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LE REAEIL DU PEUPLE

Par J. M, Sou RI au ÈRE , musique de P. Gaveaux,

JL EUPLE français , peuple de frère ^ Peux-tu voir sans frémir d horreur Le crime arborer les bannières Du carnage et de la terreur :

Tu souffres qu'une horde atroce Et d'assassins et de brigands , Souille par son soufle féroce Le territoire des vivans.

Quelle est cette lenteur barbare ?

Hâte-toi , peuple souverain , De rendre aux monstres du Ténare Tous ces buveurs de sang humain :

Guerre à tous les agens du crime !

Poursuivons-les jusqu'au trépas \ Partages l'horreur qui m'anime , Jîs ne nous échapperont pas.

Ah ! qu'ils périssent , ces infâmes El ces égorg&'iïs dévorans , Qui portent au fond <ie leurs âmes Le crime et l'amour des tyrans l Mânes plaintifs de l'innocence , Appaisez-vous dans vos tombeaux :

Le jour tardif de la vengeance Fait enfin pâlir vos bourreaux.

Voyez déjà comme ils frémissent :

Ils n'osent fuir, les scélérats

Les traces du sang qu'ils vomissent Décèleraient bientôt leurs pas.

Oui , nous jurons sur votre tombe, Par notre pays malheureux , De ne faire qu'une hécatombe De ces cannibales affreux.

Beprésentans d'un peuple juste , O vous , législateurs humains î De qui la contenance auguste Fait trembler nos vils assassins :

Suivez le cours de votre gloire , Vos noms, chers à riiumanité , Volent au temple de mémoire , Au sein de l'immortalité.

FIIY.

LE

IPâMia-KDMIL

A. PIHAN DELAFOREST,

RUE DES NOYERS, U" 5j .

LE

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