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LES TROIS FRÈRES ET LES TROJS SŒURS I

apporta ce qu'il venait de dire. Après que tous deux eurent mangé, le sanglier la racine de gouet *, et l'autre le gâteau de farine fine et les poissons frits, le combat recommença, jusqu'à ce que le jeune homme abattit le sanglier ; il lui regarda les défenses, en vit une qui était d'or et d'argent, et, l'ayant fendue, il trouva à l'intérieur un lièvre, dont il ouvrit aussi le ventre, où étaient trois pigeons.

Revenons maintenant à Demi-fer demihomme. A peine le sanglier avait-il expiré, qu'il se sentit mal ; et, quand le lièvre eut été ouvert, ce fut encore pis; il ne pouvait plus se tenir sur ses pieds. Ensuite le jeune homme coupa la gorge à deux des pigeons qu'il avait trouvés, et, gardant le troisième à la main, il revint à la maison de Demi-fer demihomme. En le voyant, celui-ci essaya de se lever, mais il en fut incapable, et, le jeune homme ayant tué le dernier pigeon, il expira sur-le-champ.

Ce jeune homme prit sa femme, monta

i. Cette circonstance est évidemment de trop, et elle

manque, avec raison, dans les nombreuses répétitions de ce combat qu'offrent les contes grecs.

avec elle sur le dos du faucon, et, descendus de la montagne, ils s'en retournèrent chez le roi qui, en les voyant, fut transporté de joie et leur fit un festin magnifique.

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