‹ contes des landes et des grevesChapitre 73 sur 81 · LES FEMMES ET LE SECRET · texte numérisé non relu

LES FEMMES ET LE SECRET

Il y avait une fois un braconnier qui était à l'affût. Vers quatre heures du matin, il entendit chanter le coucou au-dessus de lui.

Il le tua et le cacha sous terre au pied d'un chêne. Il revint ensuite à la maison avec une figure d'enterrement.

— Qu'as-tu à être triste ? lui demanda sa femme.

— J'ai tué mon frère, répondit-il, et je l'ai enterré, mais ne le raconte à personne, ou je suis perdu.

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Dès qu'il fut parti, la femme alla voir ses commères et leur dit :

— Mon mari a tué son frère; surtout ne le dites à personne.

Mais au milieu de la journée tout le monde savait la chose dans la paroisse et les gendarmes en furent avertis. Ils vinrent à la maison du braconnier et lui dirent :

— Vops avez tué votre frère ? — Oui, répondit-il. — Où Tavez-vous mis? — Venez avec moi.

Il les conduisit au pied de l'arbre et déterra le coucou.

— - Voilà, dit-il, le frère que j'ai tué.

(Conté en iScffj par Arsène Richeux, charron, d'Ercé-près-Liffré.)

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