‹ Contes albanaisChapitre 69 sur 80 · LES DIABLES DUPES · texte numérisé non relu

LES DIABLES DUPES

Le conte grec, H., 68, et variante, est beaucoup plus développé et a bien d'autres incidents. Au n* 68, c'est un démon, et dans la variante un être à « Tête de chien », qui est le maître de diablerie, et, quoique cet enseignement par le diable soit le fond du récit, il y est comme noyé. Le disciple se change non-seulement en cheval, mais en « bain », et dans le conte serbe (Vouk, n* Q, le diable et son apprenti), en une a boutique de marchandises ».

Voyez l'introduction au Pantchatantra, p. 411, où Benfey voit l'origine de semblables contes dans les récits des disputes entre saints bouddhistes et brahmanes.

i4l' CONTKS ALBANAIS

La tendance quelque peu moralisante de ce conte, vers la fin, me semble trahir une origine musulmane. Le lion est de la même famille que le baudet qui sert à vêtir Peau d'dne; mais il fait les choses plus proprement. Cet âne, familier aux contes allemands, est très brièvement mentionné dans deux contes grecs seulement, comme a faisant de l'or », mais il n'est pas dit par quel coté. Au n° 43, c'est le serpent qu'une femme a mis au monde à la suite d'un souhait (voyez p. 216), qui en fait cadeau à sa mère, pour lui fournir un moyen d'existence.

L'Ane d'or d'Apulée n'a rien de commun, on le sait, avec ceux dont il vient d'être question ; ce nom, expression de l'admiration pour l'œuvre de l'Africain, signifiait l'Ane par excellence, l'âne valant son pesant d'or (Bétolaud).

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