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éclat Qt $Qaê faste , mais au bruit de l'ivresse et des cp^s 4e joie de tous les habitans du pays, Léonore fit placer Spzanne à ses c^tés , et lui rendit les mêmes hoooeurs qu'à sa véritable mère : elle traita Suzette comme sa sœur ; et pour consoler Jacques de n'avoir pas le tableau qu'il était yeuu lui commander à Paris, elle lui promit de copier le groupe du milieu qui le représentait assis sur sa charrue, et d'y ajouter , à la place du dîner du laboureur que lui apportait Suzette , le bel enfant dont elle ne tarderait pas à le rendre père. Elle s'engagea en même temps à faire , pour le pendant de ce grand tableau , l'image fidèle du moment mémorable où , M. de Solange la choisissant pour son épouse , elle avait reçu les premières caresses de ses enfans , et leur avait promis de remplacer leur mère.
Léonore fut fidèle à tous ses engagemens. Elle fit jouir son mari d'un bonheur inaltérable, ses enfans de la tendresse la plus constante. Elle fit Suzanne , sa vie durant , l'économe générale du château ; Suzette , la principale fermière et fut la marraine de son enfant. Elle
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voulut que la bonne marchande fruitière vint passer quelques jours avec eux, pour participer à la joie générale ; enfin elle orna les appartemens du château d'un grand nombre de tableaux qui représentaient les différentes époques de sa vie , et depuis ce temps on ne cesse , dans tout le pays de Caux , d'approuver le choix de M. de Solange , et de se rappeler ks Sœurs de lait.