‹ Contes de Boccace; (volume 2)Chapitre 12 sur 68 · LA TRANSACTION · texte numérisé non relu

LA TRANSACTION

La reine ayant achevé le récit de sa nouvelle , tous bénirent le ciel d'avoir enfin récompensé la constante générosité de Frédéric. Dioneo, qui n'attendait jamais qu'on lui Gommandàt de parler, prit la parole en ces termes :

Je ne sais si c'est un vice d'éducation parmi lei hommes, ou si c'est un travers qu'ils tiennent de la nature , d'être frappés plus vivement et d'une manière plus agréable des actions déshonnêtes et criminelleî que de celles qui sont décentes et louables. Ce qui est certain, mes belles dames, c'est que les gaillardises que je vous ai débitées jusqu'à présent ne m'ont été inspirées que parle désir que j'ai de vous égayer et de vous divertir plus que ne le font les autres, Je vais tacher de le faire encore par la nouvelle que vous allez entendre. Je ne vous cacherai point, mesdames, que

DR BOCCA* :f. C)Q

le sujet n'en est pas hop honnèie à certains égards ; mais il pourra vous amuser, et c'est assez pour que je vous le raconte sans crainte. Vous pourrez faire , d'ailleurs, en l'écoutant, ce que vous faites quand vous vous trouvez dans un jardin émaillé de fleurs ou à la vue d'une belle rose : vous avancez vos mains délicates pour la cueillir, en laissant de coté les épines. Vous laisserez également à l'écart l'infamie d'un des personnages dont je vais vous entretenir, pour ne vous amuser que des fourberies galantes de sa femme, et prendre part au malheureux événement qui l'a compromise aux yeux de son méprisable mari.

Il n'y a pas long- temps qu'à Pérouse vivait. u« homme fort riche, nommé Pierre Vinciolo, fort connu pour aimer les plaisirs, mais soupçonné d'indifférence pour ceux que les femmes procurent. Afin de détruire dans l'esprit de ses compatriotes ces soupçons trop fondés, il prit le parti de se marier, et épousa une demoiselle bien propre à le ramener dans le bon chemin. Elle était jeune, grande, robuste, les yeux vils, d'une compiexion , en un mot , qui eût demandé deux maris au lieu d'un. Malheureusement pour elle, celui qu'elle venait d'épouser n'était rien moins que disposé à bien remplir les devoirs du mariage : son goût et' son penchant l'éloignaient des femmes ; il couchait avec la sienne le moins qu'il pouvait, et seulement pour lui donner le change lui- le vice honteux dont il était en-

ÎOO CONTES

tiché. Cette conduite ne contentait point la dame-, et comme elle ne pouvait soupçonner d'impuissance son mari, qui était vigoureux et à la fleur de son âge, elle se douta de sa dépravation , et commença à s'indigner.

Elle débuta par les reproches, et finit par les injures. C'était tous les jours nouveaux débats, nouvelle guerre dans le ménage-, mais, voyant que toutes ces querelles n'aboutissaient qu'à altérer sa santé, sans pouvoir réformer son indigne époux , elle résolut de le punir de son indifférence. Puisque ce malheureux , dit-elle en elle-même, ne me rend point le devoir auquel il est obligé par le mariage, et qu'il m'abuidonne ainsi à la fleur de mon âge pour satisfaire un mauvais penchant, il est juste que je me pourvoie de quelque galant qui me dédommage des plaisirs dont il me prive. Je ne lui ai apporté une bonne dot et ne l'ai accepté pour mari que parce que j'ai cru qu il était homme, et qu'il aimait ce que les autres aiment et doivent aimer. Il savait que j'étais femme ; il ne devait donc pas me prendre, puisqu'il n'aimaii pas mon sexe. O l'infâme! non, je ne lui pardonnerai jamais de m'avoir ainsi trompée. Si j'avais voulu renoncer aux plaisirs du monde, je me serais faite religieuse ; mais, puisque je n'y ai point renoncé, pourquoi en serais-je privée ? Dois-je laisser passer ma jeunesse sans jouir de son plus bel apanage? Quand je serai vieille, on ne voudra plus de moi : mettons donc le temps à profit, afin de nous épargner des regrets inutiles quand cet heureux; temps sera passé ; il m'en donne lui-même

l'exemple. Mon infidélité sera moins criminelle que la sienne : je ne blesserai que les lois de convention, au lieu que lui blesse en même temps ces lois et celles de la nature.

La tête remplie de ces louables idées , clic ne songea qu'aux moyens d'exécuter secrètement son projet. Elle s'adressa , pour cet effet , à une vieille entremetteuse , qu'on aurait prise pour une sainte, a en juger par l'extérieur. Cette femme avait toujours le chapelet au poing , et passait la plus grande partie du temps dans les églises : elle n'ouvrait la bouche que pour bénir le Seigneur, louer la vie des saints, ou parler des plaies de saint François : en un mot, on l'aurait canonisée sur sa mine. La belle prit son temps pour s'ouvrir à cette bonne hypocrite. Ma fille, répondit la vieille béate, j'approuve votre dessein; et, quand votre mari serait moins coupable , vous feriez très-bien de mettre a profit les instans précieux de votre jeunesse. Pour toute femme qui a du jugement, il n'est point de regret plus cuisant que celui d'avoir perdu le fruit de ses belles années. Une femme âgée n'est bonne à rien ; je le sais par ma propre expérience. Dieu sait aussi si je regrette tous les momens que j'ai perdus quand j'étais dans mon printemps. Ce n'est pas que n'aie pris ma bonne part des plaisirs de la vie; mais j'aurais pu en prendre encore davantage ; et, quand je m'en souviens, vous ne sauriez croire les reproches que je m'adresse. A présent je suis vieille, et personne ne me regarde : on trouve que je ne suis bonne à rien , et -aurais de la peine à

trouver quelqu'un qui voulût nie donner un verre d'eau , ou le recevoir de ma main. Il n'en est pas ainsi des hommes; ils ont mille ressources à tout âge, et sont bons à mille choses : car j'ai remarqué que les vieux , à cet égard, valent souvent mieux que les jeunes. Pour nous autres femmes , nous ne sommes propres qu'à faire des en fans : ce n'est que pour cela qu'on nous aime , et ce n'est même que pour cette fin que la nature nous a créées. Songez, ma fille, que lorsque la fraîcheur de votre teint aura fait place aux rides de l'âge , vous serez délaissée de tout le monde : on vous fuira comme un objet ennuyeux et dégoûtant, et vous vous verrez reléguée à la cuisine pour y faire compagnie au chat , ou pour y compter les pots et les écuelles. On fera alors des plaisanteries sur votre figure 5 on s'amusera de vos défauts, et l'on poussera peut-être la raillerie et l'insulte jusqu'à vous chanter la chanson dont le refrain est :

Aux jeunes tous les bons morceaux , Aux vieilles les rebuts , les os.

Pour faire court, ma chère dame, et ne pas abuser plus long-temps de votre patience , j'ose vous dire que vous ne pouviez pas vous adresser mieux , pour seconder votre projet. La seule grâce que je vous demande , est de vous souvenir de moi dans l'occasion : je suis une pauvre femme qui ai besoin qu'on me fassedu bien. Si vous soulagez ma misère, je vous servirai avec zèle; vous pouvez même être assurée d'avoir part désormais

DE BOCCACE. Io3

;i (ouïes nies prières, afin que le Seigneur vous comble de ses grâces , et fasse paix et miséricorde à tous vos amis trépassés.

Tel fut le long discours de la vieille. Il tardait à la jeune femme quelle eût achevé de parler, poi.r lui dire (jue, si elle venait à rencontrer un jeune homme qui passait fréquemment dans son quartier, et dont elle lui fit le portrait, elle tâchât de l'aborder pour savoir s'il serait homme à profiter d'une bonne fortune. Après cette instruction, elle lui donna un morceau de viande salée, et la congédia.

La bonne vieille sut si bien s'y prendre , qu'elle ne tarda point de lui amener le jeune homme. Quelques jours après, elle lui en procura un second, puis un troisième, puis d'autres encore, selon la fantaisie de la jeune dame, qui, à ce qu'on voit, aimait le changement. Elle ne laissait pas de prendre des mesures pour dérober son nouveau genre de vie à la connaissance de son mari, quelques torts quii eût envers elle. Comme elle était de bon appétit, elle multipliait et prolongeait tant qu'elle pouvait les visites des galans , afin de mettre le temps à profit, selon le bon conseii de la vieille entremetteuse. Un jour que son mari fut invité à souper chez un de ses amis, nommé Hercolan, elle crut devoir profiter de l'occasion pour engager la vieille à lui amener un jeune homme des plus beaux et des mieux faits dePérouse, ce que celle-ci fit ii continent. Le dame et le nouveau galant se sont à peine misa table pour souper, que Viflciolo frappe à la porle, et crie qu'on lui ouvre. La belle, entendant la voix de

son mari, qu'elle n'attendait pas si tot, se crut perdue. Elle se met néanmoins en devoir de cacher l'amoureux, qui ne savait trop non plus que devenir. Soit qu'elle n'eût pas le temps de le cacher mieux , soit que la surprise l'empêchât de raisonner, elle le fit mettre dans une espèce de galerie attenant à la salle où ils soupaient, sous une cage à poules, qu'elle couvrit d'un sac. Pendant ce temps, la servante, qui, comme on lèsent très-bien, était dans sa confidence, lève la table à la hâte; et, cela fait, court ouvrir la porte à Vinciolo. Quoi, vous voilà déjà? lui dit sa femme. Vous avez eu bientôt soupe. Je n'ai rien fait moins que cela, répondit le mari. Vous m'étonnez, repritelle -, et d'où vient que vous n'avez pas soupe? — ■ Un accident qui a mis toute la maison d'Hercolan en désordre nous a empêché. A peine nous étions-nous mis à table , lui , sa femme et moi , que nous avons entendu éternuer à quatre pas de nous. On y a fait peu d'attention la première fois; mais nous avons été fort surpris d'entendre le même bruit cinq ou six fois de suite , et même davantage. Ne voyant personne autour de nous , nous ne savions que penser , et nous étions dans le plus grand étonnement : alors Hercolan , déjà de mauvaise humeur contre sa femme, de ce qu'elle nous avait fait attendre un peu de temps à la porte, lui a demandé en colère, ce que cela voulait dire. Comme elle ne lui répond rien, et qu'elle paraît embarrassée, il se lève de table, et va vers un escalier tout pioche de la chambre où nous étions, sous lequel était un petit réduit , d'où il lui a semblé que

DE BOCCACE. IOD

partait l'éternuement. La porte de cette espèce de cabinet , comme il y en a dans presque toutes les maisons , n'a pas été plus tôt ouverte, qu'il en est sorti une puanteur insupportable. Nous avions déjà senti cette mauvaise odeur, et Hercolan s'en était plaint ; mais sa femme s'était excusée, en disant que ce n'était autre chose que la vapeur d'un peu de soufre qu'elle avait brûlé pour blanchir du linge étendu dans cet endroit, Cette fumée s'étant un peu dissipée, Hercolan regarde dans cette cachette , et aperçoit celui qui avait éternué , et qui venait d'éternuer encore par la force du minéral dont la vapeur lui montait à la tête, et qui avait failli à l'étouffer. Se tournant alors vers sa femme : Je vois à présent , lui a-t-il dit , pourquoi tu nous as tenus si long-temps à la porte. Ce procédé mérite une récompense , et je suis trop équitable pour te la refuser : elle sera si bonne , que je me flatte que tu t'en souviendras toute la vie. La femme, sur cela, a pris la fuite, et s'est sauvée je ne sais où, sans chercher seulement à se justifier. Hercolan, sans prendre garde qu'elle s'évadait, a dit plusieurs fois à l'éternueur de sortir promptement de sa niche-, mais, comme il était plus mort que vif , il n'a pas branlé pour cela : il l'a pris par la jambe , et l'a traîné dehors 5 après quoi il est allé prendre son épée, à dessein de le tuer. La crainte d'être enveloppé dans un meurtre m'a fait courir au-devant de lui. Mes cris et le bruit que je faisais pour défendre le coupable ont attiré quelques voisins, qui, voyant le jeune homme à demi mort, l'ont emporté je ne sais où. Voilà quel a été notre souper.

J avais k peine avalé le premier morceau , lorsque cette scène a commencé : ainsi juge si je dois avoir faim.

La dame connut, par ce récit, qu'elle n'était pas la seule femme qqi eût des amoureux , malgré les dangers auxquels ils s'exposent. Elie eût voulu, de tout sou cœur, excuser la femme d'Hercolan; mais, comme il lui semblait qu'en flamant les fautes d'autrui elle se procurerait plus de facilité pour cacher les siennes, elle se mita déclamer contre elle en ces termes ; Voilà. assurément une belle conduite! Qui l'aurait cru? Je Ja regardais comme la plus honnête, la plus vertueuse, la plus sainte de toutes les femmes. Fiez-vous, après cela . à ces dévotes qui ne font les mijaurées que pour mieux cacher leur jeu ! Mais qui pourrait tenter d'excuser celle-là, qui n'est ni jeune ni mal mariée ? Ji faut convenir qu'elle donne là un bel exemple aux autres femmes! Maudite soit l'heure qu'elle vint au monde! Puisse cette femme impure qui vit dans le crime et le désordre être elle-même un objet de malédiction ! L'indigne créature ! elle est la honte et l'opprobre de notre sexe. Est-ce donc là la récompense qu'elle réservait à l'honnêteté de son mari, de cet homme généralement respecté, qui avait pour elle toutes les complaisances et tous les égards possibles? L'ingrato n'a pas craint de le déshonorer, pour prix de ses bienlaits, et de se déshonorer elle-même sans pudeur! Dca femmes de cette trempe mériteraient d'être brûlées vives sans miséricorde.

Après avoir parlé 4s !fl sorte, et n'oubliant pas que

DE non au . 107

son galant était encore sous la cage, elle dit à son mari qu'il était temps d'aller se coucher. Le mari , qui avait plus envie de manger que de dormir, lui demanda s'il n'était rien resté de son souper. De mon souper! répondit-elle : vraiment, nous avons coutume de faire grande chère quand tu n'y es pas! Tu me prends, je crois, pour la femme d'Hercolan... "Va te coucher, te dis-je, tu mangeras demain de meilleur appétit.

Ce soir-là même , les fermiers de Vincilio lui avaient apporté des denrées d'.une de ses métairies, et avaient mis leurs ânes, sans les abreuver, dans une petite écurie qui joignait la galerie où le galant était en cage. Un de ces ânes, pressé par la soif, se détacha et sortit de l'écurie, flairant par-ci par-là pour trouver de l'eau. 11 passa près de la cage sous laquelle était le jeune amoureux, et lui marcha sur les doigts , qui débordaient un peu , car le pauvre diable avait été forcé, par la forme de la cage, de se tenir courbé sur le ventre, et de coller ses mains contre terre pour se soutenir avec moins de fatigue. La douleur qu'il sentit lui fit pousser un grand cri. Vinciolo l'entendit, et fut fort étonné , voyant qu'il ne pouvait venir d'ailleurs que de chez lui. Il sort de la chambre ; et, comme le galant continuait de se plaindre, parce que l'âne avait toujours les pieds sur ses doigts , il crie qui est là , et court droit à la cage. Il la lève, et trouve l'oiseau qui tremblait de tousses membres, dans la crainte que le mari irrite ne lui fit mal passer son temps. Mais Vinciolo, l'ayant reconnu pflur lui avoir fait long-temps et inutilement ~s,i cour, se borna à lui demander ce qu'il venait faire dans

sa maison. Il n'en eut pour toute réponse, sinon qu'il le suppliait de ne lui faire aucun mal. Lève-toi, lui ditil alors , et ne crains rien ; mais tu me diras comment et pourquoi tu es venu ici ; ce que le jeune homme fit incontinent. Le mari, aussi joyeux d'avoir trouvé l'Adonis que sa femme en était triste et affligée, le prit par la main, et le mène à son infidèle, qui était dans une crainte et un saisissement impossibles à exprimer. Eh bien! ma chère femme, lui dit-il en l'abordant, comment justifierez- vous ce trait-ci? Êtes-vous d'avis, à présent, qu'on brûle toutes les femmes de la trempe de celle d'Hercolan? Fallait-il déclamer avec tant de vivacité contre elle, quand vous étiez aussi coupable? Faites-vous plus d'honneur à votre sexe ? Vous ne l'avez blâmée avec tant de hauteur que pour mieux cadur votre jeu. Voilà comme vous êtes faites, vous autres femmes : vous ne valez pas mieux les unes que les au- , très. Je voudrais que le diable vous emportât toutes tant que vous êtes.

La belle, voyant que de prime abord il ne l'avait maltraitée que de paroles, et jugeant qu'elle en serait quitte à meilleur marché qu'elle n'avait cru , ne douta point que son mari ne fût bien aise de tenir dans ses filets un aussi beau garçon. Cette idée la ranima un peu, et elle lui répondit sans paraître émue : Tu voudrais que le diable nous emportât toutes ! J'en suis trèspersuadée, et cela ne m'étonne aucunement-, mais, grâce à Dieu, il n'en sera rien. J'ajoute, puisqu'il faut enfin s'expliquer, que tes imprécations ne m'éliraient point. Auboutducompte, peux-tu raisonnablcmentteplaindrc

DE BOCCACE. IOQ

de ma conduite? Il y a bien de la diâférettb'è entre la femme d'Hercolan et la tienne : celle-là est une bigote , une hypocrite, à qui son mari ne laisse pas d'accorder tout ce qu'elle lui demande : elle ne jeune de rien, toute vieille qu'elle est. Il en est le contraire de moi. Je conviendrai sans peine qu'en fait de vêtemens et de parures tu me laisses peu de choses à désirer : mais ne faut- il que cela à une femme de mon âge ? Tu sais combien il y a de temps que tu ne m'as fait la moindre caresse... J'aimerais mieux aller pieds nus et mal vêtue, pourvu que tu fisses bien le service conjugal, que d'être la mieux parée de toute la ville. Écoute, Pierre, puisqu'il faut te parler sincèrement, je veux bien t'apprendre une bonne fois que je suis femme comme les autres-, ce qu'elles désirent, je le désire aussi : comme elles j'ai des passions, et je dois, comme elles, chercher à les satisfaire. Si tu t'y refuses , peux-tu trouver mauvais que j'aie recours à d'autres? Au moins te fais-je honneur dans mes goûts , puisque je ne m'abandonne , comme tant d'autres, ni à des valets, ni à des malotrus. Tu ne saurais nier que le galant que j'ai choisi ne soit un joli garçon.

Le mari, qui, comme je l'ai déjà fait entendre, n'estimait guère les femmes , et qui commençait à se lasser du clabaudage de la sienne, l'interrompit en lui disant : Allons, ma femme, n'en parlons plus, tu auras lieu d'être contente de moi sur tout ceci : tu sais que je suis bon diable 5 ainsi plus de reproches de part ni d'autre. Tout ce que je demande, c'est à souper; car je crois que ce beau jeune homme n'a pas fait meilleure

Page 1