I SL
A LA MÉTRIE,
Qui était malade.
Je ne suis point inquiété Si notre joyeux la Métrie Perd quelquefois cette santé Qui rend sa face si fleurie.
Quelque peu de gloutonnerie,
Avec beaucoup de volupté,
Sont les doux emplois de sa vie.
II se conduit comme il écrit,
A la nature il s’abandonne ;
Et chez lui le plaisir guérit Tous les maux que le plaisir donne.
AU ROI DE PRUSSE
Vous êtes pisqu’uu hérétique;
Car ces gens, qu'un bon catholique Doit pieusement détester,
Pensent qu’on peut ressusciter,
Et que la Bible est véridique.
Mais le héros de Sans-souci,
En qui taut de lumière abonde,
Fait peu de cas de l’autre moude.
Et se moque de celui-ci.
POÉSIES MÊLÉES. 3 I 7
IMPROMPTU
A M. de Maupcrtuis , qui était à la toilette du roi de Prusso avec l’auteur, lorsque ce prince, encore à la fleur de son âge , leur fit remarquer qu'il avait des cheveux blancs.
Ami, vois-tu ces cheveux blancs Sur une tiûte que j’adore?
Ils ressemblent à ses talents :
Ils sont venus avant le temps,
Et comme eux ils croîtront encore.