‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 127 sur 174 · LA PRINCESSE ULRIQUE DE PRUSSE · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE ULRIQUE DE PRUSSE

Depuis reine de Suède.

Souvent un peu de vérité Se mêle au plus grossier mensonge ;

Cette nuit, dans l’erreur d’un songe,

Au rang des rois j’étais monté.

Je vous aimais , princesse , et j’osais vous le dire !

Les Dieux à mon réveil ne m’ont pas tout ôté :

Je n’ai perdu que mon empire. ( 1 4)

(i 4) M. de Modène, capitaine au régiment Dauphin, a traduit aimi ces vers charmants :

Scepè aliijutd veri scctim mendacia ducuntÿ 11,1c «oc/e, in somno , demens , regnare putavi :

Te arde.bam , pria ceps , audebam dicere! Manè Amisi imperium : non abstulit omnia numen.

POÉSIES MÊLÉES. ,3l5

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