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supérieure' à la grammaire ponr être assujétie à ses lois , et'qtii , négligeant par suite de ce Doble sentiment les règles de Taccord des noms 'et du régime des prépositions , écrivait Deo sanctam ou Credo Dei est sanctas. Le manuscrit d'Abel Yan , dont je dois la communication à M. le comte de Clarac 9 est tout entier dans ce genre de latinité. Il n'est pas bien \ étonnant qu'un Chinois sache mal le latin : ce qui est plus singulier, c'est que celui-ci n'entendait qu'imparfaitement sa propre langue, ainsi qu'on s'en est convaincu en comparant avec le texte plusieurs passages de sa traduction. Un jeune littérateur que je m'honore de compter parmi mes meilleurs élèves , M. Stanislas Julien , a revu cette traduction tout entière , et se lest en quelque sorte appropriée par les améliorations sans nombre qu'il y a faites. Il a lui-même mis en français plusieurs autres compositions de ce genre, et pourrait en donner une collection considérable, si le succès de celle-ci répondait aux espérances des éditeurs. On a revu de la même manière les traductions du P. DentrecoUes. Elles avaient été faites assez légèrement pour avoir besoin d'être vérifiées en beaucoup d'endroits. Le style de ces petites narrations est piourtant en général trèsclair, privé d'omemens et- par conséquent exempt de difficultés. Mais apparemment le misstonnaire n'y arait pas attaché d'importance;
«a plame MYAiite aurait .rendu plqs fidèlement les maxime» de Confueîns, que certains passages de la Matrone de Sowmg. Ce dernier OMite , \t plus piquant de ceux que DentreopHes a traduits» est une preure que les Onnois ont connu ces £ibles milésiennes dont il fiiisait par<« tie , et qui ont couru le monde. C'est la suppo- "Sîtion la plus naturelle qu'on puisse laîre ; car comment imaginer qn'nn second modèle ait pu fournir y au bout de TAsie, TaTenture sur la* quelle est fondé ce récit saticiqae? U est curieux d'examiner la manière dont l'auteur cUnois s'y est pris pour accommo<ler ce sujet aux mesura de son pays. L'idée de réyentatl , l'indignation de la femme de Tchoaang-tseu à la pensée d'une légèreté comme celle de la première.
Teure, sont des traits de génie , que Voltaire n'a pas dédaigné d'emprunter au conteur chinois , «t dont celui-ci n'était pas irederable aux premiers inventeunu Le dénouement de la Matrone de Soung est d'une rare extravagance.
Ceux des autres nourelles » en général , «i sont aussi la partie faible. C'est que l'idée ingénieuse qui se présente k un auteur , et les déyeloppe* mens agréables qu'il sait y donner , ne le soutiennent pas toujours jusqu'au bout, et que s'il y a mille moyens rariés, pour. former une intrigue , il n'y en a qu'un très-petit nombre poor la dénouer. Molière y dans son che^oa- ▼re y un célèbre auteur de not jours dans ses
rQinuit.les plqt estknét^ nous foiiniiiiâent la IMpeu^e dé cette difficulté, qui n*a pas étë'comp](èt«meiit "ékiàée dans les Deua Jumelles^ les TAmdrêsMpmoiyïOmhr^dans VEau, et dansd'antms nouvelles dent le sujet est gracieux , mais dontla temmuôson laàsse quelque chose à
On a rem sur le texte original les contes traduits pai Dentrecolles et M. Thoms , et Fou peut assurer qnek^ premiers sont bien plus exactement rendus dans cette édition que dans celle qui fait partie de là collection de Duhalde. On a aussi rectifié les noms propres que l'nsage est maintenant d'écrire d'après Torthographe française. Il est resté , à oec égard , plusieurs irrégularités, smtout dans les nouyeltes traduites par M. Dayis , parce que nous ne possédons pas le texte chinois de ces dernières ; ni celui qui a réuni les matériaux de cette collection , ni les personnes qui lui ont prêté leur assis* tanoe^ ne sauraient donc être responsahles de cette partie de Tonfrage, dont l'exactitude a pomr garant le talent bi^n connu de M. Davb tout seul. Feu M. de Sorsnm , qui a traduit de l'anglais les Trois Biag€s , s'est attaché ft la prtouère vernon de cet auteur, imprimée à Canton, et qa*on ne saurait se procurer main^ tenant en Europe. Le traducteur anglais a app<Nrté lui*méme quelques diangemens à sa version., en la fiaisant imprimer à Londres, il y a
cinq ans. Mais quoique ces chaDgemens consiëtent principalement en suppressions , ils n'ont pas paru tourner à l'a-vantage du récit qui est deyena un peu sec et décharné. Les développemens de mosurs, les particularités qui se montrent dans les conversations sont ce que M. Davis a cru devoir abréger, et c'est justement là ce qui fait rechercher ces petites compositions avec plus d'intérêt , et ce qui les fait lire avec pins de curiosité. C'est , pour fidre éviter l'ennui , un grand moyen que d'être court ; mais il ne fiint pas en abuser.
L'HÉftOISMB