‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 67 sur 174 · A MADEMOISELLE DD NOYER · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE DD NOYER

n fin je vous ai vu, charmant objet que j’aime,

En cavalier déguisé dans ce jour :

J’ai cru voir Vénus elle-même Sous la figure de l’Amour.

L’Amour et vous , vous êtes de même âge ,

Et sa mère a moins de beauté ;

Mais malgré ce double avantage,

J’ai reconnu bientôt la vérité :

Du Noyer, vous êtes trop sage Pour être une divinité.

Page 1