‹ contes des landes et des grevesChapitre 15 sur 81 · LE RENARD DORE \OJ · texte numérisé non relu

LE RENARD DORE \OJ

de rats et de souris, qu'on ne pouvait faire un pas dans la maison sans marcher sur leurs cadavres.

Le seigneur du pays ayant appris qu'un étranger possédait un animal si merveilleux, le fit venir à son château. Il y avait là tant de souris et de rats, que lorsque le seigneur était à table les souris couraient sur les plats, et que les rats mettaient les pieds dans la soupe.

Le jeune garçon vint au château ; son chat étrangla plus de cent souris et autant de rats, en moins de rien. Le seigneur lui demanda à acheter son chat.

— Je le veux bien, répondit-il ; mais à la condition que vous me donnerez deux beaux mulets, chargés d'or.

— Volontiers, dit le seigneur ; mais il" faut aller chercher la famille de cet animal, afin que tout le pays soit peuplé de sa race.

Le jeune garçon laissa son chat au château, et revint dans son pays où il acheta à bon

compte la chatte d'un de ses voisins, et il revint avec elle chez le seigneur.

— Elle est gentille, dit celui-ci, mais il faut que vous demeuriez avec moi jusqu'à ce qu'elle ait fait des petits chats.

Le jeune homme resta au château ; au bout de deux mois il y eut de jolis petits chats, et à cette occasion on fit de grandes réjouissances dans toute l'île, et le seigneur donna au garçon deux beaux mulets chargés d'or.

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Le cerisier donnait des fruits en toute saison, et celui qui en avait hérité en mangeait tant qu'il voulait, et il vendait facilement le reste, parce qu'elles étaient de bonne qualité. Ses voisins l'appelaient le Marquis de Garabas.

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