ULRIQUE ET AMÉLIE
Si Paris venait sur la terre Pour juger entre vos beaux yeux 9 U couperait la pomme en deux , Et ne produirait plus de guerre.
mo&sies MÊLÉES. 3ig
AUX MÊMES
Pardon , charmante lîlric , pardon , belle Amélie : J'ai cru n'aimer que vous le reste de ma vie-j
Et ne servir que sous vos lois ;
Mais enfin j'entends et je vois Cette adorable sœur dont l'Amour suit les traces. (*) Ah ! ce n'est pas outrager les trois Grâces
Que de les aimer toutes trois.
Vers qui accompagnaient une branche de laurier cueillie sur le Wnbeau de Virgile , et. envoyée parla margrave de Bareith au roi de Prusse son frère.
Sur l'urne de Virgile un immortel laurier De l'outrage du temps seul a pu se défendre ; .
Toujours vert et toujours entier.
Je voulais le cueillir, et n'osais l'entreprendre. Prévenant mon effort , je l'ai vu se plier ,
Et cette voix s'est fait entendre :
Approche , auguste sœur du rivai d'Alexandre ; Frédéric de ma lyre est le digne héritier :
J'y joins un nouveau don que lui seul peut prétendre ; Déjà son front par Mars /ut cinq fois couronné; Qu'aujourd'hui par ta main il soit encore orné Du laurier qu'Apollon fit naître de ma cendre*
(+) Madame la margrave de Bàrcith,
C'XLL
Sur le départ du roi de Prusse, de Potsdam pour Berlin.
Je vais donc vous quitter, 6 champêtre séjour, Retraite du vrai sage, et temple du vrai juste;!
J'y voyais Horace et Salluste; J'étais auprès d'un roi , mais sans être à la cour. U va donc étaler des pompes qu'il dédaigne , D'un peuple qui l'attend contenter les désirs ; Il va donc s'ennuyer pour donner des plaisirs. Que j'aimais l'homme en lui ! Pourquoi faut-il qu'il règne ?