‹ Contes du cheykh êl-MohdyChapitre 17 sur 42 · HE D\L-AVER. "2 1 C · texte numérisé non relu

HE D\L-AVER. "2 1 C

Enfin il y a quelque jours il exigea que ma voix , dont les accens lui semblaienl mélodieux, lui fit enlendre quelques chants qui pussent dédommager ses oreilles du refus obstiné que je persistais à lui faire de toute autre faveur.

Voici les vers que je lui chantai :

Avant qu'à te chérir Dïr.-AvtR se condamne, Jusqu'c-JUX sommets du Kaf on verra bouillonner

Les vagues de la mer persane :

Et le musulman mèiiic osera profaner La Ville consacrée à la foi musulmane, Avant qu'an tien mon cœur désire se donner.

Voit-on la timide gazelle

S'unir d'un lien amoureux

A l'un des tigres furieux Que le Sahrd brûlant dans ses déserts recèle ?

Le tendre agneau, la panthère cruelle, Recherchent- ils ensemble un hymen monstrueux?

Le rossignol plaît à la rose, La rose ouvre pour lui son sein et son amour,- Mais, d'épine un tissu, la ceignant tout autour.

Contre tout autre la tient close :

C'est un sûr rempart qu'elh- oppose

A l'impur baiser du vautour.

Kn vain ta passion iyranniqae, inquiète, Cha(|ue jour accroît mon tourment :

Tu veux en vain, f)ar un doux sentiment.

De tes désirs voir l'ardeur saliàfaile, l'vL-AvER, ta captive, et no:» pas in sujette , A lions Meh-Kadj un maître et non pas un anianl.

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