‹ Contes du chevalier de BoufflersChapitre 6 sur 13 · EPITRE · texte numérisé non relu

EPITRE

iar votre ordre ^ Belle EUartte, Je vaisj du léger Hamilton.

Avec une voix glapùsantej Essayer de prendre le ton.

Il avait une dauce Lyre Dont il jouait adroitement, Même au milieu de son délire :

Moi, je n'ai qu-'ua Sistre allemandi Et les sons aigres que j'en tire Ne peuvent, à ce que je crois.

Trop bien accompagner ma voix.

Mais, sans m'arrèter davantage.

Je vais vous raconter comment Aline, auprès de son village, Troqua, dans un vallon charmant;

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Conces de Boufflers, Son imtocence et son laitage Contre toi vûain petit enfant.

VotUj en pareille circonstance^ Voici ce que vous auriejfait :

Vous auriej mangé votre lait,

Alintj de cet enfant-là. Dont le hasard m'avait fait pire.

Fit à ses parents an mystère.

Mais sa taille à la fin parla; Sa mire même apprit par là Qi^elle serait trop tôt gran^niire.

J'ai remarqué que Us parents Ont tous un singulier caprice .

Ils veulent qu'on les avertisse Avant de faire des enfants; Mais il est rare qu'on le puisse.

Mon Aline n'avertit pas.

Faute d'avoir prévu le cas.

La maudite mire en furie Donne cent coups à ma Beauté; Son doux visage est souffeté, Sa gorge d'albâtre est meurtrie; Etj pour comble de cruauté.

Mon brutal beau-père irrité Chasse à Jamais de sa Patrie

Aline.

Aline et ma postérité.

Cependant^ malgré ce tapage j Pour Alintf rassurei-vous ; Le Ciel est toujours asseï doux Pour la Beaiué qui t^ est pas sage; Et jamais un joli visage Ne fut, dit-on, mangé des loups.

D'Aline une ville inconnue Reçut un petit citoyen :

Partout elle fut bien reçu»; Elle ne manqua plus de rien; Et des 'gens qui depuis l'ont vue M'ont dit qu'elle se portait bien.

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