‹ Contes de la familleChapitre 14 sur 31 · LES QUATRE FRÈRES HABILES · texte numérisé non relu

LES QUATRE FRÈRES HABILES

ensemble les mille morceaux du navire, n*auriez-YOus pas tous été noyés misérablement? C'est donc à moi que revient la princesse.

Après ce début, le roi reprit la parole :

— Vous avez tous en eflTet les mêmes droits , c'est incontestable, dit-il; mais comme ma fille ne peut pas avoir quatre maris, elle n'épousera aucun de vous ! Je vais seulement, pour vous récompenser, donnera chacun de vous une part de mon royaume.

Ce* jugement plut d'abord aux quatre frères, qui se dirent:

— Un profit assuré vaut bien mieux que toutes nos querelles pour un profit incertain. Le roi remit donc à chacun une portion de ses États; et ils vécurent assez longtemps avec leur pèr&dan^^Jb richesse et le bonheur... Mais un jour le voleur ayant entrepris de dépouiller les autres, ceux-ci le dépouillèrent lui-même , et lui firent subir le sort qu'il méritait.

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IN jour qu'il faisait un temps superbe là haut, le f) bon Dieu voulut parcourir les jardins du ciel. Il

^ emmena ayec lui tous les saints étions les apôtres, laissant la garde du Paradis à saint Pierre, avec ocdre de ne laisser entrer cpii que ce fut pendant son Absence. Pierre se plaça donc à la porte et fit sentinelle. Bientôt quelqu'un frappe ; Pierre demande : •

— Qui va là, et que voulez-vous?

Une voix faible lui répond :

— Je suis un pauvre, mais honnête tailleur qui vous supplie de le laisser entrer.

— Oui vraiment, dit Pierre, honnête comme le voleur qui mérite la potence, car tu as les doigts crochus, et le drap de tes pratiques y est souvent resté. Tii ne pénétreras point dans le ciel 1 D'ailleurs le bon

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