CHANSON PHILOSOPHIQUE
AIR: Toujours seule, disait Nina {^de Laiijon).
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S'il a, comme le bon Hen-
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ri, Dès le ber - ceau ehé-ri , Ri;
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Vrai, sen - sible pt re-con nais - sant,
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Si l'homme , en graadissant , Sent que pour
l'a-mi-tié , pour l'a - mour D'un Dieu
juste il re - eut le jour. Chantant Bac-
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chus, Il ne faut plus , Pour qu'il soit
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É -pi-cu-rien, Rien.
Quand il boit , aime, chante et rit, Tout disciple érudit Dit:
«La vie, hélas ! n'est qu'*un instant « Qu'on perd en hésitant « Tant :
« Profitons du jour qui nous luit j « En attendant celui qui suit « Aimons, chantons, e< Et répétons « Que tout plaisir vaut son prix , (« Pris. >i
 quarante ans il peut ainsi Vivre sans nul souci , Si, Voyant , sans chercher le pouvoir, Les gens quMl croit devoir Voir, Il fuit les tristes favoris Et d^Esculape et de Thémis (i) j Car à leur cour, Comme en amour, Celui qui fait un serment Ment.
S'il sent, après soixante hivers, Et son cœur et ses vers Verts ; Et si l'Amour, qui l'enchaîna , Et qui le couronna, N'a De son feu laisse' que moitié' , lîacchus , les Muses , l'Amitié Dans ses désirs.
Dans ses plaisirs Lui font retrouver partout Tout.
(1) L'homme qui n'a ai mitladics ni procès vit doublement iMnreux. (Saivt-Évuemokt )
^gP CHANSONS.
Quand Bacchus lui dit plusieurs foià, Le voyant aux abois :
Bois ; Quand de chez lui, fuj-anl la mort, Momus, plaignant son sort , Sort, Aux décrets e'terncls soumis , Il embrasse encor ses amis { Puis vers les cieux Levant les yeux , Il descend fier au manoir Noir.
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