‹ Contes albanaisChapitre 42 sur 80 · LE PECHEUR I 5 I · texte numérisé non relu

LE PECHEUR I 5 I

quand il meurt, n'est plus rien, son œil se ferme , et tout ce que sa cupidité avait amassé, il le laisse ; de même la feuille qui, aussi longtemps qu'elle était nette, pesait davantage ; mais maintenant qu'elle est souillée et cachée sous la boue, au lieu d'avoir augmenté en poids, comme cela se devrait, elle est devenue tout à fait légère , salie comme elle l'est '.

— Bravo ! s'écria le roi, puisque vous avez deviné la chose, et que vous me l'avez fait comprendre, je vais vous récompenser largement, — et il leur donna la moitié de son royaume*

i. Cette explication, fort peu claire, fait penser à la définition que Voltaire a donnée de la métaphysique. Le roi s'est contenté à peu de frais.

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