LES MAMANS
Sous les caresses maternelles
Nous grandissons dans un doux nid,
Impatients d'avoir des ailes
Pour voltiger vers l'infini.. .
Les méchants ingrats que nous sommes,
Semeurs de terribles tourments :
A peine sommes-nous des hommes
Nous faisons souffrir les mamans !
Joyeux bambins, chers petits anges Changés vite en petits démons, Gazouillez comme des mésanges :
Vos gais propos, nous les aimons. . .
Mais, comme nous faisions naguère, Quand défilent nos régiments Ne parlez jamais delà guerre, Car ça fait trembler les mamans !
Lorsque vous serez, dans la vie, Livrés à vous-mêmes un jour, Sans défaillance et sans envie Luttez pour vivre à votre tour. . .
Et, si le sort met en déroute Les fiers espoirs de vos romans, Ne quittez pas la droite route, Car ça fait pleurer les mamans !
Puis, redoublez de gentillesse Lorsque leurs cheveux seront blancs; Pour mieux égayer leur vieillesse Redevenez petits enfants; Entourez-les de vos tendresses, Soyez câlins, soyez aimants :
Ne ménagez pas vos caresses...
Ça fait tant plaisir aux mamans! Il
(Musique ae Paul Delmet. — Qjiinzard, éditeur.)