‹ Contes en prose et en versChapitre 47 sur 55 · II · texte numérisé non relu

II

âld RETIREZ-VOVS DB MOK SOLEIL.

Dans mes bras je presse ma fIBe :

Je souris à sa mère, assise k mon côté, £t mon cœur tient k peine à sa félicité.

Qu'il fut sage une fois ce fon de Diogène,.

Lorsque de Darius le superbe vainqueur,

Étalant k ses yeux la pompe souveraine ,

Lui fit de la richesse entrevoir la douceur !

« Cherche S2^ns te troubler ce que tu peux attendre

» De la puissance d'Alexandre, »

Dit celui-ci : • Quels dons peuvent te rendre heureux?» Diogène hésitoit : « Réponds , forme des vcbux , » Continua le roi ; n d'un espoir chimérique

» Ne crains pas le fâcheux réveil 1 N Tu seras exaucé , j'en jure le Granique. »

tf — £h bien ! répondit le cynique,

u Retire-toi de mon soleil! »

£h! que faut-il de plus au sage?

L^aspect de la nature avec la liberté,

C'est la son plus riche apanage.

Que si les immortels l'ont seulement doté

De quelque modeste héritage Où s'écoulent ses jours avec tranquillité ,

Combien j'envierois son partage !

J'en. approche peut-être en ma simplicité, Au savoir près... Mais quoi ! c'est un antre avantage*

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