noces an château*

Fanny demanda la permission d'y faire paraître la vieille moissonneuse : elle voulut qu'elle prit part à son bonheur. Cette bonne femme vint en effet, ayant sur sa tète le chapeau de paille de Fanny , qu'elle avait conservé soigneusement. Le petit bouipiet de violettes, quoique desséché , y tenait encore. Le vieil invalide trouvait dans son gendre la continuation de ses nombreux services ; Fanny croyait faire un songe ; et la pauvre moissonneuse , pleurant de joie et lui baisant les mains , répétait sans cesse : Dieu ne permet jawMÎs qu^une boutie acUon êoù sans récompense^

UB GiLBRIOLET VERSE.

MoRamim Yaktein, ingénieur en chef des praits et chaussées, chargé des travaux exté» rieurs de la ville de Paris, parcourait souvent tMB ses environs dans un cabriolet élégant et commode. Il s'arrêtait toujours dans les maisons lesphis considérables, où il était accueilli avec les égards dus à ses talens , au rang distingué qu'il occupait , et sortout à Famabilité de son caractère.

Veuf depuis long-temps, il n'avait qu'une fille , nommée Herminie , qui entrait à peine dans son adolescence. Ne pouvant lui-même diriger Tédncatran de cette fille chérie , l'es^ poir et le charme de sa vieillesse , il l'avait mise dans une pension trés^renommée , située an milien du foubourg Montmartre. Lorsqse TOMS I. s

ses courses le menaient de ce côté , quelquefois il prenait Herminie avec lui , et la conduisait dans une telle ou telle habitation , oii elle était sûre de passer la plus agréable journée.

Un jour M. Yalstein essayait un cabriolet neuf qu'il venait d'acheter ; sa forme en gondole , ses ressorts dorés et la riche peinture qui le décorait^ tout cela devait, selon lui, flatter le petit orgueil d'Herminie , qui souvent altérait le charme des plus aimables qualités jpar un amour-propre excessif et la fierté la plus ridicule. Il fut donc prendre la jeune personne à sa pension , pour la mener avec lui à une terre située au-«dessus de Saint-Denis, près d'un riche village. C'était la fête patronale, et le soir m^e devait avoir lieu un bal champêtre , auquel assistaient ordinairement la plupart des dames les plus riches et les plus élégantes de tous les environs. .

' Herihinie avait en conséquence mis ce qu'elle avait de plus recherché. Une robe de tricot de Berlin ^sur une jupe de marceline blanche et garnie d'une ruche de tul, une ceinture de satin blanc , ornée d^ne agrafe d'or, un collier

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de corail , un chapeau de paille d'Italie , embelli d'une guirlande de bluets , un petit schall de cachemire blanc , bordé de boutons de ro* ses , et la chaussure la plus fraîche : telle était la toilette de la jeune Herminie, à qui l'on voit , d'après ce détail , que son père prodiguait tout ce qui pouvait flatter sa vanité.

Un jeune jockey bien galonné, un cheval vigoureux et d'une superbe allure , répondaient à r^égance du cabriolet. Herminie n'avait été de sa vie plus satisfaite ni plus heureuse. On était à l'équinoxe d'automne ; le temps , à cette époque , est presque toujours variable ; et , ce jour-là , des nuages épais qui couvraient l'horizon semblaient annoncer quelque orage. En effet, M. Yalstein et sa fille ne furent pas plus tôt sortis des barnères de Paris , que plusieurs coups de tonnerre se firent entendre , et furent suivis d'une pluie abondante , mais de peu de durée; elle acheva de couvrir de boue tous les chemins, déjà gâtés par le mauvais temps de la veille , et qui même avait duré une partie de la nuit.

Herminie , tapie au fond du cabriolet, se

se I30im8 A HA nLLB.

couTrit les genoux avec la redingote de son père , et prit la plus grande précaution pour que sa toilette ne fût aucunement endommagée ; mais ce qui l'avait en secret contrariée , c'est que M. Valstein avait fait monter entre eux deux le* charmant petit jockey qui , yètu légèrement, eût été transpercé, et qui mal^ heureusement , quelques précautions qu'il pût prendre , avait un peu pressé la jeune per* sonne y dont la plus grande crainte était de chiffonner sa jolie robe de tricot de Berlin , et d'en altérer la fraîcheur.

Quand ils furent à-peu -près au milieu de Timmense plaine de Saint-Denis, ils rencontrèrent un pauvre vieux marchand de légumes des environs , qui retournait à sa chaumière , dans une petite charrette , attelée de trois ânes en arbalète, lesquels, marchant lentement et paraissant accablés de fatigue, occupaient le milieu du pavé , et regagnaient le hameau d'où ils venaient chaque matin apporter à la Halle des légumes de toute espèce» Au moment où Télégant cabriolet de M. Valstein approcha de cet humble et grotesque équipage , le bon vieil-

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lard 9 voulant se ranger , pour le laisser passer , fit quitter à l'une de ses roues le pavé qui se trouvait resserré dans cet endroit. Cette roue , tombant précipitamment dans une ornière trèsprofonde , fit verser la petite voiture, ce qui jeta sur le côté un des ânes que son mattre crut blessé, et qu'il s'empressait de soulager en essayant de soulever sa charrette ; mais le pauvre vieux marchand était lui-même tellement fatigué, qu'il n'en avait pas la force.

M. de Yalstein, qui avait fait arrêter son cabriolet aux cris que poussait le vieillard , mit aussitôt pied à terre , et s'empressa de Faider à remettre d'à-plomb sa petite voiture. Pour y parvenir, il crotta ses mains, son habit, ses chaussures; mais, emporté par le plaisir de secourir ce pauvre diable « il ne s'en aperçut qu'en remontant dans son cabriolet. « Comme te voilà fait ! lui dit Herminie avec surprise et dédain ; ne m'approche donc pas , tu vas gâter ma robe. — Que veux-tu? lui répondit M. Yalstein ; ce pauvre vieux bon homme ne s'était précipité dans l'ornière que pour nous laisser un libre passage : il était bien juste que je l'ai*

58 CONTES A Uk PILLE.

dasse à mon tour ; tu sais d'ailleurs que jamais je n*ai pu résister à la voix ni à l'aspect d'un

être souffrant » Hermînîe, peu convaincue

par cette réponse , ne cessait de reprocher à son père son excès de bonté , et de lui faire observer qu'il n'était pas décent de se présenter de la sorte dans la brillante société où ils étaient attendus. Enfin elle fit tant d'amères plaisanteries à M. Valstein sur la manière dont il s'était crotté , que celui-ci comprit facilement ce qui dictait à. sa fille tout ce qu'elle lui disait à cet égard.

Il lui fit d'abord sentir avec adresse et douceur son ridicule et son injustice ; leur conversation s'animait sur ce sujet ^ et déjà ils n'étaient plus qu'à une demi-lieue de Saint-Denis , lorsque tout'à-coup l'essieu du brillant cabriolet se rompt, et les voilà tous les deux versés à leur tour sur le milieu de la route. Herminie crut d'abord que c'était fait d'elle. « Je suis morte! s'écriait-elle avec force; oui, je suis morte » Son père, effrayé par cette douloureuse exclamation, se convainquit bientôt que la peur seule avait frappé l'imagination

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de sa fille, et qu'elle n'avait pas le moindre mal. <c Oui , je suis morte , répétait encore plus fortement Herminie. — £h bien, ne crie donc pas si fort, lui disait en riant M. Yalstein; quand on est morte , on ne pleure pas et l'on ne dit rien.. •• n II s'occupaavec son jeune jockey, qui s'était lestement esquivé dans sa chute , à relever son cabriolet , à l'aide de plusieurs personnes qui eu ce moment passaient sur la route. Herminie ^ revenue de sa frayeur, était restée à sa place , et commençait à se remettre un peu. Ce qui surtout la consolait , c'est que , grâce à la prévoyance de son père , qui l'avait prise dans ses bras au moment oii ils versaient , elle n'était aucunement crottée ; seulement sa belle robe était un peu chiffonnée , et les blnets qui ornaient son joli chapeau d'Italie avaient perdu quelque chose de leur pose élégante.

M, Yalstein lui annonça qu'ils ne pouvaient plus rester dans le cabriolet sans craindre d'en fausser les ressorts. Il fallut en conséquence chercher un moyen de se rendre à Saint-Denis , et de là à la terre oii ils étaient attendus.

On voyait bien passer à chaque instant , sur

CO GORTXS A HA PIlLl.

la route, de ces petites voitures qui vont et viennent sans cesse de Paris à Saint-Denis ; mais , comme c'était un dimanche, toutes se trouvaient remplies. On fut donc contraint d'attendre « et cependant le temps s'écoulait : il était près de quatre heures.

Pendant que Ton cherchait les moyens de sortir d'embarras, le pauvre vieux marchand de lé^mes vint à passer à son tour. En apercevant M. Yalstein encore tout crotté du service qu'il lui avait rendu une demi-lieue plus loin , il fait arrêter ses trois ânes , descend précipitamment de sa petite charrette, et s'empresse d'ojBTrir à son tour ses services, u Que vous est-il donc arrivé, mon cher bon monsieur? — J'ai versé comme vous, mon brave homme, mais je ne puis relever ma voiture aussi facilement que la vôtre ; l'essieu s'est brisé. — Nous ne savons comment faire , ajouta la jeune personne , pour gagner le château oii nous allons. — Y a-t-il bien loin d'ici à ce château? reprit le bon vieillard. — C'est à une petite demi-lieue au-dessus de Saint-Denis , repartit M. Yalstein , et je crains bien que nous

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n'arrlyioDS pas à l'heure du dtoer , ce qui me contrarierait beaucoup ; car j'aime les bons repas, et je me sens un appétit de tous les diables. — Si j'osais vous proposer, ainsi qu'à mademoin

selle — Quoi donc? lui demanda vivement

Herminîe. — Ma petite charrette peut contenir deux personnes en se serrant un peu : il ne s'agit que de retourner la paille toute fraîche de ce matin , et en mettant sur la petite ban-* quettede bois la redingote de Monsieur...^. — • J'accepte, brave homme ^ répondit anssitdt M« Yalstein* Ma fille , dit-il à Uerminie avec inten-* tion , n'es-tu pas, comme moi, touchée de l'offre de ce boo vieillard ? — Sans doute , réponditeHe en balbutiant : eeh vaui iauj&urs mieux quê rien; et, au risque d'être un peu cahotée , je pourrai du moins arriver sans que ma toilette soit endommagée. » A ces^mots , qui ne répondaient pas tout-à«fait à la reconnaissance qu'éprouvait M. Yalstein; le vieux marchand fit avancer sa petite voiture du côté où la jeune demoiselle était restée dans le cabriolet , et passant de l'un dans l'autre avec la plus grande précautioti , elle se trouva saine et sauve sur la

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banquette de la petite charrette aux légumes. Son père s*y mit auprès d'elle. Le jeune jockey eut. ordre de conduire à Saint-Denis le beau cabriolet , au simple pas du cheval , afin de le faire mettre en état de retourner le soir à Paris. Le bon vieillard conduisit à pied son grotesque attelage; et, au bout d'une demi- heure, Herminie et son père firent dans Saint-Denis une entrée triomphale que remarquait en riant chaque personne qui passait : tout le monde se mettait aux fenêtres pour considérer, cette singulière caravane. M. Yalstein en riait aux éclats ; mais Herminie , les yeux baissés et se mordant les lèvres , répétait à chaque instant qu'il était bien désagréable de servir ainsi de risée à toute une petite ville. « Que t'importe? lui répondait son père, toujours en riant et avec intention; tu ne seras pas crottée, et, comme tu le disais toi-même tout-à-l'heure : cela. vaut toujours mieux que rien: »

En passant sur la place de Saint -Denis, Herminie sollicita M. Yalstein de prendre une des petites voitures qui s'y trouvent ordinairement, et de laisser là le char triomphai du

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marchand de légumes : « Nous serons plus commodément , disait-elle ; nous arriverons plus vite et surtout plus décemment dans la brillante réunion où tu me conduis. -^ Oh ! non, ma fille, lui répondit M. YaUtein; ce serait mortifier cet excellent honune qui nous a tirés d'embarras si officieusement ; qui depuis une demi-lieue s'est mis pour nous dans la boue, et s'est détourné de son chemin. J'entends qu'il nous conduise ainsi jusqu'à notre tiestination. » €es dernières paroles furent un coup de poignard pour Herminie , qui persistait toujours dans son opinion.

Pendant ces débats , la petite charrette roulait toiit doucement , et nos voyageurs , après avoir traversé Saint-Denis, arrivèrent bientôt à l'entrée de l'avenue qui conduisait au • château oili ils allaient.

Mermune proposa de nouveau à son père de descendre , et de parcourir li pied cette avenue, dont le sol séché par les rayons du soleil , qui dardaient depuis quelque temps , n'offrait aucun risque pour sa toilette, (c Non , non, lui dit encore M. Valstein, notre équi-

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page m'est devenu trop cher pour [que je n'en donne pas une représentation à la nombreuse société qui nous attend. »

Les trois ânes en arbalète arrivèrent donc dans la première cour du château , traversèrent la seconde ^ et pénétrèrent enfin jusqu'aux marches du vestibule , après avoir défilé devant les croisées du salon. A la vue de ce grotesque équipage » chacua partit d'un éclat de rire, et courut au-devant de la belle Herminie^ qui^ pourpre de dépit et de honte, descendit de son char empaillé, aux acclamations et aux ris inextinguibles de toutes les personnes réunies autour d'elle.

M. Yalstein, en lui donnant la main avec une cérémonie et une dignité qui syoutaient encore au comique de la situation , raconta oe qui s'était passé. Tout le monde admira l'obli* geance , la bonté du vieux marchand de légume&. M. Yalstein chai|;ea Herminie de lui relàettre un louis pour le récompenseff de oe qu'il l'avait empêchée de crotter sa toilette si reeherchée^ et lui dit en l'embrassant : « Fardonae-moi cette leçon , ma fille. Souviens-toi

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qu'on ne doit jamais rougir d'un bienfait, quelle que soit la main qui le dispense , et rappelletoi ce que dit à ce sujet le bon Lafontaine dans une de ses Fables :

« Il faut , autant qu^on peut , obliger tout le monde : On a souTent besoin d^un plus petit que soi. »

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