A UN BAVARD
Il faudrait penser pour écrire : ♦♦
Il vaut encor mieux effacer.
Les auteurs quelquefois ont écrit sans penser , Comme on parle souvent sans avoir rien à dire.
IMPROMPTU
Écrit sur la feuille du suisse de M. le duc de la Valliére, à qui l'auteur allait demander la romance de Gabrielle de Verjgj.
En votez-moi, par charité, Cette romance qui sait plaire , Et que je donnerais par pure vanité , Si j'avais eu le bonheur de la faire.
A M. DE CORLON,
Qui était avec l'auteur à Monjeu , chez M. le Hue de Guise ,
alors malade.,
Je sais ce que je dois, et n'en fais jamais rien.
Au lieu d'aller tâter le pouls de son Altesse ,
J'abandonne son lit sans dormir dans le mien.
Je renonee aux dîners , au piquet, à la messe,
Très mauvais courtisan , bien plus mauvais chrétien f
Libertin dans l'esprit , et rempli de paresse.
Ah ! monsieur de Cor Ion , que vous êtes heureux !
Plus libertin que moi sans être paresseux ,
On vous trouve à toute heure , et vous savez tout faire.
De grâce enseignez-moi ce secret précieux
De vous lever matin, de dîner et de plaire.