NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR LE CHEYKH ÊL-MOHDY
Page 12 , ligne 3.
L'an ii5o de l'hégire.
Celleannée a commencé le mercredi i^' mai de l'an itSt de l'ère chrétienne.
Même page , lignes 5 et i i .
Hebat-Allah.
(jc nom est écrit fautivement, dans ces deux ligues, Hcrat-j4lUili , par une grave méprise lypogiaphiquc.
/j6o NOTES.
Voyez sur ce nom Va LXXXIII* noie suj>i)lc'nitulaiio à la lin du troisicaïc volume.
Page i?., ligne 9.
Él-fVahdb.
Plusieurs noms propres orienlaux sont composés de ce surnom de Dieu ; je citerai , enlre autres, yihd c'I-fP'ahâb (le serviteur du Libéral) , surnom du fondateur de la secte religieuse qui en a pris la dénomination de H'^ahâby-
Voyez la XCV'' note supplémentaire.
Même page, ligne «8.
Maalleni .
Ce titre, qui signifie maître (^magisler) , est celui «pii est particulièrement aO'octé aux chrétiens cophtes, comme celui de chcykh aux musulmans.
Page i3, ligne 4- Kikhyd.
Ce titre, lurk d'origine, signifie proprement licutriuiutgénéral, rcptùscnlanl d'un chef supérieur.
Voyez dans le premier \i)lumc la note de la page j^u- Même )»age , ligne (i.
Kiour-Alinied-Pachd.
Kiour signifie aveugle m langue tiirkc. Les Oricutaux
ii'oul aucune répugnance à rocovoir leurs surnoms de quelque inlirmité mi imperfection corporelle. Un de leurs plus illustres docteurs, Souleymdn ebn-Mohéran, était surnommé Amach parce qu'il avait les yeux fort gros. Le nom sous lequel nous connaissons le célèbre Tamerlon est composé de son nom propre Tr/no^/r et du mot persan Ze/iX- (le Boiteux). Plusieurs vizirs de l'empire ottoman n'ont été désignés que par leur surnom de Topâl {boiteux en turk). Un des savans médecins que le khalife Al-3Iamoun appela à sa cour, Sahel bcn-Sâbour, n'était souvent cité que sous le surnom ô.' el-Kaoïuedj {V\mherhe). Ahmed ben-Abj-Khaled , qui fut vizir des khalifes Al-Mdmoun et êl-Motasscm , .portait le surnom d'cl-Ahonai (le Louche) , etc.
Même page , ligne 8.
Sultan Mahmoud , êhn-Moustafd.
Ce prince , que nos historiens nomment aussi Mahomet y , était fils de Mouslafâ fl; il succéda à son oncle Ahmed III, le 3 de Raby èl-tàny de l'an ii43 de l'hégire ( i6 octobre 1730) , il eut à soutenir de longues guerres contre le fameux Nadir Chah (^Thamas-Kouly-Khân) et contie !• Russie. Après un règne de \ingt-cinf[ ans, ce sultan mourut, à l'âge de cinquante-huit ans deux mois et vingt-cinq jours , le 27 du mois de Safar de l'an 1 168 de l'hégire ( 1 3 décembre 1754). Il eut pour successeur son frère Othmân,ehn- Moustafd [0\.\\mi\\ III), nommé mal à propos Osman II par nos historiens.
Page i4, ligne 7.
L*année 1160 de l'hégire.
Cette année a commencé le vendredi 1 3 janvier de l'an 1 74^ de l'ère chrétienne.
Page l6 , ligne -j.
Le Divan des beys.
Voyez ci-dessus la note do la page 426 du premier volume, et la XCIII*^ note supplémentaire à la fin du troisièmt: volume.
Page 1 8 , ligne 6.
Firman secret , ou Khatt-chêrif.
Les mots X7ia«-r/jc>//' signifient littéralement, en arabe, écriture noble : on désigne par cette dénonjinalion les orilros souverains, écrits et signés de la main même du Sultan ottoman.
Voyez sur les firmans la XCIX® note snpplémentiiire. Page 20 , ligne 3.
Le suhaii Moustafd^ éhn-Ahmed.
Ce prince était hhde.u4 hmed/JI, déposé l'an i )43derhégire ( I "ySo de notre ère) : il succéda à son cousin Olhrnân III , le 20 de Safar de l'an i 171 de l'hégire (3 novembre 1767 de l'ère vulgaire); il mourut le 3.3 du mois de ChaouAl 1187 de l'hégire (21 janvier 1774 d*^ Vère chrétienne), et eut pour successeu r son frère ylbd-cl-Hamyd.
Même page, ligne 12.
L'année ii63 de l'hégire.
dette année a commencé le jeudi 1 1 décembre de l'an 1 749 de notre ère.
Page 21 , ligne 3.
Ginn-Alf [Aly-le-Génie^ ou le Diable),
Voyez la LXXIV'" note supplémentaire.
Même page , ligne 8.
Kàchef.
Celte dignité était immédiatement au-dessous de celle de Bej. Ce titre signifie littéralement, en arabe, décoinreur, irii-estigaleur, inquisiteur, parce que dans l'origine ceux qui en étaient revêtus étaient spécialement chargés de la levée des impôts et de la poursuite des contribuables retardataires ou fugitifs. Ils avaient aussi inspection sur les cophtes, agens de la répartition et de la recette , et veillaient à ce cp'aucune portion n'eu fût dissimulée et perçue frauduleusement au profit des collecteurs. Les Râchefs , gouverneurs de province, avaient une autorité aussi étendue que celle des Beys.
Même page, ligne i3.
Sangiakat (titre de la dignité des Beys).
Les Beys poruient en eflet le titre de Sangiak. Ce mot , turk d'origine , signifie proprement un étendard, parce qu'en
effet la principale cérémonie de l'invcsliture d'un bey était la remise d'un étendard.
Voyez la XCIII' note supplénicnlaire.
Page 24 1 ligne 6.
Êl-Mohdy (le Bien-Conduit).
Ce surnom vient de la racine arabe haJa , qui signifie diriger, bien conduire, surtout en nialicrc de religion. Je ferai remarquer que ce mot devrait régulièrement s'écrire él-Mahdy, suivantles règlesde la langue littérale, dans laquelle cl-Mohdy signifierait plutôt le bon conducteur; mais ce n'est pas le seul exemple des permutations usitées dans la langue vulgaire, qui souvent donne des valeurs actives aux formes passives, et réciproquemeiit aux formes actives des valeurs passives.
Page aS , ligne 3.
Le sul(an Othman, ébn-MoustaJa,
Ce prince avait cinquante-six ans lorsqu'il fut élevé sur le trône des Ottomans. A son inauguration qui se fit le -j de Rabj êl-tâny 1 168 de l'hégire (22 décembre 1754 de l'ère chrétienne), il renouvela, sous des peines graves , la défense aux Musulmans de boire du vin. Le règne de ce prince fut court, mais paisible, il mourut dans la nuit du i4 an i5 Safar de l'an 1171 de l'hégire (?.8 au 29 octobre 1757 de nrilreère). lient pour successeur sou cousin Mous/n/d III
IVlème page, ligne ;"».
L'an (If riiéj^'ire 11 68.
Même page, ligne '].
L'an 1171 de l'hégire.
L'au I i6S a commencéle vendredi i8octobre del'an ïn54. L'an 1171a commencé le jeudi i5 septembre ijSn.
Page 26, ligne 1'*.
L'an 1172 (le l'hégire.
Même page , ligne 1 3.
L'an de l'hégire 1177.
L'an 1172a commencé le lundi 4 septembre i'j58. L'an I i^'j a commencé le mardi 12 juillet 1763.
Page 28 , ligne 9.
Beyt-êl-Qouds (Jérusalem).
\oyez la XXXYIIP note supplémentaire.
Même page , ligne 18.
Akkah ( Saint- Jean-d' Acre).
Voyez , premier volume , la note de la page 4i5. Voyez aussi la XCI« note supplémentaire à la fin du troisième volume.
Page 3o , ligne 8.
l'hégire.
Cette année a commencée le lundi 9 juin 1 766.
L'an 1180 de l'hégii-e.
bb NOTES.
Page 36 , ligae 8.
L'an 1182 de l'hégire.
Cette aunée a commencé le mercredi 18 mai 1-^68.
Page 4i , ligne 10.
Les tribus des Bédouins furent comprimées.
Une des tribus les plus redoutables était celle des Haoïiarahs. Cette tribu, venue des environs de Tunis, il y a. près de trois siècles, s'était fixée cuire Gir^n'lict Farchonl : elle s'établit d'abord sur des terres qui n'étaient point cultivées, fit l'acquisition de quelques villages, s'empara de vive force de quelques autres, et finit par occuper tout le territoire compris entre Hou et Kafr-Chcykh-S elym : la plupart des Arabes de cette tribu devinrent ricbes propriétaires ; mais n'ayant pas oublié leur ancien métier , ils rançonnaient et pillaient non -seulement les propriétaires leurs v(;isins, mais encore les barques qui remontaient ou descendaient le Nil. Ils reconnaissaient l'autorité d'uu grand Cheykb, qui résidait ordinairement à /'orc/joi//, et le dernier, nommé Hammam , profitant des dissensions des Mamlouks, s'était arrogé le pouvoir de gouverneur sur tout le Sayd depuis Syout jusqu'au-delà à^Assouân (Syène) : il en percevait les revenus et jouissait paisiblement de son usurpation, moyennant une redevance annuelle de i5o,ooo mesures de blé, qu'il payait aux Beys et aux Pachas de l'Egypte.
Celte puissance du Chcykli Hammam donnait cependant depuis long-temps des inquiétudes sérieuses au gouvernement du Kairc , et les désordres auxquels la Haute-Egypte
était en proie devaient infailliblement s'accroître encore, lorsque ^/j-^^^ s'empara de l'autorité absolue et sentit la nécessité de se défaire d'un voisin si dangereux. Aussi il se hâta de faire marcher contre le Chejkh des Haouarah une armée dont il confia le commandement à son favori Mohammed Abou-dahab. Le Chcykh Hammam s'avança au-devant des troupes du Bey avec 35,ooo cavaliers levés sur les terres qu'il avait soumises à sa dépendance; mais il fut battu deux fois auprès de Syout, et sa nombreuse cavalerie s'étant dispersée , il s'enfuit à Esnéh , où il mourut vers la fin de l'an de l'hégire ii83 (1770 de l'ère vulgaire).
Ses enfans furent heureux de pouvoir acheter la paix au prix des richesses de leur père; ils furent dépossédés de la majeure partie de leurs biens, et renoncèrent à l'espè.ce de souveraineté que s'était arrogée leur famille. Leur tribu se dispersa; une partie retourna aux montagnes qui avoisinent Tunis; le reste se dissémina et cessa d'étendre impunément ses ravages. Nous les avons trouvés obéissant à un chef électif, et pouvant réunir environ 2,000 cavaliers.
Une des tribus qui éprouvèrent le plus les effets de la colère à^ Aly-Bcy , fut celle des Tcrrâbyns qui étendaient leurs déprédations depuis Ghazzah jusqu'à la vallée do Tyeh ou de l'Egarement. Cette tribu, autrefois trèsnombreuse, était réduite à 5oo cavaliers à l'époque de notre expédition.
Page 42? ligne 11.
Souverain des deux mers.
\ oyez dans le premier volume la note de la page 454 ^ et dans le troisième la XLIII" note supplémentaire.
Page 43 , lignes 4 et 5.
Les chiffres 85 , abrégés de ii85.
Cette monnaie remarquable a excité les recherches «le plusieurs savans orientalistes; O.-G. Tychsen et M. W. Marsden citent une monnaie semblable de l'an 1 1 83 de l'hi-gire ( 1769 de l'ère chrôlienne).
Au reste , quoique la fabrication de ces monnaies fût un acte d'indépendance, la reconnaissance de la suzeraineté de la Porte ottomane y était conservée puiscjue le revers ( B d« la vignette X) renferme le logrâ ou chiflFre de l'empereur alors régnant , Moustafâ, cbn-Ahincd.
" Après la cliutc ^ AJy-Bey , dit Volney, ses piastres per- » dirent 20 pour 100 , parce qu'on prétendit qu'elles étaient » surchargées d'alliage. Un négociant en fit passer 10,000 à » Marseille, et elles rendirent, à la fonte, un bénéfice assez >• considérable. »
Page 44 > lignes 3 et 4-
Les Toulonides , les Ayoubites et les diverses dynasties des Mamlouks.
Les Toulonides (Bcny-Toulou/t) composent la dynastie ô.'' Alimcd chn-Touloun et de ses descendans ; cette dynastie a régné en Egypte et en Syrie, sous les khalifes cl-Motaz , cl-Mfihtady, cl- Mofamed ,cl-Mnladed , et cl-MidctaJ'y, depuis l'an 254 de l'hégire (868 de l'ère chrétienne) jusqu'à l'an 292 de l'hégire (904 de notre ère).
Voyez ci-dessus la note 2 de la page « 3G de ce volume.
Les Ayoubites {Beiiy-yiynub) forment la dynastie de
Yousouf^ ben-j4foiib (Sa.\Adm) et de ses descendaas. Cette dynastie a régné sur l'Egypte , la Syrie et plusieurs autres contrées adjacentes, de l'an 667 de l'hégire (1171 de l'ère chrétienne) jusqu'à l'an ôSg de l'hégire ( 1 260 de notre ère ). ' Sur les dynasties des Mamlouks , voyez ci-dessus le Précis historique sur le Mdristân , pages 137 de ce volume etsui- Tantes.
Page 44, ligne g.
Le négociant italien Rosetti.
C'est le même que nous avons trouvé au Kaire à notre arrivée.
Même page, ligne i3.
Le comte Alexis Orloff.
Une singulière coïncidence de destinée semble attachée à ce nom. Un comte Or/o^ commandait en chef les flottes de la Russie dans la Méditerranée et dans la mer Noire , en 1771, à l'époque où Aly- Bcy secouait le joug de la Porte ottomane ; et 62 ans plus tard , en i833 , un autre comte Orloff, peutêtre fils ou petit-fils du premier, est à la tête des forces russes dans ces mêmes parages , quand Mohamined-Aly réalise les projets dUAly-Bey , et fait reconnaître son indépendance par le sultan de Constantinople.
Page 45 , ligne 10.
iS'rtjc^a/i ( l'ancienne Sidon).
Saydah ou Saydâ est le siège du pacliàlyk de toute la Syrie inférieure.
La Syrie comprend deux autres pachàlyks , celui de Damas et celui de Tripoli.
Le pachâlyk de Damas est le plus considérable, et le pacha qui en est titulaire a la prérogative d'être ùnyr-êl-hag, ou conductiMir de la caravane qui chaque année se rend de la Syrie à la Mckke.
Pj ezzar- Pacha s' éld'it em\):iré de Saj-dah , et en conséquence avait pris le titre officiel de Ahmcd-Pacliâ , Djezzar^ Ou dlf-Saydd.
\oyez la XCI"^ note supplémentaire.
Page 46, ligne 16.
Les Ogdqs.
Yoyez sur cette corporation la XIII"= note supplémentaire.
Page 47 > ligne 5.
L'an 1 186 de l'hégire.
Cette année a commencé le samedi 4 avril 1772 de notre ère.
Page 64, ligne 10.
Mourad-Bey et Ibrahfm-Bey.
\ oyez la XCVI'' note supplémentaire.
Page 75 , ligne 8.
La postérité de Hdchem.
Hâchem était le bisaïeul de Mahomet et à^Aly,
Page 78 , ligne 5.
Le Khotbéh.
C'est la prière solennelle du vendredi que faisaient autrefois les khalifes eux-mêmes , et qui est faite maintenant par Viniâni de la mosquée, ou en son absence par le plus distingué des ^A«/e^j (prédicateurs). Dans cette prière sont prononcés des vœux pour le souverain ; aussi être nommé dans le Khotbéh est une prérogative de la souveraineté , et le retranchement de ce nom dans cette prière un acte authentique de rébellion.
Page 80 , ligne 20.
ce Nous sommes à Dieu , et nous retournons » à lu'. ! »
Cette phrase: « En-nâ li-llahi, oua-én-nâ ilar-hi râd~ njiouna! » fait partie du verset i5i de la seconde sourate (chapitre) du Koran. Les Musulmans répètent cette formule comme un acte de résignation dass les grandes calamités.
Page 84, ligne 4-
Le vénérable Venture.
Aucun dictionnaire biographique n'a cité le nom du re»-
pcctable Venture ; cependant ses profondes connaissances des langues cl des aflaires de l'Orient , l'influence qu'il a exercée sur l'expédition d'Egj'pte , les services importans qu'il a rendus à l'armée , ne méritaient pas cette ingratitude de ses contemporains. Je m'efTorcerai , dans la C'' note supplémentaire , de répai-er cet injuste oubli.
Même page, lignes »3 et i4.
Magallon , Beauchamps.
Yoyez la C*^ note supplémentaire.
Même page, ligne i^.
Gloutier.
Membre de l'institut d'Egypte, nommé dès la première formation dans la classe d'économie politique; membre de la commission de commerce ainsi que de plusieurs autres commissions , commissaire français près le Divan , puis administrateur-général des finances : il mourut À Gyzéh le 6 floréal an VIII , regretté de tous ceux qui l'ont connu , comme réunissant à une probité austère un jugement sain et trèsexercé dans les différentes parties de l'économie politique.
Même page, ligne iG.
Raige et Bellelête.
Vo>'ez la Cl' note supplémentaire.
Page 87 , ligne 4.
L'anniversaire de la naissance du Prophète [Mouled én-Nahf.)
Cette fêle , appelée aussi JMouloud, se céK-brc le donzièras jour de liaby clàoiicl, troisième mois de l'année musulmane; elle fut inslituce en l'an 99G de l'hégire (i588 de notre ère ) , par le sultan lilourâd ébn-Sefym que nos historiens nomment jimuiat III.
La nuit qui précède celte fètc est également célébrée sous le titre de Leylcli Moubarckch (Nuit Bénie).
Page 102, ligne 6.
Le clieykli el-Mohdf fut un de ceux qui montrèrent le plus de zèle.
L'attachement sincère du cheyldi cl-Mohdy pour la cause des Français fut long-temps suspeclé par quelques chefs de notre administration. A l'époque indiquée ici , leurs préventions n'étaient pas encore dissipées , du moins si l'on peut en juger par l'extrait suivant d'une lettre dePoussielgue, administrateur-général des finances, adressée sous la date du ig thermidor an YII (6 août 1 799) , au Général en chef.
» Le chcylilî c'-Sadâl est l'homme dont je suis le plus » content. Scyd-Otnar se conduit assez bien. Le chcyUh c7- » Bckry a peur, les autres sont des traîtres ou des faua- I» tiques....
» .... Le cheykh cl-Mohdy est un ambitieux qui vise à la n popularité et à la célébrité , et qui sacrifierait tous les Fran- » çais plutôt que de perdre un seul degré de son crédit. Il » continue pourtant à nous voir assidûment. »
Plus tard ou ne se refusa plus à rcudre une pleine justice à sa couduile franche et loyale dont le dévouement ne s'est jitmais démenti.
Même page, ligne 19.
Il se détermina.... à venir un soir rendre une visite à l'Instilut.
Cette visite du cheykli cl-Mohdy eut lieu le i'^'' thermidor an "j, correspondant au vendredi igjuillet 1799, et au 16 Safar de l'au I2l4 de l'hégire.
Voici ce que je trou\ e sur cette séance dans les extraits des procès-verbaux de l'Institut d'Egypte.
« Dans la séance du i." thermidor on a donné lecture « d'une lettre de l'ingénieur Z,fl/?r7'e^, membre de l'Institut, » dans laquelle il annonce que l'oflicier du génie Bou- >i chard a découvert, à Rosette, une pierre uoire, divisée » en trois bandes horizontales, portant chacune une inscrip- »tion, la supérieure en caractères hiéroglyphiques, l'in- » férieure eu caractères grecs , l'intermédiaire en caractères » inconnus.
1) Geoffroy a lu la première partie d'un mémoire con- » tenant une description zoologique etanatomique d'un pois- » son connu en Egypte sous le nom àeFachaha , et que les » naturalistes ont appelé Tetrodon rajc.
» Après avoir fait voir que sous cette dernière dénomina- » tion on a confondu deux espèces , il décrit les organes sin- » guliers qui caractérisent la famille des tef rodons.
n Ces poissons ont la propriété de pouvoir gonfler la partie » inférieure de leur corps: l'auteur du mémoire pense que » tout l'air qui produit cet cfi'et est contenu dans l'estomac,
» et que la vessie natatoire s'oppose seulement à la sortie de » l'air en fermant la sortie de l'œsophage. »
Page loQjligneg.
Bound-Bakht (rÉclifîce du bonheur).
Je pourrai citer plusieurs autres jeux de mots laudatifs, faits par les Arabes sur Bonaparte : je me contenterai de dire ici qu'ils l'appelaient encore Boun-Abrât (Sublimité de génie) , Boiiân-Bertat (la Colonne dominante) , etc.
Même page , ligne 12.
il^r<?72^o« (quel est-il)?
Yoycz une autre application de ce jeu de mot , sur le général Menou , dans la XCVIII* note supplémentaire à la fin du troisième volume.
Page III, ligne 3.
L'émeute du mois de Raby êl-tâny.
Cette émeute fut causée par l'imprudence de ce Royer, jadis pharmacien en chef de l'armée, destitué et menacé par Bonaparte d'être fusillé pour ses malversations , qui , n'ayant osé revenir en France, était resté au Kaire, où par ses assertions mensongères il donna naissance à la calomnie si absurde , mais si long-temps accréditée par la haine et l'esprit de parti , de l'empoisonnement des malades de Jafla.
Page 1 1 3 , ligne 2.
Mohammed' Aly devenu depuis si célèbre.
Voyez la XCVII' note supplémentaire à la fin du troisième volume.
Page 1 l'j. ligne 8.
La mosquée de PlmàrQ Chdféy.
Le céK'bre docteur Ahoii -Abdallah Mohammed cùn Edrys , surnommé cl-Châfcy , est le premier qui ait écrit sur la jurisprudence musulmane. Il composa un livre sur les onssoiil, ou fondemens de l'islamisme , dans lequel est compris tout le droit tant civil que religieux des Maliomélans. On a encore^de lui deux ouvrages intitules Sounan et Mesnad , sur la même matière.
Il devint le fundateur d'une des sectes reconnues orthodoxes par les Musulmans ; ces sectes ne différant entre elles que par l'application de la loi du Prophète et la décision des cas douteux de la jurisprudence, fondée toute entière sur les jugemens tirés du Koran , sans aucuu usage de la raison humaine.
El-Châfcy était né l'an i5o de l'hégire (767 de l'ère vulgaire) ; il se rendit à Baghdad l'an i gS (810), et de là à la Mekke pour s'acquitter du pèlerinage prescrit par la loi; après l'avoir terminé il passa, l'an 198 (81 3), en Egypte, où il suivit les leçons du savant imàni Mdleh chn-Anas, chef de la secte des Màlckys; mais il s'en sépara ensuite pour fonder lui-même une nouvelle secte qui bientôt devint dominante non-seulement en Egypte, mais encore jusque dans le Khorassan et les extrémités de l'Orient; le grand Saladin fonda en son honneur, au Kaire, une mosquée où l'on voit son
tombeau, et un collège spécial où il est inleidil d'enseigner aucune autre doctrine.
Même page , ligne 14.
Les rebelles Wahabys.
Voyez ci-dessus la note page 460 de ce volume.
Voyez aussi la XCV*^ note supplémentaire à la fin du troisième volume.
Page 125 , ligne 10.
Tel le naïf enfant...
Cette stioplie rappelle la fable de Loqmân , intitulée : l'Enfant et le Scorpion. Cette fable est la vingt-sixième des deux éditions que j'ai données au Kaire et à Paris : elle est la vingt-neuvième dans le manuscrit de la Bibliotlicque royale , n° 54o du fonds de Saint-Germain-des-Prés , ainsi que dans l'un des trois manuscrits que j'ai rapportés d'Egypte
Page 127, ligne 10.
ce En kii ne vois qu'un frère! »
On sera sans doute étonné d'entendre la tolérance philosophique ainsi prêchée par un 3Iusuln)an ; mais celte strophe ne fait que reproduire les paroles textuelles du Roran répandues dans \ingt passages, entre autres dans les versets cités au bas de la page 127.
Page 128 , ligne 6.
« Le Bien-Conduit dira :... »
On sait déjà que le nom propre Û-Mohdv signifie en arabe le Bien-Conduit, celui qui est dirigé par Dieu dans la bonne voie : le vers arabe présente ici , dans cette double acception du mot comme nom propre et comme qualificatif, un jeu de mots que la traduction ne peut rendre qu'à moitié.
La phrase aurait pu être également bien traduite :
« El-Mohdy vous dira :... »
Même page, même ligne.
« Mon père est dans les deux. »
Cette phrase, d'une physionomie plus chrétienne que musulmane , quoique cependant elle u'ofTrc rien que d'entièrement conforme aux dogmes de l'islamisme, rae semble placée ici avec une apparence d'affectation et d'intention particulière.
Je croirais donc volontiers que la pièce de vers du cheykh ÊL-MoHDY est non-seulement un plaidoyer en faveur de la tolérance universelle , mais encore une sorte de récrimination , ou de contre-attaque dirigée au-devant de ceux qui lui reprochaient son origine cofihte, et l'accusaient peut-être d'avoir conservé un secret attachement pour la religion de ses pères.
Même page, ligne 10.
(( Mes plus proches parens.... »
La gradation pourra sembler, dans cette strophe, n'être
pas exactement observée : au lieu àe frères famille
proches parcns , ou désirera peut-être famille.. .. proches
parens frères ; mais il faut observer que , le titre de frère
se donnaut à tous les Arabes d'une tribu , chez eux cette expression n'équivaut guère qu'à celle de concitoyen , et indique réellement une relation de parenté plus éloignée que les deux expressions qui suivent : \qs frères proprement dits, les frères de sang sont compris dans les mois proches parens .