‹ Contes du cheykh êl-MohdyChapitre 28 sur 42 · Et Nathan dit à Da^'id : « Tu es cet homme · texte numérisé non relu

Et Nathan dit à Da^'id : « Tu es cet homme

Joseph Shulkowsky , que plusieurs biographes ont appelé mal à propos Sulkowski et même Sulkokoski\ était né en i-j-jS : il dut sa première éducation aux soins du prince Auguste Shulkowsky , son parent , et qui était palatin de Posen. Quelques-uns même le crurent fils naturel du palatin ou d'un frère de ce prince.

Le jeune Shulkowsky avait à peine dix-huit ans, lorsqu'en i'jg'2 il fit sa première campagne contre les Russes dans l'armée de Lithuanie , qui fut , après la défection du prince Louis de Wurtemberg , successivement commandée par les généraux JuUiecky et Michel Zabiello.

Shulkowsky avait écrit une relation détaillée de cette malheureuse campagne , et , après sa fatale issue qui livra la Pologne aux Russes, par l'adhésion du roi Stanislas- T. m. 27

370 NOTES SUPPLÉMENTAIKES. — II.

Auguste aux volontés deCatherioe 11, il quitta le service de sa patrie, pour se retirer en France, avec quelques autres Polonais de marque, parmi lesquels je citerai le respectable général Zaj'OJichck qui m'a aussi honoré de son amitié en Egypte.

La Terreur commençait à étendre son voile sanglant sur l'horizon du pays que Shulkowsky avait choisi pour asile, et voulant aller aux Indes pour servir sous les drapeaux de l'infortuné Tjpou-Sâhcb , il obtint une commission par M. Descorches , qu'il avait connu comme envoyé en Pologne , et qui alors était chargé des affaires de la France à Constantinople.

A peine il était dans cette ville , qu'il y apprit l'insurrection de 1794 que Kosciusko avait fait éclater en Pologne. M. Descorches envoya aussitôt le jeune Shulfiows/>y avec des ouvertures et des instructions pour les insurgés. Mais à moitié route , les nouvelles de la bataille de Massourica , de la prise et du massacre de Praga, qui étouflèrent cette révolution éphémère et mal conduite, firent rebrousser chemin à Shulkowshy : il retourna à Constantinople et de-là en France , où le Directoire l'employa comme capitaine à l'armée d'Italie.

C'est là que le jeune Polonais emporta les redoutes du fort Saint-Georges, près de Mantouc, le courage et l'intelligence qu'il développa dans cette périlleuse affaire le firent remarquer du Général en chef, qui se l'attacha comme aiJede-camp. Depuis celte époque, Shulhoivsky ne le quitta plus dans toutes ses expéditions, et mérita son entière confiance.

En Egj'pte, il se distingua par plus d'un fait d'armes glorieux. Il avait été nommé chef d'escadron à la prise d'Alexandrie, où il fut deux fois culbuté delà bi-èche; il devint chef de brigade après le combat de Salahych , où il avait reçu d'honorables blessures ; et il en était à peine gaéri , toutes ses cicatrices n'étaient pas même entièrement

NOTES SUPPLÉMENTAIRES. III. Sjl

t'enuées, lorsque se laissant trop emporter par son courage au milieu des révoltés du Raire, il fut entouré par la populace, et massacré avec la trop faible escorte qui l'avait suivi dans la reconnaissance militaire dont il avait été chargé.

Le Général en chef, pour honorer sa mémoire, donna son nom au fort qui fut établi dans l'ancienne mosquée du sultan Beybars , à l'extrémité septentrionale de la ville.

Il était membre de la troisième classe de l'Institut d'Egypte, et avait composé plusieurs Mémoires contenant des observations importantes sur l'Egypte. Un seul a été publié dans le premier volume de la Décade égyptienne , journal littéraire que je rédigeais alors; et on trouve dans ce même volume les quatre vers suivans consacrés à sa mémoire :

rt Dans tous les arts îl obtint des succès: D II fut savant sans vouloir le paraître; » Si dans l'art des combats il fît plus de progrès , » C'est qu'il choisit un meilleur maître. »

Le portrait de Shulkowsky a été dessiné par l'habile crayon de M. Dutertre , mon collègue , et fait partie de sa précieuse collection , qui vient d'être publiée dans l'Histoire scientifique et militaire de l' Expédition française ■) dont je sais coopérateur.

Aly Abd-ërrachyd^ ben-Sâlèhy ben-Noury., surnommé él-Bâkouy y était originaire de Bâkouyéh , ville assez considérable, située dans la contrée de Derbend , sur les bords de la mer Caspienne. Son père, él-im, el-âalem, Sâhèh ben-Noury, suivait la secte de rîmâra Chafcy y et parvint à une vieillesse très-reculée.

L'année de la naissance à.'él-Bâkouy n'est pas bien déter-

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