‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 130 sur 174 · AUTRE · texte numérisé non relu

AUTRE

Sur un carrousel donné par le roi dé Prusse, et où présidait

la princesse Amélie.

Jamais dans Athène et dans Rome On n’eut de plus beaux jours , ni de plus digne prix.

J’ai vu le fils de Mars sous les traits de Paris,

Et Vénus qui donnait la pomme.

CXXXVÏ.

A MADAME DE

En lui envoyant les œuvres du roi de Prusse.

Aimable Églé, vous lirez les écrits D’un roi fameux par plus d’une victoire ;

Législateurs, rois, héros, beaux esprits Dans tous les temps vanteront sa mémoire.

3 I B POÉSIES MÊLÉES

Il a cherché tous les genres de gloire (L’amour à part, j’en excepte ce point) ; y Mais si jamais j’écrivais son histoire , J’ajouterais qu'il ne vous connut point.

AU ROI DE PRUSSE

Du sein des brillantes clartés,

Et de l’éternelle abondance Dont vous avez la jouissance,

Trop heureux roi , vous insultez Mon obscure et triste indigence.

Je vous l’avoue, un bon écrit De ma part est chose très rare ;

Je ne suis qu'un pauvre d’esprit ,

Vous m'appelez d’esprit avare.

Mais il faut que le pauvre encor Porte sa substance au trésor De ces puissances trop alticrcs;

Et le palais d’azur et d’or Reçoit le tribut des chaumières.

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