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PAUVRE TROMPETTE

tout près de la rue Gît-le-Cœur, une des plus vieilles rues de Paris, à s’en rapporter à la contexture de son nom, sur le quai des Augustins, il est une modeste boutique de bric-à-brac, enchâssée entre deux magasins de librairie, qui semblent l’avoir serrée comme dans un étau, tant sa façade est étroite. Cependant , malgré l’étroi-

lesse de la devanture , le flâneur peut encore' remarquer :

Une boîte de coquillages mêlés, affichés 'a trois sous la pièce ;

Un aigle empaillé , tenant une poule dans son bec, très-bon pour faire l’ornement d’un plafond;

Une petite grotte en pierre à Jésus et en cailloux , avec un morceau de glace pour figurer de l’eau , et une grappe de raisin factice ; de grandeur naturelle, qui ombrage la grotte.- Le tout; parfaitement imité, sous globe; et destiné, selon l’inscription , à meubler une cheminée ;

La cathédrale de Strasbourg; en liège, sur une’ échelle de deux millimètres par mètre; joli travail de patienee ;

Un médailler à cases veuves de médailles ;

Des cadres vermoulus, sans toiles, que lè1 temps , ce terrible vandale , a dédorés ;

Plusieurs portraits de famille , Louis treize , quatorze , quinze et seize , troués , éraillés, sortis d’un grenier et qui brûlent d’y rentrer ; des tru-

meaux, peints à coups de brosse, qui ont dû éclore sous le pinceau d’un peintre en bâtiments, admirateur de Lancret ;

Deux violons, dont l’un sans cordes et l’autre sans âme;

Une lyre et une harpe avec ornements égyptiens, monuments du bon goût de nos aïeux du Directoire ;

Sept guitares en fort bon état ;

Deux cadres de papillons de diverses familles ;

Un potiche du Japon , sans couvercle ;

Une pendule, d’un agréable modèle, en cuivre parfaitement doré, dite pendule à sujet. Sur le socle est figuré un jeune et brillant Espagnol, accompagnant à la mandoline une femme qui chante le morceau : Je suis Lindor ;

Un coco travaillé par la main des forçats;

Une branche d’arbre, en imitation, portant deux serins empaillés, attestant par la rareté’ et le dépouivu de leur plumage que la mort les surprit il y â près de dix ans ;

Une signature autographe de Napoiéon , encadrée ;

Un lot de livres dépareillés ;

Une multitude d’objets flétris, cassés, ébréchés* mutilés , sans valeur aucune , qui représentent la boutique de bric-'a-brac pauvre. A part celles du quai Voltaire et celles du bouievart, toutes ces boutiques ont un aspect malheureux. Elles ont une telle affinité que le catalogue ci-dessus pourrait s’appliquer à toutes ;

Enfin , une petite affiche aux carreaux , ainsi conçue : Viëville, naturaliste-préparateur, exécute tout ce qui concerne son état ; il montre à empailler aux jeunes demoiselles. (Au-dessous de la pancarte viennent une série d’yeux de verre destinés à tous les animaux de la création).

Sur un vieux fauteuil , dans la boutique, était assise une vieille et petite femme, autre bric-àbrac vivant. Elle avait de petits yeux gris-vert qui annonçaient assez peu la bonté , et une bouche portant un sourire d’une affreuse méchanceté.

Ses cheveux étaient d’un noir si brillant et si bien frisé qu’ils ne pouvaient pas être naturels ; en effet ils étaient le produit de l’industrie capillaire que l’on désigne sous le nom de tours. — Le nez de la vieille femme , gros , rougeaud et rubicond, aurait attesté aux moins voyants une certaine passion pour les produits de Bacchus. Ce tour, ce nez et ces yeux verts appartenaient à Mme Ricois.

Madame Ricois n’avait pas toujours eu la triste boutique du quai St-Michel. Elle fut propriétaire d’un riche magasin du quai Malaquais. Son mari vivait alors; il n’était pas artiste, le brave homme, mais il sut profiter de la lureur qui poussa tant de gens à ne se meubler qu’en gothique , et il avait une adresse merveilleuse pour flairer et pour acheter un manuscrit , un vieux tableau , une pâte-tendre. Tous les ans, Ricois parcourait la province , très- content d’échapper à l’humeur acariâtre de sa femme; et il faisait des affaires d’or avec les provinciaux très-joyeux de se dé-

faire (le meubles qui emplissaient leurs greniers.

Un jour, Ricois mourut, laissant à sa veuve une grande fille de 17 ans et son magasin du quai Malaquais ; trois ans après, la veuve, presque ruinée, était obligée d’abandonner à ses créanciers son riche magasin. Les créanciers lui laissèrent emporter de quoi former un petit commerce de bric-h- brac. Ce fut alors qu’elle maria sa fille à un jeune naturaliste, empailleur, du nom de Viéville. Le fonds du quai St -Michel fut donné comme dot à Eugénie, à la condition que les nouveaux époux feraient vivre leur belle-mère.

Pendant les voyages de son mari, Madame Ricois se livrait h son aise à sa passion favorite ; faut -il l’avouer! elle aimait les liqueurs douces. Un vieux bahut, dont on n’avait jamais trouvé la vente , gardait précieusement l’anisette , le ratafia, le curaçao, le marasquin. Madame Ricois n’avait qu’un confident ou plutôt un complice de sa passion , c’était Trompette.

Un jour de printemps qui commence cette

histoire, Trompette, qui n’était pas une curiosité à dédaigner en présence des curiosités de la boutique, entra mal éveillé en se détirant les jambes. Trompette est le petit chien chéri , l’enfant gâté de la maison, grognon, laid et d’une graisse monacale. C’est un chien comme Henry Monnier en dessine souvent. Il a un poil fauve et une figure déplaisante. Il crie sur le pas de la boutique quand un gros chien passe , et il va bien vite se fourrer sous les jupons de maîtresse » si le gros chien fait mine de s’arrêter. Trompette a treize ans, et, quoique déjà vieillard, il s’adonne aux liqueurs fortes. Il ne faut pas trop le blâmer, c’est Madame Ricois qui l’a habitué à la boisson,

— Ah ! te voilà , gros loulou , dit - elle , tu t’éveilles bien lard. As -lu bien dormi? Allons, viens baiser maîtresse.

Trompette, qui faisait une façon de toilette, ne répondit pas à cette aimable invitation.

— Gros ingrat, c’est comme ça que vous reconnaissez mes bontés. Ah ! il dort encore , le

petit lâche. Voulez-vous venir tout de suite baiser maîtresse ?

Madame Ricois prit le chien délicatement , le posa dans son giron, et l’embrassa sur le museau en lui tapotant doucement le ventre.

— Ah ! mon petit sien , je vois bien ce que vous voulez , vous demandez votre café au lait , gros gourmand, on va vous le servir. Encore un bécot ?

Le bécot pris plutôt que donné, elle avança une jatte de café au lait à Trompette, qui se mit gravement à remplir l’importante fonction de déjeuner.

Vié ville entra. Le front de Madame Ricois se plissa.

— Le propriétaire sort d’ici à la minute , ditelle d’un ton sec; vous avez dû le rencontrer...

— Non , belle-maman.

— Moi, je suis tranquille, là, sur mon fauteuil; je crois que tout va pour le mieux ; pas du tout, il vient un homme qui me fait des scènes à renverser des maisons... Aussi, pourquoi ne lui

payez-vous pas son loyer à cel homme?... Quand on doit , faut payer , je ne connais que ça.

— Mais, belle-maman...

— Vous n’avez toujours que des mais dans la bouche. Croyez- vous qu’on fait honneur a ses affaires avec des mais et des si...

Viéville ne pouvant pas répondre, se mit à marcher dans la boutique ; par mégarde il marcha sur la patte de Trompette, qui jeta un cri perçant et se réfugia près de sa maîtresse en grognant et en montrant les dents.

■ — Ah ! le vilain gendre ! Dieu ! que vous êtes bête...

— Mais, belle-maman...

— Pauvre Trompette , mon gros chéri , c’est un méchant ; fais pas attention , montre-moi voir ta petite papatte... Vous l’avez fait exprès, j’en suis sûr, pour me faire oublier ce que je vous disais... Dites, oui ou non, si vous voulez payer le propriétaire ; je ne veux pas l’avoir continuellement sur le dos...

— Mais, belle-maman, M. Christophe doit m’apporter deux cents francs pour les oiseaux que je lui ai empaillés...

— Un propre commerce que votre empaillement... Ah ! si j’avais su, comme j’aurais gardé ma fdle... Vous me disiez que l’empaillement rapporte au moins quinze cents francs ; moi , je crois ça tout bonassement et je fais la sottise de vous donner ma fdle ; pas du tout ! vous ne gagnez pas tant seulement huit cents francs... Vous empêchez la vente des curiosités avec tous vos oiseaux ; on ne vient plus ici pour acheter , on croit que nous ne tenons que des serins. Dieux ! si le pauvre Ricois vivait encore , il en ferait une maladie de voir cette boutique ici. C’était si beau, sur le quai Malaquais, il ne venait que des gens à équipages, et polis, et honnêtes, qui me faisaient toute espèce de galanteries, et qui payaient...

— Tout ça n’est pas de ma faute...

— Comment! pas de votre faute... Ne vous

ai -je pas (lit mille et mille fois : — Laeliez -la vos serins et courez les ventes , achetez des meubles gothiques. . . Mais vous n’avez pas d’astuce pour un liard... Voilà qu’on dit que le Louis- Quinze est à la mode, on cherche, on s’inquiète... Ouitch ! monsieur reste là les bras croisés à empailler des drogues d’animaux... Vous en vendez beaucoup, pas vrai? J’aime encore mieux le coquillage... Au moins, ça ne pourrit pas comme vos bêtes, fit-elle en montrant les serins déplumés sous un bocal.

— Permettez , belle-maman , ces oiseaux proviennent de votre fonds du quai Malaquais. Et même , je vous avais déjà demandé plusieurs fois la permission de les faire disparaître.

- — Et pourquoi cela, cacher la marchandise?

— Parce que ces oiseaux déplumés me font tort... On croit que c’est moi qui les ai préparés, Ct • • •

— Allons, maintenant, voilà que vous êtes jaloux de celui qui les a empaillés. Et moi, j’y

tiens à ces bêtes ; si elles sont vieilles , ce n’est pas leur faute.,. Vous n’êtes seulement pas capable de faire des branches d’arbre aussi bien imitées... C’est la jalousie qui vous fait parler, et vous cherchez à détourner mon attention du propriétaire , qui va revenir, cet homme.

— Hé! dit Viéville poussé à bout, qu’il revienne !

— Ah ! c’est comme ça que vous le prenez , dit-elle, en éclatant. Mauvais gendre, qui laisse tous les tracas à sa 'pauvre mère qui s’est ruinée pour établir ses enfants...

Viéville ne voulant pas en entendre davantage, sortit. Viéville était un jeune homme blond et doux , qui était devenu amoureux de Mlle Ricois, alors que le magasin du quai Malaquais prospérait. Cependant, il n’épousa la fille du marchand de curiosités que lorsque les affaires prirent une mauvaise tournure. Il espérait pouvoir mener une vie tranquille et heureuse , à l’aide de son art de naturaliste ; mais Mrae Ricois ayant la

surveillance de la caisse dépensait immédiatement en liqueurs les moindres sommes qui y entraient. Aussi, à chaque terme ou à chaque échéance, était - il difficile de solder les créanciers ; alors , Mm* Ricois faisait des scènes h son malheureux gendre , qu’elle accusait de manger tout. Viéville avait cru obtenir la paix de sa terrible bellemère en lui laissant le soin de la caisse , mais le caractère impérieux de Mmo Ricois n’avait fait que se développer en raison des concessions de son gendre. Pour entretenir le moins possible de relations avec Madame Ricois , il s’était logé au second étage de la maison. Heureusement pour lui, sa femme n’avait pas hérité du caractère irascible de sa mère , et il vivait paisiblement avec elle , sans jamais se plaindre des orages de famille qu’il avait à essuyer. Viéville n’accusait ouvertement que Trompette. Trompette était un instrument de discorde dans la maison. C’était Trompette qui lui avait aliéné le cœur de Madame Ricois. Si la haine s’était amassée dans le cœur

de Viéville, à l’égard du chien chéri de Madame Ricois, celui-ci le lui rendait bien. Trompette se souvenait d’avoir été fouetté honteusement par le naturaliste, pour avoir un jour déchiré à belles dents un superbe perroquet mort, destiné a être empaillé. Le crime était grave, ce perroquet appartenant à une vieille dame ; on sait les liens qui existent entre un perroquet et une vieille dame.

Donc , toutes les fois que Viéville entrait dans la boutique , Trompette se mettait à hurler sourdement et faisait en sorte de se faire marcher sur la patte ou à peu près , uniquement dans la méchante intention de voir son ennemi en butte h l’irascibilité de Mme Ricois.

— As -tu quelqu’argent , dit Viéville à sa femme ?

— Non, j’ai donné hier le restant de la monnaie à maman , qui avait à changer.

— C’est que j’ai besoin d’acheter diverses choses pour terminer ces oiseaux.

— Hé bien , va lui réclamer la monnaie que je lui ai prêtée.

Viéville descendit et demanda timidement l’argent à la belle-mère.

— Comment, dit-elle, vous osez encore me demander de l’argent, quand vous devriez m’en donner. Ah ! c’est trop fort !

— Mais, belle maman, ma femme dit vous en avoir prêté hier...

— Et avec quoi voulez-vous que je fasse le fonds de caisse? ne dirait-on pas que vous avez donné des mille et des cents... Au surplus, ne me tracassez pas plus longtemps la tête , je vais sortir ; j’espère que vous garderez bien la boutique une heure ou deux... Prenez bien garde à Trompette , je le laisse , j’ai trop peur qu’il ne se fasse rouer dans les rues... Allons, mon petit sien; arrivez me donner un bécot... Encore un, encore un... adé, soyez bien sage; et vous, ditelle à son gendre en changeant subitement de ton , ayez soin de la vente.

Aussitôt après le départ de sa maîtresse, Trompette se glissa sournoisement sous une armoire. Viéville tomba dans un monde de pensées amères, en songeant au dernier mot de Mœe Ricois : Veillez à la vente. Il regardait les marchandises de la boutique et il les trouvait toujours les mêmes , seulement un peu plus ébréchées, un peu plus moisies et un peu plus déplumées. La cathédrale de Strasbourg, ce joli travail de liège, n’avait jamais trouvé le moindre amateur. La pendule à sujet marquait la même heure depuis cinq ans. On aurait pu douter de l’accroissement du goût musical en France, en voyant les violons, la harpe, la lyre et les sept guitares inamovibles. Pour chasser ces tristes réflexions, Viéville se leva et se mit h arpenter la boutique. En passant près de l’armoire, il entendit grogner Trompette et continua sa marche sans faire plus attention; mais comme il revenait près de l’armoire, un second grognement l’arrêta. Il regarda où pouvait être Trompette , et ne l’aperçut pas. Ce ne fut

qu’a la troisième course, qu’un nouveau grognement lui donna à croire que Trompette pouvait bien être enfermé par mégarde. Il ouvrit l’armoire dont il voyait la clef à la porte pour la première fois , et il vit avec surprise un régiment de bouteilles étiquetées, un étalage complet de liquoriste.

Trompette, qui s’était blotti sous l’armoire, en manière de sentinelle veillant sur un trésor , se mit à hurler plus significativement, et il sortit de sa cachette en s’apercevant qu’un profane osait ouvrir l’armoire.

— Ah ! dit Viéville , voilà donc où passe tout l’argent. Je savais bien qu’on buvait ici , mais j’étais loin de penser à un pareil désordre.

Trompette acculé en face de son ennemi grognait continuellement.

— Tu vas me le payer, toi, dit Viéville furieux. Ah 1 on achète pour cent francs et plus de liqueurs, pendant que ma femme est obligée de boire de l’eau... Ah ! canaille, monstre de chien...

Il se mit h poursuivre le chien qui se réfugia sous un meuble , ce qui donna à Viéville le temps de réfléchir. Aussi renonça-t-il à poursuivre Trompette ; il alla dans l’arrière boutique chercher une jatte. Puis , prenant dans l’armoire une bouteille de curaçao , il la vida dans cette jatte , et il donna à sa voix la plus grande inflexion de douceur en appelant Trompette. Celui-ci sortit de son asile, et voyant un plein vase de liqueur chérie, il oublia ses haines et se mit à lapper le curaçao avec avidité. La première jatte étant terminée, Viéville versa une seconde bouteille; Trompette était en train de prouver qu’il avait autant d’amitié pour l’anisette que pour le curaçao; il avait entamé une troisième bouteille de liqueur des îles, lorsque Mme Ricois entra...

D’un coup -d’œil elle vit l’armoire ouverte, Trompette ivre -mort, et la joie peinte sur les traits de Viéville, qui jugea à propos de se retirer. Dire les flots de malédictions qui sortirent du sein de M""e Ricois serait impossible... T rom-

pelle était couché sur le flanc , l’œil morne , la langue pendante... Au bout d’une heure , il expira sans connaissance. Il ne jeta pas même un dernier coup d’œil à sa maîtresse.

— Je le forcerai à l’empailler, cria Mmc Ricois avec un accent d’héroïne de mélodrame — 5me acte.

Puis, à travers mille sanglots, elle ajouta avec le même accent :

— Non , il ne l’empaillera pas , le scélérat ; il y mettrait des substances coupables... Mais il y a des tribunaux , je le ferai condamner aux galères, sans choses atténuantes... Qu’il descende un peu, le mauvais fds, je lui arrache les yeux...

Pour calmer sa douleur et ses larmes, elle but , elle but même beaucoup. C’étaient des libations en l’honneur des mânes de Trompette. Les libations la conduisirent au sommeil. Ce ne fut que le lendemain que des explications eurent lieu entre le gendre et la belle-mère, explications terribles dont les voisins se souviennent encore ,

à la suite desquelles Viéville partit, laissant à Mme Ricois sa boutique de bric-'a-brac.

M“e Ricois fit empailler Trompette. Elle le mit à l’étalage , avec une faveur servant à retenir un écriteau. Tou$ l’ont vu, il y a un an, sur le quai St-Michel , et ont pu lire au cou du chien :

Six ans de gênes et de privations

POUR DONNER UN MÉNAGE A VlÉVILLE... i/ESCROC !!!

PLUS MÉPRISABLE QUE LA CASQUETTE DU BOURREAü!

pauvre Trompette!

ANIMAL PLUS FIDÈLE QUE VlÉVILLE !

28 octobre 1845.

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