VIII PRÉFACE
n'avait pas été publié, comme Us deux premiers, dans les feuilles périodiques, lorsqu'il fut imprimé, avec ceux-ci, en 1769, à la suite du poème des Saisons. Ce fut Diderot qui en rendit compte dans sa Correspondance littéraire, après avoir fait un grand éloge du poème. « Le premier des trois Contes qui suivent le poème des Saisons, dit-il, s'appelle l'Abenaki, le second Sara Th..., et le troisième Ziméo. Je ne parlerai pas des deux premiers, qui ont paru dans la Gazette littéraire. Vous aurez sans doute pensé, comme moi, que l'Abenaki, le plus court, est certainement le plus beau. On sent le romanesque et l'apprêt dans Sara Th..., qui intéresse moins que Ziméo. » Diderot fait ensuite l'éloge le plus complet et le plus sympathique des Fables orientales, et Grimm ne confirme qu'en partie dans une note le jugement de son collaborateur. «c Je regarde, dit-il, les Fables orientales, avec le petit conte de l'Abenaki, comme les meilleurs ouvrages de M. de Saint- Lambert, parce qu'indépendamment de l'éloge qu'en fait le Philosophe, py trouve réellement du talent, et surtout de la grâce et de la sensibilité dans le style, que je désire partout dans les autres productions de cet auteur. » Quant à Ziméo, Grimm n'hésite pas à contredire Vopinion de Diderot, en disant, dans une note : « Ce qu'il y a de certain, cest que ce