‹ Contes de MadagascarChapitre 33 sur 75 · LE RAT, LE CHAT ET LA GUÊPE · texte numérisé non relu

LE RAT, LE CHAT ET LA GUÊPE

FABLE ANTANKARANA Recueillie à Antindra (province de Vohemar).

Ravoalavo, Rabosy et Ramenafaraka rentraient ensemble à leur village, quand ils se trouvèrent en face d’un fleuve large et profond : pas de gué, pas de pirogue ; il fallait passer cependant pour revenir chez eux. Tous les trois, arrêtés au bord de l’eau, ne savaient que faire. Traverser à la nage, il n'y fallait pas songer, à cause des caïmans. Ramenafaraka s’envola pour explorer les environs et elle vit à quelque distance un vapaça avec plusieurs fruits mûrs. Elle appela aussitôt ses compagnons et tous trois s'arrêtèrent au pied de l’arbre. Rabosy fut chargé de monter sur le vapa^a et de faire tomber deux fruits mûrs. Ils mangèrent l’un des fruits et creusèrent l’autre en son milieu pour en faire une pirogue.

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Quand il fut aménagé, ils le placèrent sur l’eau et prirent chacun un bout de bois pour pagayer; Rabosy était à l’avant Je la pirogue, Ramenafaraka a l’arrière, et Ravoalavo au milieu. Chacun se mit donc à ramer. Mais voici qu’après avoir franchiune certainedistance, Ravaolavo eut faim et rongea la pirogue à l’endroit où il était assis. Ramenafaraka le vit et lui cria de cesser, de crainte qu’ils ne tissent naufrage; mais Ravoavo dit : « Vous vous trompez, cher ami; je n'ai nullement fait ce dont vous m’accusez ». — Oh! moi, dit Ramenafaraka, cela m’est égal : j’ai des ailes et je m’envolerai facilement au moment du naufrage; si j’en parle, c’est à cause de vous autres. » Ravoalavo ne dit mot, mais continua de ronger. Or, au milieu du fleuve, la pirogue, percée, coula. Ramenafaraka s’envola aussitôt vers la rive et se posa sur un arbre, pendant que les deux autres se débattaient dans l’eau. Rabosy, qui savait un peu nager, arriva tant bien que mal au bord, mais Ravoalavo, plus maladroit, se maintenait à grand’peine à la surface et n’avançait guère. Il appela Rabosy à son secours : « Rabosy, sauve-moi, et, si tu m’amènes au bord, tu me mangeras, lorsque je ne serai plus mouillé ». — Jeveux bien, dit Rabosy, mais j’ai peur que tu ne manques à ton engagement. » — « Si tu me sauves, je me laisserai sûrement manger par toi, quand je serai

sec. » Rabosy alla donc chercher Ravoalava, le prit sur son dos et l’amena jusqu’à la rive. 11 y avait ià deux pieds de citronnier sous lesquels ils s’arrêtèrent. L’un était encontre-bas, l’autre un peu plus haut : Ravoalavo se reposa sous ce dernier. Au bout d’un certain temps, Rabosy demanda : « Es-tu sec ?— Pas encore, attends un peu. » Or Ravoalavo mentait en disant qu’il n’était pas sec; il se dépêchait de creuser un trou pour s'y réfugier, quand Rabosy viendrait pour le manger, selon la convention faite et acceptée. Rabosy ne disait plus rien, cependant que Ravoalavo se hâtait d’avancer son travail. Quelque temps, après Rabosy dit encore : « Estu sec maintenant? — Pas encore, mon cher ami, pourquoi veux-tu me manger si vite? Tu auras des nausées, si tu commences avant que je sois tout-à-fait sec. Mais prends patience : je ne suis presque plus mouillé. » Rabosy ne dit plus rien : il ajoutait foi aux belles paroles de son compagnon et ne se doutait guère que celuici creusait un trou pour se sauver. Quelque temps après Rabosy reprit : « Es-tu sec enfin ? — Je vais l’être, il n’y a plus que le bout de ma queue de mouillé. » Et il continuait de creuser. Quand il trouva que le trou était assez profond, il s’assit à l’ouverture et attendit. « Es-tu sec ? dit Rabosy. — « Oui, oui, tu peux venir, je suis bien sec. Aiguise tes dents, car tu vas manger

quelque chose de bon. » Rabosy accourut tout content, mais Ravoalavo disparut dans son trou. Rabosy, surpris et en colère, gronda vainement devant l’ouverture, et exhala sa rage en ces termes : « Où que tu passes, je t’attraperai; je lutterai contre toi avec la ténacité du coq ; je t’attaquerai et je te mangerai, où que je te trouve, tôt ou tard ». Ce disant, Rabosy s’en alla, tandis que l’autre demeurait tranquillement en son trou, se croyant sûr de n'ètre jamais attrapé. Au bout de quelques jours, un rat femelle entra dans le trou et Ravoalavo fut bien content : « Je m’ennuyais parce que j’étais seul, et voici qu’il m’arrive une compagne. » Il prit donc la femelle pour femme. Bientôt elle mit au monde six petits, qui peu à peu devinrent grands.

Or un jour leur feu s’éteignit, et ils n’avaient plus rien pour faire cuire leurs aliments. Et dans les environs il n’y avait que la demeure de Rabosy et de sa femelle, où on pût trouver du feu. Ravoalavo se dit que la colère de Rabosy devait être calmée; à tout hasard, pour ne pas l’exciter par sa présence, il se décida à envoyer un de ses enfants. Il ne se rappelait plus les dernières paroles de Rabosy : « .... Je lutterai contre toi avec la ténacité du coq ; je t’attaquerai et je te mangerai, où que je te trouve, tôt ou tard. » Ils envoyèrent donc un de leurs petits

rats chercher du feu chez Rabosy : « Va prendre du feu chez ton grand'père Rabosy ; car nous n’en avons plus pour faire cuire nos aliments et nous sommes tourmentés par la faim. » Le petit rat partit, et, arrivé à la porte de Rabosy, il se montra et dit : « As-tu du feu, grand papa? — Il yen a dans l’âtre, répondit Rabosy. Avance un peu, mon enfant, et prends-en.» Et, comme le petit rat s’avançait pour prendre quelques braises, Rabosy se jeta sur lui, le tua et donna le cadavre à sa femme pour le mettre sur la planche au-dessus de l’âtre. Au bout de quelques heures, Ravoalavo envoya son second fils pour voir ce qui était arrivé, car il pensait que le premier perdait son temps à jouer en route. Et le second eut le sort de son aîné. Et successivement les six petits rats furent envoyés par leur père, tués par Rabosy, et leurs cadavres déposés par la chatte sur la planche, au-dessus de l’âtre. Ravoalavo attendit longtemps ses enfants, puis il se mit en colère et dit : « Ces enfants sont tous des imbéciles ; ils jouent en route et ne pensent pas à nous qui nous morfondons à la maison. C’est comme quand on lance une pierre à un caïman : la pierre ne revient pas, et le caïman ne paraît pas non plus. Comment faire, Ramatoa, puisque ces vilains garçons ne reviennent pas? » — Je vais y aller voir, » dit la femme du rat, et, arrivée à la porte de Ra-

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bosy, clic le pria de lui donner du feu et lui demanda s'il avait vu les six petits rats. « Ils sont tous venus, dit le chat, puis ils sont allés jouer dans le champ. Il y a du feu dans l'âtre; avance un peu et prends-en. » Et comme la ramatoa se penchait pour ramasser des braises, Rabosy se jeta sur elle et la tua ; la chatte mit son cadavre à côté des six autres, sur la planche, au-dessus du foyer. Ravoalavo, après avoir attendu un certain temps, se dit : « Vais-je aller moi-même chez le chat? C’est dangereux, car je l’ai trompé jadis. D’autre part ma femme et mes enfants ne reviennent pas; et j’ai très faim, à cause du manque de feu dans ma maison. J’irai malgré tout chez Rabosy pour voir ce que sont devenus ma femme et mes enfants. S'il me tue, tant pis; j’ai vécu déjà un certain nombre d’années; et, s’il ne me tue pas, tout sera pour le mieux. » 11 alla donc chez Rabosy, sans empressement.

Il mit le nez à la porte, avec inquiétude, et demanda : « Frère, as-tu du feu dans ton âtre ? N’as-tu pas vu nos enfants, ainsi que ta bellesœur ? — Ils sont tous venus ici ; lesenfants sont allés jouer dans le champ ; ta femme les a suivis et adit qu’elle reviendrait pour prendre du feu. 11 y a des braises dans l’âtre : emportes-en, si tu veux. » Mais il se fut à peine approché que Rabosy se jeta sur lui et le tua en disant : « Te voilà donc pris, enfin; et ta femme et tes en-

fants ont été pris aussi et tués par moi. Et c’est l’accomplissement des paroles que j’ai dites : je ferai comme le coq adroit qui se bat contre le coq maladroit et à chaque coup de bec lui arrache des plumes. Je vais maintenant te tuer, après ta femme et tes enfants qui sont déjà morts. »

« O Karakara, dit celui qui écoutait à l’homme qui racontait ce conte, que devines-tu? — Je devine qu’il pleuvra aujourd'hui. » De son côté, le narrateur dit à l’autre : « Tsirika, eh! qu’est-ce que tu t’imagines? — « J’imagine qu’il fera beau temps. » Si je fais ce conte, il fera beau temps, si je ne le fais pas, il pleuvra. Et tous ceux qui ne pourront pas répondre à ces questions, auront leurs lambas brûlés le soir. Conte! Conte ! Sornette! Sornette!

LE CHAT ET LE RAT

FABLE BETSIMISARAKA Recueillie à Soanierana (province de Te mitave).

Un jour, dit-on, un chat et un rat voulaient traverser le fleuve Mananara, mais ils se trouvaient bien embarrassés à cause de la largeur du cours d’eau; le rat seul du reste savait nager et tous deux avaient grand peur des caïmans. Quant à louer une pirogue à un batelier, le rat ne voulait pas en entendre parler, car il redoutait les hommes. Ils se décidèrent enfin à fabriquer une pirogue avec une grosse patate : pendant que le chat la tenait avec ses griffes, le rat la creusait, car ses dents sont de bonnes hachettes. La pirogue finie, on la mit à l’eau et tous deux y montèrent; c’était le rat qui ramait, car il était le plus jeune. Mais au bout d’un certain temps il se trouva épuisé de fatigue et jeta la rame, car il lui semblait qu’en une journée encore il ne réussirait pas à atteindre

l’autre rive. Alors la faim et la peur régnèrent sur le bateau. « J’ai bien faim, dit le rat. — Moi aussi, j’ai faim, répondit le chat. — Je vais ronger un peu de notre pirogue, reprit le rat; c’est la nourriture de mes ancêtres. Pourquoi aurais-je faim, tandis que j’ai là de la nourriture. » Et il se mit à ronger la patate. « Fais bien attention, dit le chat, car, si tu me fais faire naufrage, tu mourras aussi. » Le rat promit de ne plus toucher à la patate, pourtant il la rongea de nouveau après quelques instants; il recommençait chaque fois que son ami tournait la tête, et, quand le chat regardait de son côté, il cessait aussitôt et cachait avec son corps la partie rongée. Enfin la pirogue fut trouée et envahie par l’eau. Aussitôt le rat se jeta à l’eau; il put échapper aux caïmans et gagna la rive à la nage. Quand il y fut arrivé, il éclata de rire en voyant le chat se débattre et cracher l’eau par le nez. « Si tu vas au fond, tu diras bonjour de ma part aux poissons d’eau douce ! criat-il à son compagnon. » Le chat était plein d’affliction et il aurait préféré la mort à ces moqueries; il croyait bien rester au milieu du Mananara et que sa dernière heure allait venir. Alors il fit des imprécations terribles et maudit ses descendants si désormais ils ne mangeaient point les rats. Pourtant, à force d’efforts, il parvint à gagner la terre ferme; quand le rat

le vit sauvé, il s’enfuit, mais le chat eut tût fait de le rattraper et de lui saisir fortement la tête. « Hélas! Hélas! cria le rat, par la jambe, par la jambe ! » 11 aurait voulu que le chat commençât par sa jambe, et non par sa tète, pour lui permettre de voir encore son dernier soleil. « Il ne faut pas me raconter des farces, dit le chat. » Et il continuait de le manger.

De là vient, dit-on, le mot bien connu : « Il ne faut pas me raconter des farces, comme dit le chat. »

Variante de la même fable, recueillie à Tamatave .

Le début est le même; lorsque la pirogue en patate coule, le chat se sauve à la nage, et le rat, resté dans l’eau, demande au chat de le sauver en lui promettant sa chair comme prix. Le chat le sauve donc et arrivé au bord s’apprête à le manger. « Cela ne te dégoûte pas, dit le rat, de me manger si mouillé ? » Le chat consent à attendre qu’il sèche, mais l’autre s’enfuit et échappe. Le chat s’écrie alors : « Maudit soit

celui qui, parmi mes enfants ou mes descendants, ne mangera pas les rats! » C’est, dit-on, pour- cette raison que les chats ont voué aux rats une haine mortelle.

LE KANKAFOTRA

FABLE TANALA

Recueillie à laborano ( province de Farafangana ).

Un jour, un fils de Zanahary mourut, dit-on et son père rassembla tous les êtres qui vivaient sur la terre pour chanter aux funérailles. Tous se mirent donc à chanter, sur l’ordre du Zanahary, mais bientôt quelques uns d’entre eux se lassèrent et on n’entendit plus leur voix. Au bout d'une heure, très peu continuaient leurs lamentations. Au bout de deux heures, on n’en entendait presque plus. Au bout de trois heures, tous étaient enroués et aphones, saut le Kankafotra, qui chantait toujours à pleine gorge. Et il continua jour et nuit sa chanson, jusqu’à ce que le Zanahary lui donna l’ordre de s’arrêter. Comme le Kankafotra lui demandait une récompense, le Zanahary dit : « Je suis content de toi. Désor-

mais, lorsque lu pondras des œufs, tu ne te bâtiras pas de nid comme les autres oiseaux; car tu dois être très fatigué, après avoir chanté si longtemps. Mais tu déposeras tes œufs dans les nids des autres oiseaux; tu enlèveras et tu briseras les leurs pour mettre les tiens à la place. Ce seront les autres oiseaux qui prendront la peine de couver tes œufs, et non pas toi. » Voilà pourquoi, dit-on, le Kankafotra ne couve pas ses œufs, mais les place dans les nids des autres oiseaux.

RAFOSA, RAFANALOKA ET RAVOANTSIRA

FABLE BETSIMISARAKA

Recueillie à Vatomandry ( province des Betsimisaraka-du-Sud).

Un jour, Rafosa et Rafanaloka partirent, dit-on, pour visiter Raondiana. Chemin faisant, Rafosa dit à son compagnon : « Quand j’aurai mal aux dents, vous prendrez les feuilles de cet arbre que voici, car elles sont pour moi de véritables remèdes. » Il mentait en parlant ainsi et se préparait simplement à tromper Fanaloka pour le moment du dîner. Cinq fois il répéta la même recommandation à propos de cinq arbres différents. Quand ils furent arrivés chez Raondiana, celui-ci leur donna une maison spéciale destinée aux visiteurs et qui était bien propre. Et Rafosa, qui était l’aîné, et Raondiana se firent toutes les formules du salut : « Vous portez-vous bien ? dit

Raondiana. — Oui, répondit Fosa. — Tout le monde va-t-il bien chez vous? Ici nous nous portons tous bien. — Nous nous portons tous bien, le malheur n’est pas entré chez nous, mais nous venons vous rendre visite, car il y a longtemps que nous ne nous sommes pas vus. — A la bonne heure, si vous vous portez tous bien. Puisque vous venez me rendre visite, je vais baiser vos pieds. — Jamais je ne le permettrai. » Et la salutation fut terminée. Or Roandiana et Rafosa étaient parents, mais Rafanaloka n'était que le domestique de Rafosa. Raondiana leur donna 1 q fahana, qui consistait en poulets, canards et oies, avec du riz pour faire la soupe. Rafanaloka fit cuire le tout; quand ce fut prêt, Rafosa, qui était fort gourmand, mit en œuvre les ruses qu’il avait préparées. « Oh ! .que mes dents me font mal ! Si tu ne m’apportes pas les feuilles d’un des arbres que je t’ai montrés, je vais mourir ! » Le bon Rafanaloka partit à la recherche des médicaments; aussitôt le fosa souleva le couvercle de la marmite et dévora gloutonnement toutes les viandes, puis il remit le couvercle; pour le riz, il n’y toucha pas. Rafanaloka revint avec les feuilles et trouva Rafosa étendu sur le lit, tremblant de tous ses membres et faisant semblant d'être bien malade. Quand il eut mâché les feuilles, il feignit d’être guéri. L’autre alla vers la marmite et vit qu’elle était vide.

« Que sont devenues toutes les viandes ? — Je ne sais pas, j’avais trop mal aux dents. » Rafanaloka n’insista point, parce qu’il n'était qu’un domestique, il mangea la soupe de riz, et tous deux s’en retournèrent dans leur village. Plus tard Rafosa voulut de nouveau rendre visite à Raondiana ; cette fois il prit comme cuisinier Ravoantsira. En chemin il prépara les mêmes ruses que la fois précédente. Les salutations faites et le faliana donné, Ravoantsira fit cuire les viandes. Quand tout fut prêt, Rafosa feignit d’être bien malade et envoya son cuisinier lui chercher des feuilles pour le guérir. Mais l’autre, qui était très rusé, au fur et à mesure que Rafosa lui racontait ses histoires, avait mis dans sa poche quelques feuilles des arbres désignés. 11 ne resta donc dehors que quelques instants et rentra avec les médicaments au moment même où Rafosa, subitement guéri, mettait la patte dans la marmite. Ravoantsira lui fit toute espèce de reproches et l’autre fut forcé de partager les viandes avec lui. Comme il est très glouton, il n’eut pas suffisamment à manger, et, pendant la nuit, la faim le tenait éveillé. A minuit, ne pouvant plus y tenir, il sortit doucement et dans la cour dévora les poules, les canards et les oies des habitants du village. Cependant Ravoantsira entendit que son maître sortait; aussitôt il se leva et se hâta de fermer la porte. Quand Rafosa

eut fini et voulut rentrer, il ue put ouvrir; il se morfondit-jusqu’au jour à coté de la fenêtre, et les bords de sa gueule étaient tout couverts de plumes. Quand le soleil se leva, Raondiana s’aperçut que son coq favori et plusieurs de ses poules avaient disparu; il chercha en vain le voleur, mais ne put le découvrir. Alors il fit un grand feu au milieu du village et força tous ceux qui se trouvaient la de sauter par-dessus, de telle sorte que celui qui aurait le ventre alourdi par le grand coq et les poules tombât dedans. Tout le monde sauta et fut sauvé, mais quand Rafosa essaya à son tour, il chut au milieu du feu et fut brûlé. Telle est la mort du méchant.

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