‹ Contes de l'enfanceChapitre 3 sur 5 · X AND · texte numérisé non relu

X AND

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Au pied d'une colline escarpée, blanchissante, appelée Mont-de-Craie, dans le comté de Bedfort, se trouvait une chaumière, ou plutôt une cabane, qu'on aurait pu croire inhabitée, si les passants n'avaient aperçu la fumée qui s'échappait de son toit délabré. One vieille femme habitait cette misérable demeure avec un petit garçon et une petite fille qu'elle avait recueillis, mourant de faim, après

la mort de leur père, qui était un mendiant du pays. Ces pauvres enfants se trouvèrent bien heureux la première fois que la vieille femme les introduisit dans sa cabane, les plaça devant son foyer et leur donna une croûte de pain rassis à manger. Elle ne possédait pas grand' chose, mais ce qu'elle avait, elle le partageait de bon cœur. Son affection pour les orphelins doublait ses forces au travail, et, pour subvenir à leurs besoins, elle ne laissait pas reposer un seul instant son rouet ou son tricot. Elle gagnait encore quelque argent d'une autre façon : quand une voiture venait à gravir le Montde-Graie, elle la suivait, et, au moment où les chevaux fatigués s'arrêtaient pour prendre haleine, elle glissait des pierres sous les roues de derrière,, afin d'empêcher la voiture d'être entraînée sur cette

pente rapide et glissante.

C'était un grand bonheur pou/ les deux enfants de se tenir près du rouet de la vieille pendant qu'elle filait et de causer avec elle. Elle profitait de ces instants pour leur inculquer des principes qui devaieitf leur servir toute la vie, et elle leur recommandait bien de ne jamais les oublier. Elle leur expliquait ce qu'on entend par la vérité et l'honnêteté ; elle leur apprenait à mépriser la paresse et à chercher à se rendre utile.

Un soir, le petit garçon lui dit :

« Grand'maman (c'était le nom dont elle aimait

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