‹ Contes de PerraultChapitre 7 sur 20 · I. A lilvMJ-: Al l{()IS |)()|;\|\N · texte numérisé non relu

I. A lilvMJ-: Al l{()IS |)()|;\|\N

|)(Mir\ lialciu'i-' (|ii('l(|U(' \i;iii(lc riaiclic. elle cnlcndil . dans une salle basse, le petit

.l(tm'(|iii pleurait. j)ai'ee({iie la reine sa mère voulail le l'aire loiieller. à cause (|u'il avait

élé luéeliant: et elle enlendil aussi la pelile Aurore (pii deuiandail pard(m pour sou

frère.L ogresse reconnu! la \oi\(le la reine el de ses enlanU: et. furieuse d'avoir élé

Ironipée, elle commanda dès le lendemain au

matin, avec une voix épouvanlal)le, (|ui l'aisîiit

lremI)lerloutle monde. (pi'onap|torlàl au milieu

delà cour une grande cuve, (pielle lit remplir

de crapauds, de vipères, de couleuvres et de scj-

penls, pour y faire jeter la reine et ses enfants, le

mailrc dhôtel, sa femme et sa servante : elle

a^;lit donné ordre de les amener les mains liées

dei'rière le dos.

Us étaient là, et les bourreaux se préparaient à les jeter dans la cuve, lorscpie le roi, qu'on n'attendait pas si tôt, entra dans la C(»ur. à clieval ; il était venu en poste, et demanda tout étonné ce que voulait dire cet liorrible spectacle. Pei'sctnne n'osait l'en instruire, (piand l'oi'resse, enragée de voir ce (pi'elle voyait, se jeta ellemême la tète la première dans la cuve, et fut dévorée en un instant par les \ ilaines bétes quelle y avait fait uiettre. Le roi ne laissa pas d'en être fàcbé : elle était sa mère; mais il s'en consola bientôt avec sa belle fenune et ses enfants.

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