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Il p«t, «Icolii tout le fin du orfùer,
El, nit \e IteoniHne, il fil un lotne entier.
On a de l'abbé Porquet un Discours di réception, prononcé en i74fl à l'Académie de Nancy, et desRf^exioniiur l'usure. Le Magasin encyclopédique de i8o7,tDmesn etlll, contient une intéressante notice sur cet abbé.
XII Notice sur la Vie
qt^ 3 parai à la table de Stanislas , dans ses nouvelles fonctions^ scandalisa si fort le monarque, au dire de Lakarpe, en montrant sa coupable ignorance du bénédicité. Un tel instituteur, qui ilait plus âgé que son élève de dix ans à peine, ne devait pas exercer sur celui-ci une autorité bien terrible ; le maître et le discale devinrent bons camarades et rimèrent bientSt ensemble sur les femmes^ l'amour et la folie.
Jean~Siamslas de Bouffers, en dépit de cette éducation, qui rt eut certes rien de sacerdotal, fut de bonne heure destiné à l'état ecclésiastique, non par un sentiment de délicatesse et de piété ou par une vocation qUoii n'aurait pu découvrir en lui, mais plutôt par orgueil, par ambition et par lucre. L'Église était alors une carrière estimée pour les cadets de bonne maison ; et comme les Bouffiers ne s'étaient encore illustrés que par les armes, la famille du Jeune homme pensa gu'un chapeau rouge à l'hori^onj et, en l'attendant , quelque grosarchevîché et debons bénéfices conviendraient à merveille au descendant d'un Maréchal de France: Bouffiers devint un apprenti évéque au séminaire de Saini-Sulpice, où il fat placé vers 17$9; il y fit d'asse'i bonnes études, y apprit la théologie, fut comidéré comme fort latiniste ; mais la foi, l'ardente piété, Vidée de Dieu étaient absentes de ce caur fait pour le monde et ses jouissances les plus vives .
ec les 'Œuvres de Boufflers. xiii
Sa folie naturelle excitée par la réclusion, son imagination passionnée lui ^firent composer au sein même du séminaire des couplets d'une licence outrée, comme ceux de sa chanson : Mon plus beau surplis'^ qui dépasse en indécence tout ce que Parnyj Piron et Grécourt ont écrit dans ce genre de plus grivois.
Le Ckepalierj il faut le dire, Kavait puisé à la Cour de Lunénlle que des exemples friooles et pernicieux bien inhérents à son époque. Le libertinage qui avait environné son enfance, la galanterie officielle de sa mire, la vue de la vertu misérable et du vice triomphant, les maurs relâchées, coquettes et provoquantes qui ne lui offraient que des images voluptueuses et friponnes, les aventures piquantes et décolletées qu'il entendait narrer à chacun, cette théorie succincte de la passion, qui consistait à avoir une femme ou à se laisser posséder par un homme, tout ce dévergondage avait laissé sur la virginité de ses premières sensations et sur son tempérament déjà dissolu une chaude et ineffaçable empreinte, — ■ En pensant à celle Cour de Lunéviile, écrivait plus lard Boufiers, je crois plutôt me souvenir de quelques
I. Cette chanson, trop gaillarde pour être reproduite ici, E trouve p. i+g des Contes théologiquts, suivis des litanies is cathaliijues du dir-Kuiiiime siicle, à Paris, de l'imprinerie de la Sorbonne, ijHj (179]), m-B°.
XIV Notice sur la Vie
pages d'un roman que de quelques années de
Le gottveraement de la France, selon un mol d'alors, ilait une monarchie absolue tempérée par des chansons ; l'esprit primait si fart le sentiment, qu'on le mettait à la place dt l'âme ; jouir semblait résumer la vie des grands, et le cmur n'était plus qiiun sens, qu'un mot honnête destiné à couvrir un autre mot quine Tétait pas. L'aumônier du roi Stanislas, l'abbé Porquet lui-même, le précepteur de Boufflers, tenait des discours si libres et croyait si peu en Dieu, que le vieux monarque lui disait spirituellement : < L'abbé, il faut vous modérer, tâchei de croire à la religion dont bous êtes VapStre; Je www donne un mois pour cela •,
> Le monde que Boufflers voyait dans ses jours de congé, dit M. Â. Jal, dans sa courte notice sur notre poète *, ce monde était frivole et libertin, et comme les choses sérieuses n'étaient point pour lui plaire, il reçut de ses fréquentations des impressions qui développèrent en lui le go&i dune littérature qui avait fait un nom, dans les nielles, à Bernis, abbé
I. Le sens de cette gaillie du roi Stanisla» nous est fourni par Champfbrt dans ses Caractirn et Anecdotes.
a. Dictionnaire Critique de Biographie et d'Histoire, p. 3di, col. 3.
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et les (Buvres de Boufflers. xt et membre de l'Académie française. B referma, pour ne plus les ouvrir, la Somme de saint Thomas et la Cité de Dieu de saint Augustin, et ouvrit^ pour ne plus les refermer, les historiettes grivoises de La Fontaine et de Vergier. Ce furent ses derniers rudiments. — Il avait encore l'habit des SulpicUns, lorsqu'à l'âge de vingt-trois ans, il composa et fit coimatire son conte d'Aline^ Reine de Golconde*,'fui eut d'abord un succès d'étonnemeni , et qui fil vite son chemin dans les cercles de la belle société. Bien que le clergé ne fût guère austère, il y eut une certaine refaite contre la faveur accordée à ce petit ouvrage qu'avouait un Jeune lévite; la pudeur se mêla de l'affaire, et l'on décida que M. de Bouffiers devait renoncer à sa, muse libertine ou à l'élude des canons de l'Eglise, i
On ne saurait se faire une idée exacte aujourd'hui de l'engouement qu'excita le délicieux conte d'AVaify Griirun enparle avec enthousiasme : < J'aimerais mieux
I. Le titre primitif êtiit; la Reine de Golconde. Bonfflerg dnt composer ce conte veri les premiers jours dt l'année 17Û1. Grimm en adressait une copie à ses correspondants an mois de juillet de cette année : « La Reine de 60Icande est de M. l'abbé de Boufflers, dit-i[ (a la daie dn ij juillet 171:1} . [[parait par ce conte, <jui est trés-joli, que H. l'abbé de Boufflers a plus de vocation pour te métier de bel esprit que pour celui de prélat. «
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avmr fait la Reine de Golconde que lous /«/Contes moraux de Marmontel, dit-il ^j quoique le premier ne porte pat le titre de Conte moral. • Ce fur une fureur pendant plus de six mois; d'innombrables ct^ies d'Aline couraient de ruelle en ruelle, de salon en salon, de société en société; on s'arrachait ces manuscrits, on ne parlait que du conte et de Vaiiteur. Boulets eut une vogue qu'il ^'avait point cherchée, mais qui tien fut que plus retentissante et le mit de plain^pied dans le domaine de la galanterie. Toutes les femmes voulurent connaître l'heureux amant de la Jolie laitière, cet écrivain simple et charmant qui avait sa, par la fraîcheur et la Jolie tournure de fon style, exciter la curiosité d'an public blasé par les fadeurs de tant de petits romans. Les Douairières se faisaient lire cette Bagitelle et souriaient en applaudissant ; à Versailles, la cour entière était sous le charme, et Madame de Pompadour prit un intérêt si vif à la lecture d'Aline^ il lui en resta une impression si favorable^ à ce que nous apprend Bachaumont, que, dès ce Jour, elle conçut l'idée de la petite ferme rustique et des Jardins du Petit-Tri anon. Elle voulut avoir des vaches, les traire elle-même, et revêtir parfois le corset et le