‹ Contes albanaisChapitre 56 sur 80 · FATIME · texte numérisé non relu

FATIME

Cette formule initiale des contes albanais :

« Il était, il n'était pas », appartient aussi mot pour mot aux magyars, Volt nem volt . Elle est

i» La traduction de J. G. Hahn contient cent deux contes grecs (n M 1-94, 108-114) et douze albanais (n** 95- 107.) Les contes grecs seront ainsi désignés. n u ..., H., les autres, par ^albanais .

quelquefois, dans Y Abeille albanaise, remplacée par celle-ci : « Il a été, puisse cela ne pas être. » Là aussi, la formule finale est ordinairement : a Ce n'est pas un conte que je vous ai dit, mais j'ai voulu vous tromper. » Quelques contes grecs ont au début : « Commencement du conte et bon soir à votre seigneurie », et à la fin : « Je n'étais pas là, et vous n'avez pas non plus besoin de me croire. »

Pour les sœurs envieuses, qui se retrouvent aussi au n° 3, et les objets plongeant dans un sommeil léthargique, voyez Psyché, et Hahn, passim.

Le fuseau de la Belle au bois dormant, qui a aussi cette propriété de causer une (mort apparente, a été rapproché, par l'intermédiaire de la rédaction allemande, intitulée Dornrœschen, de l'épine dont Velin se sert, dans l'Edda, pour endormir profondément la Valkyrie Brûnhild. (J. Grimm, préf. de la traduction du Pèntamerone.)

Le n° to3 (albanais*, de Hahn, offre quelques trait de Fatimé. La même question, sur la beauté, y est faite au soleil; Marigo est empoisonnée (vergiftet) par son père, au moyen «l'une bague et d'une épingle à cheveux et déposée dans un cercueil de perles, qu'on suspend par quatre chaînes d'argent à un arbre, au-dessus d'une fontaine; le fils du roi l'y trouve et sa mère ranime Marigo.

Cette sépulture sur un arbre serait, selon Cas-

RAPPROCHEMENTS 2o3

trén, un usage ta r tare, commun, on le sait, au* Peaux- Rouges d'Amérique.

Chevaux qui s'effrayent d'une femme montée sur un arbre, au-dessus de l'abreuvoir, H., n os i et 4g.

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