SUPPLÉMENT
rien, ma sœur; car, en oiseaux qu'ils sont, ils ne font que chanter. Ils passèrent outre, et les moineaux se mirent à chanter :
Tsiou, tsiou, tsiou, — voilà le vivant qui passe avec le mort. Et de nouveau la sœur interroge Constantin, mais il lui fit la même réponse qu'auparavant. Ils continuèrent leur voyage, et, comme ils approchaient du pays, les coqs se mirent à chanter : Ki ki ki, — voilà le vivant qui passe avec le mort. Enfin, quand ils furent proches de leur maison, Constantin trompa sa sœur, en lui disant :
Va en avant, je te suivrai, — et il rentra dans son tombeau. La sœur, arrivée à- la maison, frappa à la porte : toc, toc, toc.
La mère demanda : Qui est là? — C'est moi, ta fille, ouvre-moi. — Et elle lui répondit : Tu n'es pas ma fille. — C'est moi, reprit-elle. A la fin la vieille lui dit : Mets le petit doigt de ta main dans l'ouverture de la porte,, que je le voie d'abord, et ensuite je t'ouvrirai. La fille fit passer son doigt par l'ouverture de la porte, et, dès que la mère le vit, elle expira sur-le-champ à l'intérieur de la maison, et la fille au dehors de la porte. Ce n'est pas un conte que je vous ai dit, mais j'ai voulu vous tromper.