ET FI.BUR DES POIS
«iez, répliqua le hibou, car je ne vous ai obligé qu'à TOire insu , comme doit faire un hibou délicat, modeste et homme de bien, en mangeant y un à un , à mes risques et périls , les «anailles de rats qui grignotoient , bon an mal an, la moitié de TOtre récolte; mais c'est ce qui fiait que TOtre champ tous rapporte au* jourd'hui de quoi acheter quelque part un joli royaume, si tous savez tous contenter. Quant à moi, Tictime malheureuse et désintéressée du dévouement, je n'ai pas au crochet un mi* 8à*able rat maigre pour mes bons jours , mes yeux s'étant tellement afibiblis à TOtre service, que j'ai peine à me diriger, même de nuit. Je vous appelois donc , généreux Trésor des Fèves, pour TOUS prier de m'octroyer un de ces bons litrons de fèTCS que tous portez pendus à TOtre bâton , et qui suffiroit à soutenir ma triste existence jusqu'à la majorité de mon aine, que tous pouvez compter pour féal.
— Ceci , monsieur du hibou , s'écria Trésor des Fèves en détachant du bout de son bâton un des trois litrons de fèves qui lui appartenoient, c^est la dette de la reconnoissance , et j'ai plaisir à l'acquitter.