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LÈS FIANÇAILLES

Lorsque des fiançailles doivent avoir lieu, le père du jeune homme et celui de la jeune fille, étant sortis de la ville sans être accompagnés du futur, se prennent par la

i. Le texte est à la page 126 du Manuel. Quelques-unes des notes dont il est accompagné, ont dû être répétées ici.

Il faut plaindre les fiancées albanaises : rester debout dans un coin, couvertes d'un voile, sans boire ni manger (comme je l'ai vu à Avlona, une ville pourtant), c'est une triste manière de passer « le plus beau jour de la vie ». Encore si l'avenir les dédommageait !

igO CONTES ALBANAIS

la main, s'embrassent et s'entre-félicitent de cette manière : Puissent-ils (les époux) prospérer et vivre longtemps !

De dix jours à un mois après, réchange de Panneau ' a lieu dans la maison de la fiancée. Le père du marié, mais non le marié luimême, s'y rend avec ses proches parents; le père de la mariée invite aussi les siens, et on fait venir un prêtre.

Le prêtre, ayant pris un gobelet rempli de farine, y met Panneau du fiancé et celui de la fiancée; après quoi, tout en récitant des prières, il échange les anneaux et remet celui du gendre au père de la jeune fille, et celui de la fiancée au père du futur, pour qu'ils le gardent jusqu'au jour du mariage; ensuite on s'adresse mutuellement les félicitations ordinaires.

Au bout d'un mois ou deux, le père du fiancé, accompagné de son fils et (\e ses parents, va (chez la fiancée) pour y recevoir le mouchoir de soie ; ils chantent et boivent des santés, lorsqu'on leur apporte les douceurs ' , et, au moment du départ, la belle-mère

i . L'anneau nuptial, V alliance.

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