‹ Contes de la familleChapitre 2 sur 31 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

Que de pots de bière et de flacons de vîn du Rhin, échangés dans les villages et dans les châteaui^, contre autant d'histoires de fées ou d'enchanteurs, de récils à fëi*e rire du matin au soir ou à faire trembler du soir au matin !

, Les sonneur» d'Aix-la-Chapelle leur racontèrent comment le diable donna un million d'or aux bourgmestres de cette ville pour bâtir leur église, à condition qu'il enlèverait la première* âme qui en franchirait la porte, et quel bon tour lui jouèrent lesdits bourgmestres, en faisant entrer d'abord un loup dans ladite église. Puis ils leur montrèrent le fauteuil de pierre où dort depuis sept cents ans le spectre de Barberousse, transporté de Syrie en Allemagne par les bergers du Cydnus.

En fait de spectres, combien n'en virent-ib pas de milliers autour du beffroi de la cathédrale de Cologne, des vingt-sept clochers qui lui servent de satellites, et des sept montagnes que la vue embrasse de son campanile !

Ils recueillirent autant de légendes qu'il passe de flots dans le Rhin, autant de contes qu'il réflé-

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