‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 130 sur 175 · AUTRE · texte numérisé non relu

AUTRE

Sur un carrousel donné par le roi dé Prusse , et où présidait

la princesse Amélie.

Jamais dans Athène et dans Rome On n'eut de plus beaux jours , ni de plus digne prix. J'ai vu le fils de Mars sous les traits de Paris ,

Et Vénus qui donnait la pomme.

A MADAME DE

En lui envoyant les œuvres du roi de Pruss«.

Aimable Églé, vous lirez les écrits D'un roi fameux par plus d'une victoire ; Législateurs , rois , héros, beaux esprits Dans tous les temps vanteront sa mémoire.

3l8 POÉSIES MÊLÉES.

Il a cherché tous les genres de gloire (L'amour à part, j'en excepte ce point) ; Mais si jamais j'écrivais son histoire, J'ajouterais qu'il ne vous connut point.

AU ROI DE PRUSSE

Du sein des brillantes clartés, Et de l'éternelle abondance Dont vous avez la jouissance , Trop heureux roi , vous insultez Mon obscure et triste indigence.

Je vous l'avoue , un bon écrit De ma part est chose très rare ; Je ne suis qu'un pauvre d'esprit , Vous m'appelez d'esprit avare.

Mais il faut que le pauvre encor Porte sa substance au trésor De ces puissances- trop altières ; Et le palais d'azur et d'or Reçoit le tribut des chaumières.

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