QUI LIT LES PRÉFACES
Je vous déclare, mon ami , et qui que vous soyez, je vous donne ce nom , selon toute apparence, avec une affection plus sincère el plus désintéressée qu'aucun homme dont vous I jamais reçu; je vous déclare, dK-je, qu'après le plaisir de faire quelque chose qui TOUS 5"it agréable, je n'en ai point ressenti d'aussi \if que celui de lire, d'entendre raconter 0:1 de raconter moi-même une histoire fantastique.
C'est donc à mon grand regret que je me suis aperçu depuis longtemps qu'une histoire fantastique manquoit de la meilleure partie de son charme quand elle se bornoil a égayei l'esprit, comme un feu d'artifice, de quelques émotions passagères, sans rien lai-ser au cœur. Il me sembloit que la meilleure partie de son effet et. .il dans l'Ame, et comme c'esl là, en i
l'idée dont je me suis le plus Bériensement occupé toute ma vie. il \a sans dire qu'elle devoil infailliblement nie conduire à faire une sottise, parce que c'e^t un résultai auquel je nV> happe jamais quand je raisonne.
La sottise dont il OSl question cette fois-ci est intitulée / ■ /'. .' aux If
Je vais \ous dire maintenant pourquoi lu Fnnur Miettet est une sottise, afin de TOUS
épargner trois ennuis assez fâcheux : '.-lin de me le dire ( même après l'avoir Ine; celui de
chercher les raison, de votre main aise humeur d ins un journal ; et jusqu'à celui de feuilleter le livre au lieu de le jeter au vieux papier, pour votre honneur et pour le mien, a côté du Roi dt
Bohême, avant d avoir attenté du tranchant de -on couteau d'ébène .1 la pureté de ses 1:;
toujours vierge-..
.Notez bien toutefois (pie je VOUS engage .1 ne pas commencer, et non a ne pas linii , ee qui
seroil une précaution de luxe , à moins que votre mauvaise destinée ne ^uh ait condamné comme moi à l'intolérable métier d.- lire de, épreuves, ou au métier plus intolérable encore d'analyser des romans.
Allez maintenant I et prenei pitié d.- moi, refrain d- litanies qui n'est pas commun d.m< le» préfaça
J'ai dit BOUVeol que je détestais le \rai dans les art,, et il m'est a\i* que j'aui
changer d'avis i mais je n'ai jamais porté h' même jugement du vraisemblable et du possible, qui me parolssent de première nécessité <\.m^ toutes le, . ompositions de l'es) rit Je consens .1 être étonné; je ne demande pas mieux que d'être étonné, et qui m'étonne le
plus, mais je ne veux pas que l'on se 1110 pie de ui.i crédulité, p.u.e qui nu \ uni